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Oui, chefs!

Ça fait maintenant un peu plus de trois mois que j’ai quitté la France, ce pays où l’expression «écartade culinaire» est synonyme de «fruits et légumes frais et sans sauce»… Ce pays aux nombreuses (et crémeuses) richesses gastronomiques. Le mot-clef étant, vous vous en doutez, «richesses»…

Cela dit, on n’y mange pas toujours bien (M. Paul en a glissé un mot ici, soulignant qu’en bas de 20 euros, c’est souvent décevant; et moi j’avais parlé des hauts et des bas de mes papilles à Paris ici). Et puis mon tour de taille et sa copine culotte de cheval n’ont pas nécessairement apprécié la pénurie chronique de fruits et de légumes plain dans les cuisines et les assiettes. Je dois tout de même avouer que pour moi, c’est pendant cette année passée en France que le mot «saveur» a pris tout son sens – à plus d’une reprise. En plus de prendre tous mes sens par surprise.

Je me rappelle cette soirée mémorable (et pour moi et pour mes papilles), passée au restaurant Ze Kitchen Galerie, les repas de bulots pris au bord de la mer dans le Cotentin ou encore le festin de fruits de mer du HavreCelui de Barfleur… La fois où j’ai dit «non» à George Clooney

Bon. STOOOOOOOOP. Désolée. Quand je me laisse emporter dans mes souvenirs, j’ai tendance à prendre le large. Je ne voulais pas vous parler des délices de la France aujourd’hui. Je veux plutôt m’attarder sur de savoureux moments made in Québec.

Parce qu’après avoir suivi à distance les escapades gourmandes des foodies de mon pays (merci, chères blogueuses!), j’ai maintenant la chance de renouer à mon tour avec les plaisirs gastronomiques d’ici.

Et depuis mon retour, j’ai eu droit à quelques plaisirs, dont: manger un délicieux lapin BBQ (préparé par le chef Danny St-Pierre) en robe de chambre au bord de l’eau avec les copines; passer une soirée explosive avec Avocado; et jaser un brin avec Jérôme Ferrer, le chef du restaurant Europea, après avoir écouté ses conseils dans le cadre d’un court atelier, disons, semi-privé.

À défaut de pouvoir vous faire goûter, je vous invite à regarder…

1. Mini-atelier avec Jérôme Ferrer au restaurant Europea

Le but de cet atelier où j’ai eu la chance d’enfiiiiiiin rencontrer «en vrai» la charmante Charlotte alias Calliope27 et de revoir la non moins sympathique Gabrielle de pretextes.ca, c’était de faire connaître un nouveau produit lancé par Knorr (Bouillon style maison) et de lancer un concours qui se terminera le 12 septembre. Le prix: un voyage à Londres au cours duquel le gagnant passera une journée en compagnie du chef Marco Pierre White. Si vous avez envie de tenter votre chance, tous les détails sont ici.

Jérôme Ferrer et Marie y ont cuisiné un sauté de poulet au citron et brocoli (vous trouverez la recette ici) et un risotto aux citrons confits auxquels on a goûté. Deux recettes rapides, qui semblent faciles à faire (je vous avoue que je n’ai pas encore eu le temps d’essayer) et pas mal du tout!

Petite portion du sauté de poulet. En bas, vous voyez la main et la fourchette de Gabrielle que je remercie d'avoir patienté le temps de prendre quelques clichés 😉

Le risotto aux citrons confits avec une petite chip de parmesan.

Petites bouchées sucrées pour terminer la dégustation en beauté (rassurez-vous, elles ne sont pas à base de bouillon maison, celles-ci!)

En pleine action...

2. BBQ (deluxe!) du dimanche au Spa

Tout au long de l’été, c’était l’été des chefs au spa BALNEA! Tous les dimanches, un chef reconnu prenait les commandes du BBQ pour préparer une de ses créations. Je m’y suis rendue avec Katerine-Lune Rollet et Marie-Julie Gagnon le dimanche 1er août (je vous reparlerai du spa une autre fois… D’ici là, je vous conseille d’aller l’essayer ;-)). Au menu ce jour-là: lapin de Stanstead grillé au miel avec quinoa, pommes et cressons préparé par le chef Danny St-Pierre du resto Auguste de Sherbrooke. Pur délice!

C'est Katerine-Lune qui a pris la photo. J'en reprendrais une bouchée (ou deux) drette-là!

Le chef Danny St-Pierre croqué par Katerine-Lune Rollet

Les filles ont fini sur une note chocolatée avec ce petit dessert déniché au bistrot du spa

3. Soirée explosive avec Avocado!

Le 14 août, c’était l’anniversaire de Katerine-Lune. Le 14 août, c’est aussi la date qu’a choisie Avocado pour faire «popper» son deuxième pop-up! N’écoutant que notre gourmandise et notre envie de passer une belle soirée, nous avons joint l’agréable à l’agréable et nous sommes rendues à la Tour de Lévis où se déroulait l’événement.

C’est quoi ça, un pop-up Avocado? C’est un restaurant furtif qui, le temps d’une soirée, «poppe» quelque part pour créer une expérience gastronomique unique.

Le 14 août, l’endroit choisi – la Tour de Lévis – nous a permis d’être aux premières loges pour apprécier les feux d’artifice de la Ronde (qui n’ont duré que 15 minutes – snif!).

Vous serez déçus, je le sais, mais j’étais tellement occupée à goûter aux petites bouchées qu’on nous a servies ce soir-là que j’ai commis une grave erreur: j’ai oublié de les prendre en photo! Mais je vous laisse lire le menu ici et vous faire votre propre idée. Vous verrez que même les mots peuvent goûter bon :-).

En revanche je vous ai immortalisé la vue que nous avions du haut de la tour et les étincelles qui ont titillé le ciel.

C'est dans cette charmante tour qu'étaient préparées les petites bouchées...

La seule photo de bouffe de la soirée: le tartare de bar...

La vue du haut de la tour, de jour.

Explosions de couleurs sur la ville...

Les feux d'artifice, ça donne toujours une petite 'twist" magique...

Tranche de vie extra lubrifiée et petite balade dans Montréal

Je suis à Montréal depuis quelques jours. Que dis-je? Je suis plutôt à l’Île des Soeurs depuis quelques jours. Chez mon amie MC-au-grand-coeur qui m’héberge gentiment dans son super appart avec vue… sur le très exotique studio Mel’s.

M’héberge est un bien petit mot. «Me prête gentiment son appart quelques jours» serait plus juste. Petite oasis de tranquillité dans ma vie quelque peu mouvementée.

Tranquillité comme dans «loin du centre-ville». (J’en entends plusieurs me dire que «Voyons donc! C’est juste à côté!» Mais moi, je suis habituée d’habiter au coeur de la ville.Ça reste un choc.) «Loin du centre-ville» comme dans «prendre l’auto» ou «attraper l’autobus» pour s’y rendre. Le mot clef de cette phrase anodine étant «attraper». C’est ce que j’ai appris, samedi matin.

J’avais rendez-vous à midi Chez Jose, à deux petits pas de mon ancien chez-moi. Un p’tit comfort café comme je les aime qui, en prime, fait d’excellents sandwichs et des omelettes à la morue à s’pèter la tête sur les murs, comme dirait M. Paul. Si vous venez ou êtes à Montréal, faut au moins passer y chercher une pâtisserie et un café sur le fly.

Un petit café fort sympa dans le quartier portuguais! (notez que la photo date de janvier... Fini (ou presque) la neige à Montréal!

Pour être là à midi, je devais donc attraper l’autobus de 11h04. (Voyons donc! C’est juste à côté! mon oeil). Autobus que j’ai manqué soit parce qu’en changeant l’heure de mon iPhone entre la France et le Québec j’ai échappé 2-3 minutes dans l’océan ou alors, parce qu’il est passé plus tôt que prévu. Toujours est-il que «Zut!». Prochain passage. 11h34. J’ai assez fait «Grrrr» cette semaine, pas question que je récidive ce matin. C’est samedi, il fait soleil, je m’assois dans l’abribus et sors mon livre. Je prendrai un taxi lorsque je serai arrivée en ville pour être à l’heure, c’est tout. Un autobus passe et s’arrête devant moi à 11h25. Mais c’est le #12. Pas le bon. Non. Le bon passe à 11h34 tel que prévu (je n’ai donc peut-être pas égaré de minutes après tout). Passe. Sans s’arrêter. Vlan. Merci beu-bye.

Le prochain est à 12h04. Grrrrr? À peine. Je me lève et retourne chez MC. Pas le choix, pour être à l’heure, c’est d’ici que je dois prendre le taxi. Je google «taxi Île des Soeurs». J’appelle la première compagnie en liste.

– J’aurais besoin d’une voiture à l’IDS, c’est possible?

– Bien sûr, quelle adresse?

– xxx chemin du Golf.

– Ça n’existe pas cette adresse-là.

– Euh… C’est pourtant bien l’adresse ici.

– Non, c’est pas dans mon ordinateur. Ça n’existe pas. C’est un nouvel édifice?

– Euh… non. Mais c’est bien l’adresse.

– Impossible.

– Bon, ben je vais appeler une autre compagnie si vous arrivez pas à trouver mon adresse dans votre ordinateur qui sait tout.

– Comme vous voulez!

Sympathique, la p’tite dame. J’appelle le lien commercial tout en haut de la page des résultats.

– J’aurais besoin d’une voiture à l’IDS, c’est possible?

– Bien sûr, quelle adresse?

– xxx chemin du Golf.

– À quel nom?

– Missk

– Parfait, la voiture sera là dans 5 minutes.

Génial. Ça me rassure sur ma santé mentale (je n’ai pas inventé l’adresse) et sur le fait que je peux encore être à l’heure.

Je profite de ces 5 minutes pour lire au soleil. La voiture arrive. J’embarque, indique ma destination. Le chauffeur ne semble pas être du type loquace. Parfait. Je ressors mon livre. Mes oreilles tendent à tout capter même quand je suis concentrée. Musique, conversations… je capte et réagis (ou non) au besoin. C’est la raison pour laquelle je n’ai pu m’empêcher de sourciller en entendant la voix lointaine du répartiteur dire «Vous allez acheter un tube de KY extra lubrifiant et vous allez le porter à la chambre 234 de l’hôtel Nelligan».

Quoi? Ça existe du KY «EXTRA» lubrifiant? Euh non, c’est pas ça ma question. Quoi? La livraison de KY directement à une chambre d’hôtel fait partie des «autres tâches connexes» des chauffeurs de taxi?

J’avoue que mal pris, je n’aurais quand même pas pensé à appeler un cab pour ça. La réception de l’hôtel, OK. Je me rappelle d’ailleurs cet article du Devoir qui étalait quelques unes des demandes incongrues auxquelles ces maîtres de la débrouillardise ont déjà été confrontés. Comme Pavarotti qui a fait livrer un magasin de chaussures dans sa chambre. Au moins il en a acheté 70 paires… Cette page répertorie aussi quelques demandes inusitées. Bref, j’aurais eu le réflexe d’appeler la réception. Pas un taxi. Mais bon. Ça ne semblait surprendre ni mon chauffeur ni le chauffeur qui a pris l’appel dans la petite radio.

Disons que ça m’a fait sourire et oublier du coup mon viraillage matinal. 25 dollars plus tard, je suis arrivée à bon port avec à peine une ou deux minutes de retard et je me suis agréablement noyée dans un allongé et la conversation entre amies.

Après ces retrouvailles, j’avais prévu aller au cinéma mais le beau temps m’a fait troquer cette activité contre une petite balade dans ma belle ville. En voici quelques coins et quelques moments. Certaines photos datent du mois de janvier, d’autres de cet après-midi.

Bonne visite!

Parmi les trucs que j'adore à Montréal, il y a les magnifiques murales colorées qui ornent de nombreux buildings. Charmant et impressionnant.

Quelques reflets de buildings

Le Parc du Mont-Royal pour se promener; juste en face, le Parc Jeanne-Mance pour s'amuser et le Cinéma du Parc qui me souhaite la bienvenue!

Le soleil veille sur la montagne...

...et les joggeurs ont sorti leur kit d'été!

Ouais... J'aime bien Montréal ;-)

Ouais... J'aime bien Montréal 😉

Montréal, en janvier... de nuit.

Montréal, en janvier... De jour.

Pendant ce temps de janvier, tout en haut du Mont-Royal...

Cartes postales hivernales du Parc Lafontaine.

Besoin d’un break de cerveau?

Vous en avez marre de philosopher sur tous les sujets d’actualités – ou non? Vous rêvez d’échanger votre cerveau effervescent avec celui de votre écureuil préféré pour pouvoir penser uniquement à la prochaine peanut? Vous êtes fatigués de vous échauffer la cervelle, de vous fendre le coeur et de vous assécher la langue à essayer de trouver des solutions à tous les problèmes de la terre, de l’humanité et de votre petite personne? Pas le choix: vous devez mettre votre cerveau à OFF quelques heures.

Pour ce faire, deux options s’offrent à vous si vous êtes à Paris:

1- Une soirée ciné à regarder tous les classiques de Bud Spencer et Terence Hill
2- Aller prendre un café ici:

O'Philos OFF Café, dans le 12e arrondissement de Paris...

Si vous êtes chanceux, vous rencontrerez peut-être Yogi Berra! Discuter avec lui vous fera un bien énorme! Vous pourriez entre autres apprendre que «Ce n’est pas fini, tant que ce n’est pas fini». Ou encore que «L’avenir n’est plus ce qu’il était».

Il y a aussi Jean-Claude VanDamme. Si vous le croisez, il prendra probablement le temps de vous mettre en garde en vous affirmant que «si [vous parlez] à [votre] eau de Javel pendant que [vous faites] la vaisselle, elle est moins concentrée» ou encore que «le talent, ça se travaille, mais ça ne se perd pas.»

Après ce break, vous n’aurez qu’une envie: aller rejoindre les copains au bistrot du coin et régler tous les problèmes de la terre, de l’humanité et de votre petite personne en dégustant un bon vin…!

Ok, mais…

…je serais curieuse de connaître les «si». Parce que si on sait qu’avec des «si» on pourrait mettre Paris en bouteille, il serait légitme de se demander si ces «si»-ci sont vains ? Et jusqu’à que point des «si» vains s’accordent bien avec les mets au menu…

Il avait tout de même l'air bien sympa ce petit resto de Montartre...

Juste à côté de ce resto, se trouve également ce magasin de jouets (ou kidstore pour ceux qui shoppent) :

Perso, les associations de mots «sweet» et «mômes» ou encore «jouets» et «mômes» ne m'inspirent pas l'expression à l'origine du calembour, Home sweet home... Mais comme je n'ai pas d'enfants, mes impressions ne sont que... des impressions. Alors je laisse aux vrais parents le soin de commenter 😉

Le bonheur en images – Tome 1

Hier, une triste nouvelle a assombri ma journée et celle de très très très nombreuses personnes : le décès prématuré, tragique, inexplicable de quelqu’un qui a réussi à écouter son coeur dans sa vie, et à toucher celui de plusieurs, dont le mien. Je ne la connaissais pas beaucoup, ne l’avais même jamais rencontrée «en chair et en os», mais nos rencontres virtuelles et nos échanges par courriel étaient à tout coup débordants de chaude fraîcheur, de légère profondeur, et de pur bonheur. On a entre autres eu de longues discussions sur deux sujets au coeur d’articles que je devais écrire: Partir en solo: fuite ou quête personnelle ? et Qu’est-ce qu’on attend pour être heureuse?. Notre dernier échange remonte à tout récemment, alors qu’elle a partagé une dure tranche de sa vie avec moi, pour un article que je suis en train de préparer… Une tranche de vie qui restera maintenant bien cachée dans mes souvenirs.

Ce matin, au lendemain de la nouvelle, je n’ai qu’une envie…: Mettre en ligne de beaux souvenirs de voyage. Pour dire «MERCI!»… Pour partager toutes ces belles choses que j’ai récemment vues dans le p’tit Cotentin paradisiaque où je suis retournée pour mon anniversaire. Il y en a beaucoup. Alors en voici une première partie…

À mon arrivée au L'Biao, j'ai retrouvé la quiétude que j'y avais laissé lors de mon précédent passage, et je me suis empressée de la revêtir...

À mon arrivée au L'Biao, j'ai retrouvé la quiétude que j'y avais laissée lors de mon précédent passage, et je me suis empressée de la revêtir...

Dans le petit village de Bricquebec, il y a un beau château, une imposante cathédrale, et de la torgueule, un petit dessert local qui ressemble à du pudding au riz à la canelle...

Dans le petit village de Bricquebec, il y a un beau château, une imposante cathédrale, et de la torgueule, un petit dessert normand qui ressemble à du pouding au riz à la canelle...

Petit repas à Barfleur, au gros soleil... La «moule de Barfleur Normandie Fraîcheur Mer, est une moule de pêche d’origine garantie, avec un taux de chair garanti ≥ 25 %, garantie dessablée, intègre et propre.» Mais nous ne sommes pas les seuls à aimer ces moules «garanties». Comme vous pouvez le voir, les pinnothères font tout en leur pouvoir pour remettre la garantie «propre» en question, et s'accrochent bravement à la moule, pour s'y abriter... Pourquoi? Parce que ces petits crabes se nourrissent goulument en nettoyant les branchies de leur hôte! Donc si votre bouchée fait «crouch crouch», vous savez que vous venez de mettre la dent sur un petit crabe téméraire...

Petit repas à Barfleur, au gros soleil... La «moule de Barfleur Normandie Fraîcheur Mer, est une moule de pêche d’origine garantie, avec un taux de chair garanti ≥ 25 %, garantie dessablée, intègre et propre.» Mais nous ne sommes pas les seuls à aimer ces moules «garanties». Comme vous pouvez le voir, les pinnothères font tout en leur pouvoir pour remettre la garantie «propre» en question, et s'accrochent bravement à la moule, pour s'y abriter... Pourquoi? Parce que ces petits crabes se nourrissent goulument en nettoyant les branchies de leur hôte! Donc si votre bouchée fait «crouch crouch», vous savez que vous venez de mettre la dent sur un petit crabe téméraire...

Petit arrêt sur une belle plage en fin d'après-midi...

Petit arrêt sur une belle plage en fin d'après-midi...

Le Cap de La Hague...

Le Cap de La Hague... On ne le voit pas, mais derrière moi, il avait 3-4 couples de mariés venus prendre des photos... Je crois que c'est un endroit de choix pour les albums de mariage... 😉

D'ailleurs... ils semblent avoir une façon typique de décorer les voitures des mariés en Normandie...!

D'ailleurs... les Normands semblent avoir une façon typique et originale de décorer leurs voitures de mariés...!

Cap de La Hague encore...

Cap de La Hague encore...

Je n'étais pas en Blue Jeans sur la plage... mais ma promenade fur magnifique!

Je n'étais pas en Blue Jeans sur la plage... mais ma promenade fut magnifique!

C'est juste beau... L'infini de la terre... l'infini de la mer... les oiseaux qui se font sécher les ailes... le calme... Wow.

C'est juste beau... L'infini de la terre... l'infini de la mer... les oiseaux qui se font sécher les ailes... le calme... Wow.

Le temps d'un instant... En regardant un coucher de soleil, on réalise que le temps n'est pas fixe... et qu'il passe vraiment très vite.

Le temps d'un instant... En regardant un coucher de soleil, on réalise que le temps n'est pas fixe... et qu'il passe vraiment très vite.

Même soleil, autres instants...

Même soleil, autres instants...

...(soupir)...

...(soupir)...

Les hauts et les bas de mes papilles à Paris

Mercredi dernier, grâce à Stéphanie, une autre charmante Québécoise qui a emménagé dans la Ville Lumière, j’ai pu renouer – en partie – avec mes racines: je suis allée chez Schwartz… à Paris! Oui, oui, il y a bel et bien un Schwartz’s à Paris. Non, non, c’est pas une franchise de l’établissement du boulevard St-Laurent de Montréal qui rend les bedons heureux depuis 1928. Non, non, c’est «pas pareil». Mais il y a de la moutarde jaune, des gros pickles à l’aneth, du fromage Philadelphia, des bagels (plus puffy et moelleux à la Gadoua que savoureux et dense à la St-Viateur et Fairmount… mais bon… faudrait pas trop en demander!), et… ben non, pas de vrai de vrai smoked meat tendre et juteux. Plutôt du pastrami coriace. Même couleur, texture différente. Enfin… il y a un petit peu de rose fluo aux extrémités de la viande, mais comme ça ne goûte rien, on ferme les yeux et c’est nickel (j’ai une petite pensée pour mon amie Isabelle qui aime Céliiiiiiiiine en écrivant cet adjectif «français de France»… allez savoir pourquoi). Avec une pincée de mélancolie et une grosse tasse de nostalgie… on s’en accommode. Que dis-je? Avec une pincée de mélancolie et une grosse tasse de nostalgie… on s’extasie.

Sauf quand le serveur – visiblement habitué à servir des Montréalais – nous demande «Pis? Est-ce que c’est meilleur qu’à Montréal?». La question qui tue… celui qui la pose! C’est comme demander à un enfant de 5 ans: «Pis, mon père est-il plus fort que le tien?». Ou à un résident de Québec il y a quelques années (ah, pis encore aujourd’hui, probablement… C’est ce que nous verrons avec la nouvelle série de TVA ): «Pis? Tu trouves pas que les Canadiens sont meilleurs que les Nordiques?» Ou – pour ramener le tout au sujet du jour – à un Français: «Pis le pain de nos boulangers vaut-il celui des vôtres?» Sans rancune pour les boulangers Québécois… Mais j’avoue qu’ici… c’est OUFfement hallucinant pour verlaniser un peu ce billet…

La réponse est définitivement «Non… désolée, c’est vraiment pas meilleur qu’à Montréal». Ce à quoi le serveur réplique «Oui… mais on est plus sympathique et cute que les vieux serveurs de Montréal!» (Notez que je conserve un certain niveau de politesse dans le choix des termes ici…). Bon point. Mais est-ce une raison valable? Mon moi en doute. Disons qu’il trouve l’argument «carte des vins» plus efficace. Parce que bien qu’ordinaire pour Paris, cette carte des vins reste innovatrice pour un Deli  😉 Il y a aussi le gâteau au fromage – auquel je n’ai pas goûté – qui était, selon les dents sucrées à l’estomac sans fond présentes ce soir-là, excellent.

Ma grande déception face à cette soirée qui s’est déroulée un soir de semaine, c’est que le matin avant de partir pour le boulot, je n’ai pas pensé traîner mon appareil photo. Je n’ai donc aucun cliché à vous proposer. Cela dit, je trouvais absurde de vous en parler sans même vous donner une petite idée du look de la place… J’ai donc googlé des images de «Schwatrz’s Paris»… Et je suis tombée sur ce billet du blogue Italians do it Better, Paris sera toujours Paris, hélas.

En le lisant, je me suis dit que je devais être née sous une bonne étoile pour n’être pas encore si mal tombée. Côté sushis, j’avoue que Paris a des croutes (ou des algues) à manger. Je n’en ai trouvé qu’un seul «acceptable» jusqu’à maintenant et j’avoue que, par peur d’être gustativement déçue et monétairement lessivée, je lui reste fidèle quand l’envie me prend: le Planète Sushi de Bastille. En plus, ils ont un p’tit convoyeur qui réveille mon coeur d’enfant et rend le repas d’autant plus savoureux. Et un cook ADORABLE!

Mais je crois qu’une instance suprême a lu dans mes pensées au moment où j’ai songé à ma bonne étoile et a décidé de jouer un peu avec mon destin parisien pour me faire vivre la ville sous toutes ses déconfitures. Comment? En foutant dans mon chemin, vendredi soir dernier, le plus exécrable restaurant que j’aie eu «la chance» de tester depuis mon arrivée. Je tairai le nom parce que je préfère taire les abjections et me concentrer sur les bénédictions… Je dirai simplement, en guise d’excuse pour l’endroit, que l’avoue qu’il est situé près du Panthéon, un coin touristique. On n’aidait pas notre cause. N’empêche, la fenêtre était bien nantie de médailles en papiers octroyées par différents guides et critiques, la dénomination «Bar à vins» semblait admirablement honorée d’un choix de choix énuméré sur l’ardoise et les places libres se faisaient rares.  Honnêtement, ça sentait l’espoir. Mais dès que nous fûmes assis, nous avons compris que cette odeur était un leurre et que nous aurions plutôt droit à un service de type «grouillez-vous qu’on serve d’autre monde».

Bon, ok. Ça va, on commence à y être habitué. On choisit donc notre menu (mais malheureusement, ils ont oublié d’indiquer qu’ils n’ont plus d’onglet de boeuf et M. Paul devra donc se contenter d’une autre partie de l’anatomie bovine) et notre vin. Un super Bourgogne à plus de 35 euros la bouteille.

Puis là, le vrai fun commence. On a d’abord droit au  panier de pain du voisin. Mais ça aussi on commence à y être habitués. Certains serveurs ont la discrétion de passer par la cuisine pour faire semblant de le renouveler le contenu de la corbeille entre deux clients, mais on sait très bien que les bouts de pain se passent de table en table. Classique. Le problème dans ce resto c’est que le pain de notre corbeille jouait à la table musicale depuis le repas du midi, voire de la veille. Il aurait été parfait pour faire des croutons. Même pas besoin de le faire sécher au four!

C’est alors que le super Bourgogne à plus de 35 euros la bouteille arrive… directement sorti du congélateur! J’aime mes vins rouges bien frais. Souvent, je demande même un seau de glace pour qu’ils viennent à point (au grand dam de la plupart des serveurs qui me disent que «ça ne se fait pas»… Mais pour certaines choses, j’ai une tête de cochon…).

Cela dit, dans ce cas-ci, ça nous aurait plutôt pris un seau d’eau bouillante… ou un micro-ondes. Lorsque nous l’avons signalé à la serveuse, elle est allée voir le patron de l’endroit qui a brusquement versé le contenu de notre bouteille dans une carafe  endommagée, attrapée à la volée au-dessus du bar. Deux options: soit il était convaincu que la bouteille était la source directe du refroidissement, soit il croyait que la poussière de la carafe agirait comme un nuage à effet de serre sur le vin…

Malgré tout, à mon avis, la partie la plus difficile à digérer en ce vendredi où M. Paul et moi avions tous deux soif de plaisir et de calme (parce que nous venions de faire une croix sur le bon vin), c’est le pseudo-chanteur, pseudo-guitariste, pseudo-espagno-gréco-italiano-americano-français qui est venu s’installer juste à côté de nous pour prouver à nos tympans que ça peut toujours être pire que ce qu’on croyait. La cucaracha dans le Sud, après 5 rhums et 3 margaritas, ça peut aller. La cucaracha à un millimètre de notre oreille à Paris, un vendredi soir empreint de fatigue et d’exaspération, ça peut pas aller…

Le lendemain, pour nous réconcilier avec la vie gastronomique parisienne, nous avons donc opté pour une valeur sûre: mon cher Planète Sushi! Nous avons d’ailleurs eu la chance d’assister en direct à la naissance d’un nouveau sushi aux allures de pelouses de 3 mois (sans les pissenlits). Exquis. Ce soir là, j’avais prévu le coup et je peux partager quelques clichés de cette soirée…!

Le fameux sushi poilu, né le 29 août 2009.

Le fameux sushi poilu, né le 29 août 2009.

Le petit convoyeur qui rend mon coeur d'enfant heureux!

Le petit convoyeur qui rend mon coeur d'enfant heureux!

Deux écrans plasma nous offrent un magnifique spectacle «en direct de leurs cuisines»...

Deux écrans plasma nous offrent un magnifique spectacle «en direct de leurs cuisines»...

le fidèle cook qui, jusqu'à présent, était sur place toutes les fois où j'y suis allée!.

Le fidèle cook qui, jusqu'à présent, était sur place toutes les fois où j'y suis allée!.

La mauvaise réputation des Parisiens: réelle ou surfaite?

Vous le savez tous, les Parisiens ont mauvaise réputation. Tant à l’étranger qu’auprès de leurs compatriotes régionaux et provinciaux… Suffit de googler «Parisiens» et «réputation» pour se rendre compte que le débat fait rage depuis des lunes. Non seulement la question «Pourquoi les Parisiens ont mauvaise réputation?» a été posée sur de nombreux sites Questions/Réponses (Yahoo, QcTop, Ranska, etc.), mais nombre d’articles – récents ou non – sont aussi directement ou indirectement dédiés au sujet de l’image des Français en général et des Parisiens en particulier.

En 2008, La Cyberpresse a, par exemple, publié un article de l’AP sur les Paris Greeters, ces «Parisiens d’un jour, Parisiens toujours» bénévoles qui se sont donnés pour mission de faire découvrir la ville Lumière aux touristes, comme s’ils étaient leur ami. «J’ai toujours entendu mes amis américains me dire des choses du genre : «Paris est merveilleux, mais pas les Parisiens». Et j’ai toujours voulu y faire quelque chose», a raconté le Greeter Christian Ragil à l’AP.

Bien avant, en mars 2006, le blogue de réflexion politique bretonne Nadoz parlait d’un reportage qui avait été diffusé dans l’émission Ça se discute, sur France 2. Le titre? «Pourquoi les Français ont-ils si mauvaise réputation?» (tiens donc!). Dans un billet du blogue, on peut lire mot pour mot:

On peut classer les opinions sur les Français en 2 catégories :

-pour les pays du Nord, les Français sont : chauvins, bavards, désobéissants, frivoles et inorganisés.

-pour les pays du Sud, les Français sont : snobs, vaniteux et donneurs de leçons.

-en revanche, ils sont d’accord pour dire que les Français sont  froids, malpolis, égocentriques et bons vivants.

L’arrogance est un mot qui est revenu souvent parmi les invités de l’émission :-)) …et une phrase comme : les étrangers adorent la France sans les Français!

3 ans plus tard, il semble que les perceptions soient restées les mêmes et ce tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays… Une récente étude menée auprès d’hôteliers par TNS Infratest pour le compte de Expédia classe les Français au top… des pires vacanciers! Pour les curieux, ce sont les Japonais, les Anglais et les Canadiens qui se retrouvent aux premières loges des «meilleurs». Plus de 4500 hôteliers à travers le monde ont donné leur avis, selon 9 critères qui vont de la propreté à l’élégance en passant par le savoir-vivre et la générosité. Et quels sont les travers des Français selon ces hôteliers? En plus d’être réfractaires aux langues étrangères, ils seraient pingres, râleurs et impolis…

Et si on revient spécifiquement à Paris, un récent article de Reuters titre Paris sourire ou Paris grincheux, le coeur des touristes balance

Et moi mon coeur? Il se dit que c’est difficile de généraliser… Je pourrais dire que selon mon expérience, il y a un «gentil» pour un «chiant»… Deux ou trois gentils, même, certains jours. Les commerçants près de chez-moi, sont tous ADORABLES! Ma boulangère, mon caviste, le petit serveur du bistrot L’Avenue, l’équipe du Café Titon… tous sans exception. Grâce à eux, j’ai toujours une baguette chaude, je bois des vins exceptionnels à petit prix et mon allongé est toujours accompagné d’un sourire. Il y a les serveurs des Galopins, le resto qui se trouve au rez-de-chaussée du bloc où j’habite. Certains rangent leur vélo dans notre locker. Chaque fois que je les croise, j’ai droit à un «Bonjour» d’un enthousiasme… enthousiasmant!

Cela dit, j’ai eu aussi eu de mauvaises expériences. Comme la fois où je me suis aussi fait répondre de laver mon écran d’ordinateur avec de l’eau et du savon sur un ton suffisant par une revendeuse Apple à qui j’avais demandé si elle avait des lingettes sans alcool. Ou la fois où j’ai eu droit à un monologue sur le coût du papier de toilette, du savon à mains et de «l’eau» lorsque j’ai demandé à un sympathique gérant de bar VIDE si je pouvais utiliser les toilettes. Mes yeux jaunes et mon sourire n’ont pas suffi pour le convaincre de l’urgence. Avoir eu 3 ans et demi, je crois que j’aurais fait pipi drette-là, au milieu du bar. Misère! J’oubliais presque la fois où j’ai contacté un dentiste pour une petite urgence. Après m’avoir signifié qu’il partait en vacances le soir même et que son carnet était plus que plein, ce dernier a cru bon de m’expliquer en long et en large la désespérante situation à laquelle doivent faire face les membres de sa profession en France: le système de santé est en chute dans ce pays et tous les spécialistes, dentistes et ophtalmologistes, tous ses amis et collègues, s’expatrient vers des cieux meilleurs, comme les Émirats Arabes Unis. J’ai conclu notre conversation en lui souhaitant «Bonnes vacances! Vous en avez besoin, je crois…». Mais comme vous voyez, ça me fait des trucs à raconter…

Sans compter qu’il y a parfois une justice… Hier, par exemple, M. Paul et moi sommes arrêtés prendre une consommation près du Panthéon. C’était l’heure de l’apéro, mais comme nous étions complètement assoiffés, nous avons commandé une Vittel et un Perrier, «pour commencer». Malheureusement, le regard désapprobateur que la serveuse nous a alors servi (nous ne comprenons d’ailleurs toujours pas pour quelle raison puisque l’eau est plus chère que la bière, anyway!) a coupé notre envie de poursuivre avec autre chose. Quelques minutes plus tard, la «justice» s’est manifestée: alors qu’elle versait le Perrier dans mon verre, la Vitell a glissé hors du plateau avant d’exploser sur le trottoir dans un gros «BOUINK» mouillé. Je n’avais jamais vu un air snob devenir gêné aussi rapidement! C’est magnifique comme effet. Mes sentiments alternaient entre «Bien fait pour toi!» et «Pauvre petite!».

Au chapitre des anecdotes «poches», je m’en voudrais de passer sous silence un autre épisode «resto» qui nous a laissés sur notre appétit, M. Paul, mon amie Marie-Claude (MC pour les intimes) et moi, lors de notre récent passage à Bourgueil dans la Loire. C’était l’heure du lunch alors, dans un élan d’originalité, nous cherchions un endroit où luncher. Une (trop) gentille p’tite dame bénévole à l’Abbaye du village (lire «qui s’ennuie à longueur de journée et accapare tout touriste qui se pointe le bout du nez») nous a suggéré un resto au menu varié et aux prix honnêtes à quelques mètres de l’établissement religieux. «C’est propre», a-t-elle conclu sur un ton de confidence, laissant planer l’idée que tous les restos du coin ne méritent pas tel honneur.

Ah ben si c’est propre, let’s go guys! Nous nous y sommes donc rendus. Dès les premiers pas, on a droit à un accueil froid. Glacial. Il était clair que nous dérangions. Comme la vingtaine de clients attablés d’ailleurs. Le service? Lent et irrévérencieux. Quand MC n’a commandé qu’une entrée de champignons fourrés aux rillettes, la petite serveuse l’a regardée d’un air éberlué accompagné d’un «Juste ça?» bien aigu. Pour peu, elle s’étouffait avec sa salive. Surprise, MC a donc bonifié d’une salade. Ce qui n’aurait pas été nécessaire, l’assiette de champignons étant énorme. Je précise aussi que Paul, le plus affamé des trois. s’est fait servir son assiette au moins une quinzaine de minutes après nous. Mais le clou de repas, c’est sans contredit le morceau de plastique fondu qui trônait au centre de l’un des quatre champignons du plat de MC. Bien visible et bien fondu, il avait pris la forme du champignon. MC n’est pas dédaigneuse mais c’est difficile de laisser passer ça. Lorsqu’elle a évoqué la possibilité d’être compensée par un rabais ou un dessert gratuit, Paul et moi avons crié en coeur (et du fond du coeur): «OUBLIE ÇA!». Mise en garde qui a rapidement été confirmée. Lorsqu’on lui a signifié la chose, la serveuse a regardé le morceau de plastique d’un air «Ben voyons donc! Vous avez jamais vu ça du plastique?» en prononçant une phrase du type «Ça arrive. Voyez: il n’est pas fondu (!!!). Ça a dû tomber après». Puis elle est repartie sans plus de compassion. Voilà pour la compensation… Je serais curieuse de voir ce qu’on nous aurait servi dans un des restos pas «propre»…

Pour finir la rubrique «restos» sur une meilleure note, je tiens à dire que tous les endroits où nous avons soupé au cours de ce voyage, comme La Cale, par exemple, étaient EXCEPTIONNELS! Tant pour le service que pour la bouffe. Et à Paris, pas plus tard que vendredi soir, nous sommes allés dans un petit resto qu’on aime bien sur le bord du Canal St-Martin, La Marine. Même si c’était plus que plein, les serveurs étaient souriants, courtois et la bouffe, excellente.

Alors tout ça pour dire que c’est bien difficile de généraliser… Oui, le matin dans les transports en commun, je sens souvent une tendance à l’individualisme et au «et moi, et moi, et moi». C’est impossible de faire 5 pas sans se faire couper ou bousculer. «Il y a beaucoup de monde» pourrait être une excuse envisageable si je n’avais pas eu l’expérience de la Chine. Là aussi, il y a beaucoup de monde. Mais on sent une cohésion dans les mouvements de foule. Tout le monde suit. C’est rapide, efficace… et plus agréable.

Le métro de Shanghai, à l'heure de pointe, est bel et bien «bondé», mais pas «bordélique»: tout le monde suit son chemin sans se foncer de dans et c'est rapide et efficace. Le seul «hic», c'est que la notion de «bulle» n'existe pas.

Le métro de Shanghai, à l'heure de pointe, est bel et bien «bondé», mais pas «bordélique»: tout le monde suit son chemin sans se foncer dedans et c'est rapide et efficace. Le seul «hic», c'est que la notion de «bulle» n'existe pas, alors on peut se retrouver avec un Chinois dans nos chaussures/souliers 🙂

Pour le reste, je crois que j’ai aussi mon p’tit bonhomme de chemin à faire. Dans une de ses récentes chroniques Choc des Cultures sur Canoë , Marie-Julie citait la journaliste Judith Ritchie: «Pour découvrir Paris, il faut se tenir avec des Parisiens. Il faut sortir de ses habitudes, changer ses repères, ne pas tout comparer et adopter les mœurs d’ici». Je suis entièrement d’accord! Mon but n’est pas de devenir «Française», loin de là, mais d’essayer au maximum de «vivre Paris» et non de «subir la réputation des Parisiens»…

Cela dit, il y a un type de Parisiens auquel je refuse de m’habituer et que je qualifie d’indéniablement chiants et insolents: les MOUSTIQUES PARISIENS! Jamais ils ne m’avaient touchée, préférant se régaler sur M. Paul, avant que je ne tombe enrhumée. Mais dès que je me suis trouvée affaiblie par ce petit virus, vendredi, ils m’ont tous sauté dessus, privilégiant les articulations, les dessous de pieds… les endroits où ça pique plus pour mille et une raisons. Et leurs piqures… piquent! Je ne sais pas si c’est le vin et les fromages qui bonifient leur salive, mais je n’ai jamais ressenti pareilles démangeaisons de toute ma vie! Vive le «Apaysil», la version française et transparente de notre belle calamine rose!


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