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Pour ceux qui ont envie de noyer leur peine…

…vous pouvez vous rendre dans le coin de Bastille à Paris! Sur la petite rue de Lappe – qui est fort animée – se trouve un bar dont le nom laisse la liberté d’envisager différentes options:
1- ne boire que de l’eau toute la nuit;
2- noyer votre peine avec avidité;
3- profiter d’un concept all you can drink sans modération.

En voyant ce nom, nous avons dû retenir quelques larmes...

En voyant ce nom, nous avons dû retenir quelques larmes...

Un intrus au pays du calembour! Et pas n’importe lequel ;-)

Baignant depuis maintenant quelques mois dans les joyeux calembours, je prends tous les jeux de mots que j’aperçois pour du cash. Erreur. Agir de la sorte c’est oublier que malgré toutes nos similarités et tous les liens qu’on veut bien dessiner entre nos cultures, malgré tous les programmes d’échange visant à favoriser le rapprochement entre Français et Québécois (avec le Nutella, par exemple, comme le souligne si bien M. Paul), nous sommes différents sur bien des points… Dont la langue. On a beau utiliser les mêmes mots, les mêmes pronoms, les mêmes adverbes, les mêmes interjections… le sens de nos phrases ou de nos expressions varie d’un océan à l’autre, causant tantôt de petites confusions, tantôt de gros (et rigolos) malentendus. Pensons à «Foufoune» qui, pour les Français comme pour les Québécois, représente une partie du corps. Dans la même région anatomique, de surcroît. Mais alors que les Québécois les aperçoivent «de dos», les Français doivent être «de face» pour les voir… Et on ne parle pas des «gosses»… Pour les uns, ça sert à créer ce que ça signifie pour les autres! Pensons aussi aux 5 à 7, que je démystifie dans un article qui sera publié dans un prochain numéro de Clin d’Oeil. Paraît que si vous parlez de votre «blonde» à un Français, l’image qui lui apparaîtra en tête est celle d’une nunuche idiote… Vaut mieux parler de votre conjointe, votre amie ou encore votre copine. Au fait, «présentement», c’est un «québé-chisme» (tant qu’à faire des calembours, j’aime bien celui-là!). Il semble qu’il faille employer «actuellement». Honnêtement, moi, je trouve «actuellement» plus doux à l’oreille, de toute façon.

Je ne ferai pas de liste exhaustive ici. D’autres sites s’en sont occupés. Non, je veux plutôt parler d’une marque de commerce.

La première fois que j’ai aperçu un sac de sucre Daddy sur les tablettes du supermarché, j’ai eu un mini-choc. J’ai cligné des yeux pour être certaine que je n’étais pas victime d’une illusion. Être certaine que j’avais bien lu et que ce n’était pas écrit «Paddy» ou «Dappy» ou même «Saddy»… Mais non, j’étais bien devant un étalage complet de sucre Daddy. Comme dans «Sugar Daddy». En Angleterre, ce type d’humour ne m’aurait pas surprise. Mais j’avoue que la France ne m’avait pas encore montré ce côté d’elle-même. J’en ai glissé un mot à M. Paul pour recueillir son avis. Il ne me croyait pas! L’intégration de mots de langue anglaise dans le langage familier ou les noms de marques est plus fréquente ici qu’au Québec… Aussi, il ne m’est jamais passé par la tête que ce nouveau calembour caché puisse être totalement accidentel… J’ai tout de même poussé mon enquête un peu plus loin en demandant à des amis Français s’ils connaissaient le sucre Daddy. Réaction générale: un «oui» monotone appuyé d’un regard à la «Euh… mais qu’est-ce qu’elle dit»? J’ai donc enchaîné en demandant s’ils savaient ce qu’était un «Sugar Daddy» et je vous avoue avoir été étonnée de constater qu’une majorité de 100% ne savait simplement pas… Pour eux, c’était du sucre bien ordinaire. Notre Redpath, sans plus.

Je me suis donc demandé si la marque était d’origine française ou d’un autre pays. Peut-être certains souhaitaient-ils se payer la gueule des Français? J’en doutais mais je ne voulais laisser passer aucune hypothèse… Résultat de mon enquête: c’est bel et bien une marque d’origine Française lancée en 1981. Sur le site Web de Daddy, l’historique souligne «Quand on pense à Daddy, nous avons tous en mémoire l’image du grand-père sympathique accompagné de ces deux petits enfants qui animaient nos paquets de sucre».

Bon d’accord. C’est moi qui ai l’esprit mal tourné. N’empêche, quand j’ai visionné les plus récentes pubs du produit (2008), le doute a ressurgi dans mon esprit:

C’est moi, ou… 😀

P.S. Un «sugar daddy», pour nous, c’est «a well-to-do usually older man who supports or spends lavishly on a mistress, girlfriend, or boyfriend»…

P.S. 2 Le chat me fait vraiment mourir de rire:

Sucre Daddy

Oh yeah!

À Paris, si vous avez envie d’une pinte de café…

…vous n’avez qu’à venir ici:

Je ne sais toutefois pas s'ils servent des Stella Artois dans des coupes à espresso par contre...

Je ne sais toutefois pas s'ils servent leur bière dans des tasses à espresso par contre...

Surf’n’Turf aux parfums de calembours…

Bon, ça y est j’ai la piqûre. Ça me fait exactement le même effet que quand j’achète le cadeau d’un proche à l’avance: j’ai juste envie de le lui donner… «drette là». Autant je peux me conditionner à être patiente devant les cadeaux qu’on m’offre (patiente avant de l’ouvrir… mais je me lance un défi de le deviner avant le jour J par contre… et entre vous et moi, j’ai un excellent score au jeu des devinettes!). De quoi elle parle vous demandez-vous? Des calembours. J’en ai en banque, certes, mais comme je débute ma collection, elle n’est pas aussi volumineuse que la collection de macarons que j’avais à 5 ans…! Pourtant, j’aurais envie de tous vous les montrer MAINTENANT!

Mais je vais me retenir.

Je vais y aller à petite dose. Alors comme ici c’est bientôt l’heure de manger, je vous propose un Surf & Turf sauce Montreuil.

Montreuil, c’est le nom de la rue à côté de chez moi. C’est là que viennent tout juste d’ouvrir deux nouveaux commerces calembourlesques!

L’un vendant des produits de la terre:

Je ne peux m'empêcher de penser «Allimentaire, mon cher Watson» chaque fois que je passe devant. Mais bon... je sais qu'elle n'est pas drôle... j'assume ;-)

Je ne peux m'empêcher de penser «Allimentaire, mon cher Watson» chaque fois que je passe devant. Mais bon... je sais qu'elle n'est pas drôle... j'assume 😉

L’autre de la mer:

L'histoire ne dit pas (encore) qui a choisi le nom - «chéri», «chérie», «belle-maman» - ni... pourquoi ;-)

L'histoire ne dit pas (encore) qui a choisi le nom - «chéri», «chérie», «belle-maman» - ni... pourquoi 😉

Oh, et tant qu’à être sur la rue Montreuil… Un peu plus bas, il y a aussi ce bar à vins:

Ce n'est pas un jeu de mots, mais je ne peux m'empêcher de sourire quand je passe devant. D'ailleurs, il me semble que le nom collerait davantage à un «bar à bières» qu'à un «bar à vins»... non?

Ce n'est pas un jeu de mots, mais je ne peux m'empêcher de sourire quand je passe devant. D'ailleurs, il me semble que le nom collerait davantage à un «bar à bières» qu'à un «bar à vins»... non?

Allez hop! Je repars à la conquête des jeux de mots, appareil photo en mains. Je m’en vais manger au Poisson Rouge ce soir. C’est rigolo parce qu’à Montréal, j’aimais beaucoup le petit resto qui porte ce nom près du Parc Lafontaine.

Nostalgie… (oui, oui… sortez les violons! Et, tant qu’à y être, pourquoi pas les kleenex? :))

Pas besoin d’aller au bout du monde pour prendre un Kir à 1€ au pays du calembour…

…Même pas besoin d’aller au bout du bar du Boudubar:

Le Boudubar, sympathique petit bar dans le 5e arrondissement.

Le Boudubar, sympathique petit bar dans le 5e arrondissement.

On l’a expérimenté avec des amis vendredi soir. Nous avions des billets pour aller voir la pièce Pour le meilleur et pour le pis au Triomphe. Arrivés quelques minutes à l’avance, nous avons pu profiter de la promotion conjointe du théâtre et du bar: «Apéro à un euro». C’est donc attablés près de la porte du Boudubar que nous avons dégusté ce Kir à rabais!

Cela dit,  si vous êtes clostrophobe et que la simple idée de devoir vous rendre au bout du bar pour déguster un verre fait naître une crise d’angoisse dans votre foie,  j’ai une autre option plus aérée pour vous:

Situé dans le 16e, Le Vin dans les Voiles est un bistrot à vins qui semble pas mal et que je me promets d'essayer bientôt!

Situé dans le 16e, Le Vin dans les Voiles est un bistrot à vins qui semble pas mal et que je me promets d'essayer bientôt!

Et moi… je continue à parcourir le(s) pays des calembours pour immortaliser tous ces jeux de mots… À bientôt!

Emmenez-moi au(x) pays… du calembour!

J’ai toujours été une très grande amatrice de jeux de mots. D’aussi loin que ma mémoire me permet de me rappeler, je rigolais à coup sûr quand j’en entendais ou en lisais un (même les «poches»… parce que juste le fait d’y avoir pensé, même si c’est un flop, c’est rigolo). Il faut dire qu’avec un papa qui provoquait l’hilarité générale dans ses groupes d’élèves de 5e année primaire en criant haut et fort (il a une voix qui porte… et le «Minuit Chrétien», c’est d’la p’tite bière pour lui… surtout après 2-3 bières): «UN INTESTIN» au lieu d’«un instant»… j’ai de qui retenir! Du haut de leurs 10 ans, les enfants trouvaient leur professeur trèèèèèèèèèèèèès drôle. Et ce n’est là qu’un petit exemple de son énorme répertoire qu’il rodait à la maison…

Moi, c’est à 3 ans que j’ai élaboré mon premier jeu de mots provocateur. Je me faisais garder par ma tante et nous attendions «patiemment» son amie Ruth dans l’auto. Ruth était à la caisse populaire et ma mémoire ne me permet pas de dire si c’était un jeudi, mais toujours est-il que c’était long. Vraiment long. N’y tenant plus, sûrement pour détendre l’atmosphère alourdie par l’attente, j’ai lancé haut et fort (suivant l’exemple de papa): «MAUDITE RUTH DE VACHE».

Ce jeu de mots fort songé tient sa source d’une phrase que mon papa prononçait invariablement, les dimanches, lorsque nous roulions de Rawdon vers Saint-Donat, pour aller voir la famille. La «nouvelle route» n’était pas encore née. Nous empruntions donc la «vieille route» qui était dans un état cahoteusement lamentable. Dans le coin de Notre-Dame-de-la-Merci, à quelques mètres d’intervalle d’une fois à l’autre, papa lâchait un «MAUDITE ROUTE DE VACHE».

Vous voyez le lien, dites? Moi, je suis pas mal fière de moi. Et derrière les airs effarés de ma chère tante et de mes parents à qui elle a raconté l’événement, je suis certaine qu’une grosse dose de fierté était palpable. Surtout pour papa, qui avait là la preuve que je suis bel et bien SA fille ;-).

Et je n’ai pas arrêté depuis, au grand dam de M. Paul, parfois, je crois. Pas arrêté d’en rire… et pas arrêté d’en faire. Des contrepèteries aux calembours, tout me plaît! Et parlant de calembours… ici, je suis servie! Paris est le paradis du calembour. En fait, plus je voyage, plus je me rends compte que la France entière est le paradis du calembour (parfois bien fait, parfois moins… mais qui me font rigoler à tout coup!). Quoique Bruxelles et Prague m’ont toutes deux réservé aussi de belles surprises!

Mon premier contact avec les calembours «visibles» de cette magnifique ville qu’est Paris s’est fait un soir où nous nous baladions, juste pour le plaisir. C’est là que j’ai vu le salon de thé «Intimi’thé». Je n’avais pas mon appareil photo pour photographier l’enseigne. Damn! De retour à la maison, je me suis empressée de faire une petite recherche Web. Je ne savais pas trop ce que je cherchais sinon que ça avait rapport aux calembours à Paris… Et je suis tombée sur le blogue On a empalé pour moins que ça qui m’a bien amusée! Je ne suis pas la seule à avoir remarqué cette tendance!

Ce qui est drôle, c’est que certains noms de commerce sont tout à l’opposé. Comme si les propriétaires se disaient «Bah… À quoi bon essayer de chercher un nom «songé»? Jouons la simple». Par exemple, près des «places» (République, Nation, d’Italie, etc.), il y a toujours une série de commerce qui prennent le nom de cette place. Près de chez moi, j’ai «Literie Nation», le café «Royal Nation», etc. À moins que ce ne soit le signe qu’ils étaient les premiers sur place? Peu importe.

Toujours est-il que d’autres commerces jouent avec les mots. Et, je n’oserais prétendre faire le même super exercice que On a empalé pour moins que ça, mais je me propose de partager avec vous les photos des noms qui m’ont fait sourire, rigoler ou parfois même… désespérer ;-). Juste pour le plaisir. J’en ai déjà plusieurs en banque, mais je vous propose de commencer par quelques photos, le temps que vous vous acclimatiez, et j’en ajouterai régulièrement par la suite… Prêts?

Commençons par Paris, puisque c'est dans cette belle ville que j'ai aperçu le premier commerce qui m'a accrochée...

Commençons par Paris, puisque c'est dans cette belle ville que j'ai aperçu le premier commerce au nom «jeu de mots» qui m'a accrochée...

Je vous emmène maintenant à Bruxelles...

Je vous emmène maintenant à Bruxelles...

Vous êtes maintenant à Biarritz. Entendez-vous la mer?

Vous êtes maintenant à Biarritz. Entendez-vous la mer?

Toujours à Biarritz... Ici, tout le monde rit!

Toujours à Biarritz... Ici, tout le monde rit!

Celle-ci vient de Prague... Ça donne envie de chanter, non?

Celle-ci vient de Prague... Ça donne envie de chanter, non?

Toujours à Prague... Le salon de coiffure le pus «romantique» sur terre!

Toujours à Prague... Le salon de coiffure le plus «romantique» sur terre!


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