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Bruges de nuit

Petit week-end à Bruges, ville ayant conservé son look médiéval. Ville aux airs de carte postale. «Un exemple exceptionnel d’habitat médiéval ayant bien conservé son tissu urbain historique tel qu’il a évolué avec les siècles et où le bâti gothique d’origine fait partie de l’identité de la ville», selon  ce qu’on peut lire sur le site de l’UNESCO. L’organisme a inscrit la ville sur sa Liste du Patrimoine mondial qui comprend, au moment d’écrire ces lignes, 911 endroits à travers le monde.

En plus de ce titre prestigieux, celle que l’on surnomme La Venise du Nord réserve mille et un attraits à ceux qui la visitent. Certains plus touristiques – économiquement parlant  et- d’autres, mes favoris, juste beaux.

On peut entre autres dire que l’industrie de la calèche se porte très bien dans la ville:

Je crois qu'au cours du week-end, j'ai vu plus de calèches que de voitures en marche...

Tout comme le commerce de la frite, de la dentelle et de la gaufre:

Le commerce de la bière et du chocolat aussi. La bière, je l’ai bue plutôt que de la photographier. Parce que si une image vaut 1000 mots, le goût de la bière belge vaut, quant à lui, 1000 images. Et perdue dans le plaisir de savourer mes bières, je n’ai pas pris 1000 photos.

Je me reprends donc sur le chocolat. Il y en a de toutes les sortes et pour tous les goûts. Des figurines de Noël, des truffes, des petits carrés/ronds/losanges/rectangles fourrés à plein de trucs – de l’avocat au champagne en passant par le nougat -, des asperges pour ceux qui trouvent qu’ils ne mangent pas assez de légumes…

… ou encore des seins, cadeau idéal à offrir aux papas (c’est, comme vous pouvez voir, ce sur quoi ils basent leur marketing).

Bruges, offre aussi de jolies promenades.

Près des moulins…

…en ville…

…toujours en compagnie d’amis touristes et de l’amie pluie.

L’amie pluie, je me doutais un peu qu’elle nous accompagnerait tout au long du week-end. Déjà pendant le voyage en train, le paysage laissait présager une humidité certaine:

M. Paul: Pauvres chevaux! Ils pataugent dans un pré qui a l’air d’un marécage. Sont tout trempés!

Karine: Ben non! On est en Belgique. Tu me l’as dit toi-même: il pleut tout le temps, alors ils sont habitués. T’as pas vu? Ils ont tous leurs petits savons et ils en profitent pour se doucher.

Quand il est question de tourisme et de voyages, on sauve le jeu comme on peut…

Et puis après tout, je les connais ces villes-là. Le jour, elles laissent leurs touristes se bousculer pour les regarder et les bombarder de photos. Elles font simplement les belles, tout en prenant soin de cracher une petite pluie sur la tête des gens pour s’amuser. Coquines.

On ne peut pas vraiment leur en vouloir: vu de haut, c’est vrai que ce doit être rigolo de voir tous ces parapluies de touristes s’entrechoquer. C’est ce qu’on appelle de l’extreme umbrelling. Un sport qui nécessite une bonne dose de technique, de force, de stratégie et, parfois, un peu de mauvaise foi.

Mais au risque de me répéter, je connais ces villes-là. C’est pour cette raison que samedi, vers 15h, les pieds bien mouillés dans mes chaussures inondées, j’ai déclaré à M. Paul que je rentrais à l’hôtel me sécher. Mon but caché: être reposée et me faire sécher les orteils pour la soirée.

Parce que c’est la nuit que les villes comme Bruges déploient leurs plus beaux charmes. Quand tous les touristes sont rentrés, épuisés par les durs combats de la journée, Bruges dénoue ses cheveux, revêt sa robe médiévale brumeuse et se pare de ses merveilleux bijoux lumineux. La voilà prête à se laisser admirer et immortaliser.

Constatez par vous-même, voir Bruges de jour ou de nuit, c’est vraiment le jour et la nuit:

On a eu droit à un shooting (presque) privé:

P.S. Je suis là à dire que «Je connais ces villes-là» et suis très heureuse d’avoir vu juste. Mais je dois avouer qu’avant de lire les nouvelles, j’étais loin de me douter qu’au fond, nous avons vraiment été chanceux de pouvoir prendre ces belles photos en marchant dans une Bruges toute douce et calme, samedi soir. Parce que certaines villes de Belgique ont reçu tellement de pluie cette même nuit, qu’il y a eu deux morts ! 😦

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Farandole de souvenirs niçois à la MissK

Les souvenirs sont comme des petites farandoles improvisées dans ma tête. Suffit qu’il y en ait un qui y «poppe» et se mette sous les projecteurs de ma mémoire pour qu’un autre ose ensuite le prendre par la main et sorte à son tour. Ce dernier en entraîne un troisième, puis un quatrième… Tout un spectacle. Je les (re)vois, les (ré)entend, les (re)sent à tour de rôle. Ou pas. Parce que lorsqu’ils réalisent le plaisir que je prends à les revivre et qu’ils sentent que le quotidien kidnappera sous peu mes pensées, il arrive parfois que les plus audacieux (et/ou show-offs), stimulés par la crainte de tomber dans le fossé de l’oubli, se bousculent à l’entrée de la scène du mémorial animé et provoquent un gros fouillis de confusion.

Parenthèse. C’est rigolo parce que – curieuse de nature – j’ai eu envie de voir d’où venait le terme farandole. Eh bien, Wikipedia m’annonce qu’il viendrait justement de la région de Nice: «The farandole is an open-chain community dance popular in the County of Nice, France.» Fin de la parenthèse.

La dernière farandole du genre a paradé sur les paroles de Bonnie Tyler. Je vous ai déjà parlé de Nice. Mais ce que vous ne savez pas encore, c’est qu’à chaque fois que je suis allée visiter ma chère Lydice de Nice, j’en ai profité pour découvrir d’autres villes de la Côte d’Azur. Antibes, Monaco, Cannes… Et d’autres coins dans les terres aussi. Parce que prise d’une envie folle de montagne, je me suis même tapé 4 heures de route (enfin… comme c’était en compagnie de Lydie et M. Paul, ça a tout de même été 4 heures sympas! :-)) pour pouvoir faire une petite randonnée dans un sentier des Gorges du Verdon.

Prêts pour une farandole en images?

Ça commence avec le Verdon. On a dormi à Aiguines dans un charmant B&B où M. Paul était déjà allé lors d’un précédent voyage d’escalade.

Situé à l'entrée des Gorges du Verdon, le village d'Aiguines est fort sympathique!

Le charmant village a un beau château (ma tantirelirelire...) au toit en tuiles et un ancien lavoir, aujourd'hui sous-utilisé. Allez comprendre pourquoi! Pffff 😉

Qui a mangé la tête à la tortue?

Au petit resto du village où nous avons soupé (tout comme Brel, mais pas le même jour ni la même année...), j'ai goûté ce que je crois bien être la meilleure sauce au chocolat de profitéroles au monde! J'ai failli me lever et aller lécher le bain-marie.

Après une bonne nuit de sommeil, nous étions fin prêts pour une petite rando dans les Gorges. Chemin faisant, nous avons croisé un ami:

On l'a invité à nous accompagner, mais il a décliné notre invitation.

Une petite bruine a arrosé notre rando sans toutefois altérer la beauté du paysage et le turquoise de l’eau… C’était une rando à l’envers: on a descendu à l’aller et remonté au retour.

Voyez comme je semble ébahie par le paysage!

Sur le chemin du retour, nous sommes arrêté boire un thé à Moustier Sainte-Marie, célèbre entre autres pour sa production de faïence et son étoile dorée, qu’on ne voit malheureusement pas sur ces photos. En revanche, j’ai attrapé le char noir du village en pleine séance d’observation des touristes.

C'est ce qu'on appelle un «village-carte-postale»...

Plus près de la côte, je suis aussi allée passer une soirée à Antibes avec Lydie. Son oncle et sa tante qui y habitent nous ont reçu à dîner. Souper. Manger, quoi. C’est très joli Antibes et un peu moins axé «touristes» que Nice.

À hauteur d'Antibes, la mer était toute calme ce soir-là...

Le Verdon et Antibes, je les ai vus en 2009. Plus récemment, au cours de mon second passage (mars 2010), je suis allée faire un tour du côté de Monaco. Un tour rapide: on a roulé le circuit de Monaco en voiture et on est repartis. On a roulé tellement vite que je n’ai pris aucune photo 😉 Oui, je sais… Mais c’est que nous venions de nous accrocher pieds et lentilles plus longtemps que prévu à Èze et que nous devions ensuite filer à Cannes, où une suite – dont nous avions inopinément hérité – nous attendait. La grosse vie sale, quoi. Ce la dit, en toute honnêteté, nous n’avions même pas prévu passer une nuit à Cannes au départ. Je voulais aller y faire un tour, m’y promener un brin, mais sans plus. Je pensais passer le week-end entier dans un superbe All Season à Nice. La grosse vie sale s’est organisée à la dernière minute. Au cours d’une petite fête chez Lydie, j’ai fait la connaissance de quelques copains du coin dont un gérant de plusieurs hôtels. Parle parle, jase jase, il a insisté pour que je profite de la suite d’un de ses hôtels. Avouez que ça aurait été dommage que je me prive d’une telle vue sur Cannes:

Des fois, suffit d'être à la bonne place au bon moment pour profiter d'une belle vue 🙂

Mais revenons à Èze. Je comprends que Bono ait décidé de s’y installer. Niché tout en haut d’une falaise, le village historique a un aura médiéval on ne peut plus charmant et offre un panorama d’une beauté presque trop parfaite.

Le jaune de l'église baroque Notre-Dame de l'Assomption se marie parfaitement bien au bleu du ciel...

Pudique, le paysage?

*grande respiration*

J'ignore pourquoi, mais ce damier géant me semble tout droit sorti d'un livre d'Agatha Christie. Ou d'une partie de Clue. Où est Poirot? Au bar avec le Colonel Mustard?

*grande respiration bis*

Nous étions quelques touristes (!) à profiter d'Èze, cette journée-là... J'ai dû faire preuve de patience pour avoir la photo du haut. Celle du bas est plus représentative... 😉

Trois aventurières urbaines à la poursuite des (nombreux) plaisirs de la France!

Il n’y a pas longtemps, je suis allée voir une diseuse de bonne aventure. Je vous en ai parlé ici, vous vous souvenez? J’y suis allée pour passer un moment avec ma copine Marie-Hélène et suis ressortie de là le sourire aux lèvres, le coeur léger et les mains pleines de café frais moulu.

Mme Selda ne m’avait dit que des trucs encourageants et agréablement intrigants tout en me surprenant à quelques reprises en glissant adroitement certaines vérités à mon sujet (fait vécu ou trait de caractère) en cours de monologue.

Ce soir-là, je suis donc rentrée à la maison requinquée mais tout de même prête à laisser s’envoler un à un ses propos que je n’avais pas pris en note contrairement à ses autres clientes. Toutes les «parrrrooooles, parrrrooooles, paroooooles» de Mme Selda sur mon avenir sont donc aussitôt sorties de ma tête pour s’éparpiller dans le ciel de Paris.

Pourtant, il y a quelques jours, la voix de Selda prononçant certains de ces mots a résonné dans ma tête: « Projet. Voyage. Beaucoup de voyages. Boulot jour et nuit. Rencontres. Tout plein de rencontres. Plaisir »… Ça s’est passé quand j’ai réalisé que le projet Espadrille et Champagne 2010 / 3 filles en France allait VRAIMENT voir le jour. Et que j’étais donc VRAIMENT sur le point de retourner vivre la France quelques semaines avec deux filles complètement géniales (Marie-Julie Gagnon et Gina Desjardins).

Moi qui ai voyagé avec un compagnon masculin (que j’adore) au cours de la dernière année, ça me fera tout drôle de ne pas avoir à dire «Je te paie une bière à la brasserie et je te jure que ce ne sera pas long» en guise de négociation quand je spotterai ZE boutique :-)!

Cela dit, vais-je donc me mettre à croire les propos des madames qui disent lire l’avenir dans le marc de café, les lignes de la main ou les boules de cristal? Peut-être pas à ce point-là non plus… 😉

Puis peu importe après tout… Parce que l’important en ce moment, c’est: QUEL MAGNIFIQUE PROJET!

Partir à la conquête des nombreux plaisirs de la France (shopping, gastronomie, vins, spas, châteaux, histoire avec un grand H…) avec deux copines… Mais surtout, avoir la chance de pouvoir partager toutes nos aventures et nos découvertes – en mots, en vidéos et en photos – avec vous tous!

Comment? En bloguant quotidiennement ainsi qu’en twittant et en facebookant nos coups de coeur et nos p’tites et grosses folies LIVE (je nous vois déjà toutes les 3 essayant en vain de fermer le coffre de la voiture suite à une explosion soudaine du nombre de paires de chaussures dans nos bagages…). Le blogue et le compte Facebook seront bientôt en ligne mais vous pouvez déjà nous suivre sur Twitter: @3FillesEnFrance

C’est comme si nous emmenions chacun d’entre vous dans nos valises et sac à dos, mais au lieu d’être coincés entre deux paires de chaussures, voire 45 en fin de périple, vous pourrez vivre nos(vos) aventures à votre propre rythme au bureau, dans le métro ou encore bien installé dans votre fauteuil préféré.

Si ce beau projet peut voir le jour pour une deuxième année, c’est grâce à la super-équipe d’Espresso Communication (conception + réalisation du projet) et d’Atout France, l’agence de développement touristique de la France (anciennement appelé «Maison de la France») qui en est le producteur.

Quant aux contenus, eh bien c’est Marie-Julie, Gina et moi qui nous en occupons de A à Z. Et comme le dit si bien Marie-Julie dans un récent billet: «Ne vous inquiétez pas pour notre intégrité journalistique, ils sont déjà au courant que nous allons être trèèèèès critiques envers tout ce champagne qui coulera à flot… LOL Plus sérieusement, c’était l’un des critères pour que j’accepte le contrat [moi itou!] : n’avoir aucune obligation par rapport au contenu. (Je sens nos producteurs frémir d’horreur à l’idée que nous puissions détester le château de Versailles… Houuuuuu!)»

Nous sommes d’ailleurs en mode «recherches intensives» de générateurs de contenus potentiels actuellement (lire activités, restos, boutiques, musées, spas, endroits à ne pas manquer, visites culturelles, historiques, personnes ou personnages à rencontrer, etc.). Nous savons que les choix seront difficiles à faire… Mais nous voulons vraiment rassembler un maximum d’infos sur les 7 villes que nous allons visiter: Paris, Versailles, Reims, Grenoble, Rennes, Le Havre et Lille.

Vous avez des suggestions, des coups de coeur, des musts qui vous poppent en tête? GO! Vous pouvez nous les communiquer dès maintenant sur le compte Twitter de @3FillesenFrance ou nous écrire directement sur nos comptes FB persos et nos blogues.

Et si jamais l’idée du siècle vous vient en tête alors que nous serons déjà parties, GO aussi! Parce que nous serons toujours branchées et vous répondrons quasi en direct (sauf si nous sommes dans une boutique de chaussures ou chez un caviste… dans ces cas-là il pourrait y avoir un délai)! Vive les médias sociaux!

C’est donc un rendez-vous, fin avril, sur le site www.espadrillesetchampagne.com! En attendant, si j’étais vous, j’irais revoir les capsules de l’année dernière, qui mettent en vedette Isabelle Marjorie Tremblay et Nicolas Saint-Cyr. De quoi nous et vous mettre l’eau à la bouche! Et n’oubliez pas de nous suivre sur Twitter!

Vous ne pouvez imaginer à quel point j’ai hâââââââte!!! Mais avant que nous ne nous envolions vers la Ville Lumière – notre premier arrêt – et que nous y sabrions le champagne – la 1ère de plusieurs bouteilles… LOL – il nous reste pas mal de boulot de préparation et de planification à faire pour notre/votre voyage !

Alors comme le disent si bien mes amis Français: «À tout’»!

P.S.: Pour les relations de presse à propos d’Espadrilles et champagne, contactez Mélanie Paul-Hus: melanie.paul-hus@franceguide.com / 514 288-2026, poste 225. Merci!

Paris illumine MissK

C’est Noël ! Je serai donc bientôt à Montréal… les deux pieds dans la neige, le nez congelé, les joues rouges et la bouche qui fait des p’tits ronds blancs en expirant… C’est le (beau) prix à payer pour passer les Fêtes en famille et entre amis 🙂

Nous savons tous que Dame Nature est généreuse… de nature. Aussi, s’est-elle empressée de faire tomber quelques flocons sur Paris, question que je me réacclimate tout en douceur…

Neige sur Paris

Petit tapis blanc (éphémère) sur Montparnasse...

Toutefois, puisque la neige, si discrète soit-elle, a un effet paralysant et congestionnant sur Paris, Dame Nature ne s’est permis qu’un tout petit oasis de blancheur entre deux jours de pluie.

Eh, oui… Décembre ici, serait plutôt gris si la Ville Lumière n’avait pas décidé d’honorer son nom. Parce que pour contrer cette grisaille, Paris met tout en oeuvre pour briller de mille feux dans tous ses quartiers. C’est l’événement Paris illumine Paris. Ces dernières semaines, j’ai donc fait quelques ballades nocturnes à travers la ville, question de bien en profiter. Je vous propose de refaire quelques trajets en photos…

Vous venez ?

En plus de leurs superbes vitrines, le Printemps et les Galeries Lafayettes se sont parés de leurs plus beaux bijoux lumineux !

Miam !

Tout près des grands magasins, il y a aussi l'Opéra Garnier. Magnifique, non? Sans compter qu'avec l'aide d'une statue, j'ai pu y décrocher la lune...

Un peu plus bas, place André Malraux, j'ai pu voir des beaux des sapins, rois des bouteilles recyclées.

La cour avec la pyramide du Louvre a son p'tit charme ainsi éclairée... Quant à la grande roue de la Concorde, pour la saisir ainsi au centre de l'arche, j'ai dû traverser un trafic de parisiens plutôt mécontents de me voir dans leur chemin (les klaxons en témoignaient) pour me rendre au centre du rond-point du Louvre. Bah... Ça valait la peine et ça leur a donné une nouvelle raison de râler pour faire un peu changement... 😉

Quand j'ai pris la photo, le petit monsieur se tenait ainsi, au milieu de la rue, depuis déjà plusieurs minutes... Je ne sais pas s'il y a passé la nuit...

Quand je suis passée, le «petit» monsieur se tenait ainsi, au milieu de la rue, depuis déjà plusieurs minutes... L'histoire ne dit pas s'il y a passé la nuit...

Enfin ! Je suis souvent passée devant cet Intimi'thé, l'une de mes premières trouvailles calembourlesques de Paris, sans jamais avoir mon appareil photo avec moi. Le voici maintenant immortalisé !

Je crois que j'aurais pu passer la nuit sur le pont, perdue dans mes pensées... et dans les lumières !

On a choisi des teintes de bleu pour Notre-Dame et l'Hôtel-de-Ville... C'est vrai que ça s'harmonise parfaitement avec leur teint.

Ce soir-là, j'ai aussi vu tout plein d'étoiles !

Montmartre et son Moulin Rouge... en feu 😉

La butte de Montmartre est vraiment charmante sous cet éclairage tamisé... Avec ma musique dans les oreilles, j'avais l'impression de marcher dans un nouveau pays des merveilles...

La Basilique du Sacré Coeur qui surplombe Montmartre depuis la fin du XIXe siècle.

Au cours des dernières semaines, j'ai aussi eu la visite d'un de mes oncles. Nous sommes allés célébrer son anniversaire dans un petit resto qui m'avait été recommandé par un ami. Pour sa cuisine, mais aussi pour sa vue. Vous voyez ?

Joyeuses Fêtes à tous !

Comment se mettre un air de rumba dans la tête à Amsterdam

Mon cerveau est ainsi fait qu’un mot et/ou une phrase entendus et/ou aperçus suffisent à démarrer, sur mon gramophone céphalique, l’une des nombreuses chansons qui se stockent quotidiennement dans ma mémoire depuis maintenant 32 ans.

Ma récente escapade à Amsterdam a entre autres automatiquement déclenché un peu de Brel et de Leloup dans mon mini juke-box perso. Des tounes auxquelles je m’attendais. Mais la capitale des Pays-Bas a aussi réussi à me faire siffler un air de rumba bien connu, chose à laquelle je ne m’attendais pas vraiment.

Je pourrais vous raconter comment ça s’est passé, mais puisqu’on dit qu’une image vaut mille mots je vais laisser la photo que j’ai prise vous raconter :

chipsy_king

Bamboleo, bambolea... Porque mi vida, yo la prefiero vivir asi... Bamboleo, bambolea...

Et pour ceux qui n’ont pas compris ou ceux qui ont envie de danser le bamboleo :

Oh, et tiens… Tant qu’à y être, un peu de Brel aussi:

Et pour ceux qui ont envie de savoir pourquoi Isabelle est allée r’voir les toxicos à Amsterdam, voici Leloup:

P.S. Je tiens à préciser que par respect pour mes pairs, je ne partage pas illico tous les airs qui dansent gaiement dans ma tête. Parce que mon répertoire est vaste et varié et je crois que ça pourrait causer des divorces d’amitié… 😉

Surf’n’Turf aux parfums de calembours…

Bon, ça y est j’ai la piqûre. Ça me fait exactement le même effet que quand j’achète le cadeau d’un proche à l’avance: j’ai juste envie de le lui donner… «drette là». Autant je peux me conditionner à être patiente devant les cadeaux qu’on m’offre (patiente avant de l’ouvrir… mais je me lance un défi de le deviner avant le jour J par contre… et entre vous et moi, j’ai un excellent score au jeu des devinettes!). De quoi elle parle vous demandez-vous? Des calembours. J’en ai en banque, certes, mais comme je débute ma collection, elle n’est pas aussi volumineuse que la collection de macarons que j’avais à 5 ans…! Pourtant, j’aurais envie de tous vous les montrer MAINTENANT!

Mais je vais me retenir.

Je vais y aller à petite dose. Alors comme ici c’est bientôt l’heure de manger, je vous propose un Surf & Turf sauce Montreuil.

Montreuil, c’est le nom de la rue à côté de chez moi. C’est là que viennent tout juste d’ouvrir deux nouveaux commerces calembourlesques!

L’un vendant des produits de la terre:

Je ne peux m'empêcher de penser «Allimentaire, mon cher Watson» chaque fois que je passe devant. Mais bon... je sais qu'elle n'est pas drôle... j'assume ;-)

Je ne peux m'empêcher de penser «Allimentaire, mon cher Watson» chaque fois que je passe devant. Mais bon... je sais qu'elle n'est pas drôle... j'assume 😉

L’autre de la mer:

L'histoire ne dit pas (encore) qui a choisi le nom - «chéri», «chérie», «belle-maman» - ni... pourquoi ;-)

L'histoire ne dit pas (encore) qui a choisi le nom - «chéri», «chérie», «belle-maman» - ni... pourquoi 😉

Oh, et tant qu’à être sur la rue Montreuil… Un peu plus bas, il y a aussi ce bar à vins:

Ce n'est pas un jeu de mots, mais je ne peux m'empêcher de sourire quand je passe devant. D'ailleurs, il me semble que le nom collerait davantage à un «bar à bières» qu'à un «bar à vins»... non?

Ce n'est pas un jeu de mots, mais je ne peux m'empêcher de sourire quand je passe devant. D'ailleurs, il me semble que le nom collerait davantage à un «bar à bières» qu'à un «bar à vins»... non?

Allez hop! Je repars à la conquête des jeux de mots, appareil photo en mains. Je m’en vais manger au Poisson Rouge ce soir. C’est rigolo parce qu’à Montréal, j’aimais beaucoup le petit resto qui porte ce nom près du Parc Lafontaine.

Nostalgie… (oui, oui… sortez les violons! Et, tant qu’à y être, pourquoi pas les kleenex? :))

15km de marche au gros soleil… au nom de la Gehryfolie!

Samedi matin, tard. Je saute hors du lit. Toutes les fourmis parisiennes ont colonisé mes jambes pendant la nuit. Elles veulent connaître Gehry. Elles ont même pris soin de convoquer M. Soleil et Mme Mercure qui se sont tous deux mis sur leur 31. Étincelants! Chouette! Parce qu’on a rendez-vous à l’autre bout de la ville!

M. Paul, qui souhaite simplement profiter du beau temps, peu importe comment, n’est pas trop difficile à convaincre. Allez hop! Sophie Calle nous attend. Elle attend notre «COUCOU», en fait, dans le téléphone-fleur de Gehry.

La solution rapide (et facile) aurait été de prendre le métro. Mais vous connaissez la chanson de camp de Scouts et Jeannettes: «Les fourmis marchent une par une, hourra…. HOURRA! Les fourmis marchent une par une, hourra, HOURRA!…»? Les fourmis ne prennent pas le métro… J’ai donc convaincu M. Paul que marcher les 15km qui séparent notre charmant petit (lire «TRÈS petit») appartement du pont Garigliano ferait de notre journée une expérience inoubliable et ô combien agréable. Après tout, il fait beau, il fait chaud…. et on est à Paris! Que demander de plus? Une bière? Oui, on en a pris une Place de Catalogne, dans le 14e. En chemin…

On est donc partis de Place de la Nation vers 14h (oui, je suis sortie du lit VRAIMENT tard…) bien décidés à traverser la ville en quête d’une dose de Gehryisme. On est donc passé devant Gare de Lyon qui est tout de même plus sexy que notre terminus Berri-UQAM, à mon avis:

L'une des nombreuses gares de Paris...

L'une des nombreuses gares de Paris...

Un peu plus loin sur le boulevard Diderot et dans les rues avoisinantes, les policiers s’affairaient à bloquer la circulation aux voitures. Une voix amplifiée par un haut-parleur scandait des slogans solidaires dénonçant entre autres le travail le dimanche. C’est en arrivant sur le Pont d’Austerlitz qu’on a compris, comme ces quelques clichés en témoignent, que les participants à la journée de manifestations annoncée du 13 juin étaient rendus ici dans leur parcours:

La manif battait son plein près du Jardin des Plantes!

La manif battait son plein près du Jardin des Plantes!

On a donc piqué à travers le Jardin des Plantes, question d’essayer de les semer. Avec succès. Quelques rues plus loin (et une bière ingurgitée), la densité de population s’est avérée toutefois encore plus forte, nous bloquant dans notre élan. Non pas une nouvelle manifestation, mais plutôt une brocante. J’ai parlé à mes fourmis et d’un commun accord, on a ralenti un peu. De toute façon, M. Paul avait un petit creux. On est arrêtés à la fromagerie…

Voyez le beau comptoir de fromages... Mais il semble que ce ne soit pas ce dont M. Paul avait envie... Il devient gâté... ;-)

Voyez le beau comptoir de fromages... Mais il semble que ce ne soit pas ce dont M. Paul avait envie... Il devient gâté... 😉

…mais non. Ce n’était pas tout à fait ce dont il avait envie.On est donc allés à la boucherie, quelques rues plus loin. C’est là qu’il a trouvé son compte avec un espèce de chausson poulet, piments et tomates. Froid par contre. Il l’aurait préféré chaud… Cela dit, ça lui a donné l’énergie pour continuer jusqu’au pont.

L'homme avait l'âme carivore en ce 13 juin 2009...

L'homme avait l'âme carivore en ce 13 juin 2009...

Arrivée devant la «CHOSE», j’ai été un peu déçue par les graffiti. J’aurais souhaité que l’oeuvre de Gehry soit intacte. N’empêche, à mon goût de «fan», elle reste tout de même très jolie. Tant qu’à être sur place, j’ai attendu un bon moment, au cas où Sophie appellerait…

La cabine-fleur a poussé en plein centre du pont Garigliano.

La cabine-fleur a poussé en plein centre du pont Garigliano.

Sur le téléphone, un mot de l'artiste nous indique qu'elle seule connaît le numéro et qu'elle appellera de temps en temps...

Sur le téléphone, un mot de l'artiste nous indique qu'elle seule connaît le numéro et qu'elle appellera de temps en temps...

… en vain. Mais je me dis que ce n’est que partie remise. Après tout, l’artiste derrière l’exposition Prenez soin de vous, qui avait été un succès entre autres à Montréal, doit être très occupée avec ses installations actuelles et à venir, un peu partout à travers le monde (à Paris, entre autres, elle est de l’événement Elles@centrepompidou, artistes femmes dans les collections du Centre Pompidou)

Vous pouvez tout de même constater ma persévérance… Je ne lâche pas facilement le morceau… surtout après 15km de marche!

Allo? Y'a quelqu'un?

Allo? Y'a quelqu'un?

Sophie? Mlle Calle?

Sophie? Mlle Calle? Bon ben... on se reprend?

N’empêche, ce fut une autre superbe journée à classer précieusement et délicatement dans le petit tiroir de mon cerveau étiqueté «Vie parisienne, 2009-….». Avec une mention spéciale «Hommage aux fourmis».


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