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Qu’est-ce qui fait courir MissK?

Ceux qui me connaissent bien savent que dans la vie en général et dans mon quotidien en particulier, j’ai toujours mis les bouchées doubles (sauf, peut-être, lorsqu’il est question de boudin ou de sommeil). Le gym? 4-5 fois par semaine. La montagne? Entre vous en moi, en bas de 1200m, je ne pense pas que ça vaut vraiment la peine… À moins qu’on jogge? Une profitérole? Seulement si elle est géante:

En plus, c'est au resto juste en bas de chez-moi!!!

En plus, c'est au resto juste en bas de chez-moi!!!

Les voyages? Emmenez-moi au bout de la terre… tous les 6 mois minimum! Au boulot? Je vis de défis et de tâches à accomplir. Peu importe l’heure et les dossiers déjà accumulés, assignez-moi une nouvelle mission et je me transforme en OSS 117. Dans le plaisir et les sourires en prime: J’AIME ÇA, travailler! Les amis? Ils passent avant tout. Les loisirs? Il y a toujours moyen d’étirer un horaire avec un «Plan de Karine», comme M. Paul aime appeller certaines de mes tentatves (souvent réussies) de mixer plusieurs activités en une seule soirée. Ceci dit je n’ai pas encore d’enfants. À voir mes amis qui en ont, j’ai compris que ça meuble aussi une journée… 😉

Donc une vie à fond la caisse, où la notion de «frontières» n’existe que pour être traversées physiquement et mentalement.

Puis un jour, alors que je sprintais ainsi, minute après minute, est tombée l’opportunité du siècle pour qui rêve de parcourir la planète baluchon à l’épaule (je l’avoue, dès la première fois où j’ai vu Caliméro avec son baluchon, ça a été le coup de foudre!): venir m’installer à Paris un an, avec l’une des personnes que j’aime le plus au monde (M. Paul). Le but? Voyager. Profiter. Découvrir l’Europe de fond en comble. Visiter et surtout vivre un maximum de pays. Un maximum de villes. Un maximum d’expos. Le hic? Devoir arrêter de sprinter d’un seul coup. Boulot, sorties entre amis, routine sportive… Tout mettre sur «PAUSE». Le p’tit plaisir caché? Défricher de nouvelles pistes de course. Construire la route. Pas de job, pas d’enfants, pas d’obligations. La liberté avec un grand «L». Oh, puis un grand «IBERTÉ» aussi…

Mais une fois atterrie de l’autre côté de l’océan, après deux semaines d’étourdissements et d’étourderies à vouloir TOUT voir en concentré, la OSS 117 en moi a découvert que ce n’était pas Rio qui ne répondait plus pour l’épisode en cours, mais bien MissK-la-sprinteuse. Elle était où, MissK? Bien étampée dans le mur. Ankylosée. Couchée. Coma. Des jours et des jours. À Paris… et couchée. Dans un espèce de sous-marin de 35m carrés en prime. Enfin. J’ai quand même visité Londres et Nice avec avidité et plaisir. Mais j’avais l’impression de puiser dans des sources d’énergie jusque-là inexploitées tout au fond de moi pour y arriver et j’ai eu peur d’en manquer. Peur à une mono ou un pernicieux virus vampire qui suce toute l’énergie à répétition.

Puis… JOIE! Une infection se traitant aux antibiotiques est à l’origine de cette chute soudaine d’énergie (qui eut cru qu’une telle nouvelle puisse être joyeuse?). Fort probablement jumelée au choc d’avoir frappé le mur du dépaysement à la frontière France-Québec.

N’empêche, ces semaines à faire du «sur place» dans mon lit m’ont paru une éternité. Ceci dit, j’ai bien pris soin de recharger mes batteries.

Hier, sur France 5, ils ont diffusé «Qu’est-ce qui fait courir les français», un documentaire sur l’activité physique. Ça jouait en sourdine alors que je faisais autre chose mais je me suis laissée accrochée par le témoignage d’une maman pas trop sportive qui s’est lancé un défi personnel. Elle a commencé à s’entraîner pour un marathon à peine quelques semaines avant le jour «J». Et elle y est arrivé! Elle a franchi la ligne d’arrivée du 42e kilomètre après 4 heures et des poussières. Ça m’a émue. Et ça m’a rappelé la sensation de bonheur ressentie après un 10k.

Ce matin en me levant , j’ai jeté un coup d’oeil à la Cyberpresse. Un petit texte de Sylvia Galipeau, Parce que j’aime nager a agi sur moi comme un boost d’énergie incroyable. Ça a remis ma notion de liberté en perspective d’un seul coup. Je me suis dit qu’alors que je me morfondais à ne pas profiter de ma grande LIBERTÉ-toute-en-majuscule, je n’avais pas réalisé à quel point cette dernière était aussi construite d’une panoplie de petites libertés. Des petites libertés que je n’avais même pas considérées tant j’étais obnubilée par celle que je voyais si grande.

Alors j’ai chaussé mes baskets et je suis allée courir. Et ce fut un pur plaisir. En montant la [BIIIIIIIP] côte du cimetière du Père Lachaise – alors que je croisais plusieurs joggeurs qui avaient, eux, préféré faire le trajet inverse et la descendre – j’ai pensé à tous ceux qui ne peuvent pas s’évader comme j’étais en train de le faire, et j’ai goûté ma liberté.

De retour dans mon sous-marin, sans même m’être posé la question, j’avais trouvé la réponse à «Qu’est-ce qui fait courir MissK?». Ce n’est pas la LIBERTÉ mais bien LES libertéS. MissK change de discipline. Fini le sprint; on est à l’ère du marathon. La course est moins rapide, mais on voit plus de paysage!

Je termine avec une promesse: les libertés que je vis au quotidien, je les partagerai dorénavant avec vous, ici-même. Je ne sais pas quelles formes les billets prendront ni à quel rythme ils déambuleront dans ce blogue… Appelons cette absence d’obligation «une liberté de l’auteure».

Je promets toutefois un super programme d’entraînement à tous ceux qui ont envie de chausser leurs baskets et de courir avec moi à travers le quotidien d’une Québécoise à Paris. Ça se peut même qu’on fasse un p’tit bout à reculons si ça vous dit! Alors qu’est-ce qui fera courir MissK? Pour le savoir… qui m’aime me suive!

P.S. Les billets ne seront pas tous aussi longs… PROMIS!
P.S.2 Vos commentaires, ce sont mes «boissons énergétiques», alors GO! N’y allez pas avec le «dos de la main morte» (surtout parce que ça tape bien mal |o|)


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