Archive for the 'Petits plaisirs' Category



J’craque pour toi, Mamika!

Je suis en train de travailler. Enfin. D’essayer de travailler. C’est toujours comme ça quand je suis en phase «recherche» pour mes articles. Je fais du coq à l’âne à l’éléphant à la fourmi à la poule de luxe à… Vous avez compris le concept: je m’égare. Me perds dans le Web. Clique sur un truc intéressant qui – oh, clic! – m’emmène vers un autre truc intéressant, puis un autre… Je me sens comme une espèce de Tom(e) Sayer(féminine) qui gambade dans la Toile…

Bref, je suis en train de travailler, mais à grands coups de clics, je viens de découvrir une initiative qui m’a émue, inspirée, fascinée et – surtout – fait rigoler: le projet Mamika de Sacha Goldberger.

Je cite le site sur lequel j’ai découvert cette superbe série de photos parce que je ne saurais mieux dire: «C’est l’histoire de Sacha, un petit-fils qui, pour sauver sa grand-mère de la dépression, a commencé à la prendre en photo. Des photos loufoques, voire un brin déjantées, qui ont tôt fait de ravir l’auguste grand-mère.» Je ne saurais mieux dire sinon en précisant que Sacha, qui a fait ses débuts en pub chez BBDO a 21 ans n’a visiblement pas perdu la twist de l’accroche dans ses projets artistiques!

Il y a un livre, Mamika, grande petite grand-mère, (Éditions Balland); une page Facebook; mais aussi -oh, joie pour moi! – une exposition à Paris que je me promets d’aller voir au cours des prochaines semaines (si les grévistes le veulent bien, je quitte pour la France ce samedi)!

Vous craquez aussi? Alors, je vous invite à visiter le site Web de Sacha pour entendre Mamika dire «Mon p’tit fils, il n’est pas seulement beau, mais il est aussi intelligent». Et  aussi pour découvrir ses projets antérieurs, qui sont également intéressants: un sur l’amour, un sur la rupture et un sur les nouveaux nés, entre autres.

Perso, j’aime bien sa série «Portraits» (cliquez sur «portraits» dans le menu du haut) et sa photo Mamika et Bob le poulet. Plusieurs de ses clichés me rappellent un peu l’oeuvre de David Lachapelle, probablement pour l’aspect «mise en scène».

Je vous en reparle après avoir vu l’expo. Mais là… je retourne travailler…!

 

Pause: Rome en photos

Il est 22h30 et je viens de décider de faire une pause dans ma journée de boulot qui s’éternise depuis près de deux semaines. Une pause roman-photo, tiens. Comme dans «Rome en photos». Parce que j’ai envie de me replonger dans mes souvenirs italiens…

Ah, cette charmante Rome – que certains surnomment la ville éternelle – où je suis allée passer quelques jours avec Stéphanie et M. Paul il y a presque un an, déjà…

(Entendez-vous les violons et mon soupir nostalgique?)

Parlant de violons et de «cucul-isme», ça me fait penser que le voeu que j’ai fait en jetant une pièce dans la Fontaine de Trevi ne s’est pas encore réalisé. Croyez-vous que c’est par ce que je n’ai pas assez poussé ma luck en ne jetant que quelques centimes au lieu d’une pièce de 2 euros?

Arrêt non négociable à la Fontaine (comme des millions de gens) pour faire un voeu.

En chemin entre la Fontaine et le Panthéon, nous avons croisé une chatte espagnole originaire de Séville qui, comme nous, faisait un peu de tourisme.

Légèrement (!) impatiente, elle attendait son amoureux qui lui, trainait un peu de la patte...

Et moi, c’est M. Paul qui m’attendait légèrement (!) impatient alors que je prenais des photos…

...beaucoup de photos 😉

Lorsque nous sommes arrivés au Panthéon, M. Paul avait très hâte de voir l’impressionnante coupole de 43 mètres. La plus grande de toute l’Antiquité!

Cette «petite» construction date quand même du 1er siècle avant J.-C.!

Mais Stéphanie et moi nous sommes senties attirées vers l’arrière par une force indescriptible. Nous ne comprenions pas ce qui se passait jusqu’à ce que nous l’apercevions: un sac à main en plein shooting. C’est fort, l’appel du shopping.

Et je l'avoue, le cul du photographe valait aussi le détour de regard...

Parlant de shopping et de sacs… nous sommes aussi tombées en amour avec ce sac beau à croquer! En le voyant, j’ai eu une grosse pensée chocolatée pour la Reine du Nutella, alias Marie-Julie Gagnon 😉

Miam!

À Rome, j’ai aussi croisé Pinocchio (vous ne trouvez pas qu’il a l’air repentant?)…

C'est moi ou il a quelque chose dans l'oeil, le pauvre petit?

…l’éléphant de Bernini…

Sympa, non?

…quelques manifestants…

…et beaucoup de monde! Nous n’étions définitivement pas les seuls étrangers à avoir décidé de passer un long week-end dans la capitale italienne.

Malgré tout, nous avons pu marcher, marcher, marcher et apprécier la ville, sa vie et son histoire de jour…

…comme de soir.

Nous avons également pu nous amuser à faire une séance photo «concept». Enfin, quand je dis «nous amuser», je parle de Stéphanie et moi parce que je crois qu’à la fin, M. Paul en avait un peu ras-le-pompon de jouer les photographes… Faut dire que c’était pas évident d’avoir l’air naturelles…

En arrière-plan du concept, c’est le Colisée qu’on aperçoit. Nous sommes bien sûr allés y faire un tour (et le mot «tour» est particulièrement bien employé dans ce cas-ci).

Tout au long du voyage, nous avons (très et trop) bien mangé / bu…

Le petit marché de la Piazza Campo de Fiori m’a complètement charmée. Surtout la petite madame aux oranges! C’est M. Paul qui l’a vue en premier et il est venu me chercher parce qu’il savait que je craquerais. Merci, m’sieur 😉

Question d’expier tous ces péchés de gourmandise, je termine ce billet avec des images de la Basilique Saint-Pierre et du Vatican… 😉

Et au fait, si jamais le pape a besoin d’une voiture, il pourra toujours appeler John Martin Auto de Laval… Ils ont laissé leur autocollant tout en haut de la coupole… Quoique je ne sais pas s’ils vendent des Pape-Mobiles…

Oh, et j’ai une petite question quiz, pour vous… Je me demande combien peut bien valoir cet espace publicitaire, juste devant les fidèles… Le savez-vous, vous?

MissK au pays des merveilles

S’il y a une chose que je déteste, c’est bien de me réveiller avec une boule au fond de l’estomac. Je ne parle pas de mauvaise digestion, ici. Je parle d’émotions. Les miennes semblent avoir kidnappé mon coeur au cours de la nuit. Elles l’ont ligoté si serré qu’au réveil, il était sur le bord d’exploser.
Je comprends qu’elles ont droit à leurs 15 minutes de gloire elles aussi. Mais je préfère leurs spectacles d’après-midi ou de fin de soirée. Me semble qu’elles devraient comprendre que le dimanche matin, tout endormie, j’ai pas l’énergie.
Mais bon. Elles étaient là avec la ferme intention de rester quelques heures alors je nous ai préparé un bon café (question de les amadouer) et je les ai emmenées faire une petite balade. Nous sommes d’abord arrêtées chez M. Paul. Il nous a rappelé de beaux souvenirs avec son dernier billet tout lumineux.
Ça nous a donné envie de voir le soleil. Mais Dame Nature a choisi de revêtir sa robe grise aujourd’hui. Urgence Plan B. Pour «mal Barrées» mais aussi pour «Balade (en photos) au pays des merveilles».
Enfin. Le pays des merveilles qui se trouve à la sortie 4 de l’autoroute Bonaventure. Ah, pis que j’en vois pas un(e) rouspéter que je charrie en comparant l’Ile-des-Soeurs – mon ex-patelin-temporaire – au pays des merveilles. J’suis pas d’humeur.
***
Début août, fin de journée. L’île est tranquille.

Je me demande si j’irai à droite ou à gauche.

Peu importe, le choix est beau. On dirait le pays de Candy…

Mais je n’ai pas vu le prince des collines…

J’ai toutefois vu des fleurs. Plein de fleurs. Et aussi un escargot qui se prenait pour un petit fruit rouge

«Oh, non! Ne me prends pas en photo, je ne suis ni maquillée ni coiffée!», semble me supplier cette coquette fleur qui se masque le visage d’un pétale…

fleur timide

Quant à sa voisine de bouquet, bien que surprise en plein bain de soleil, elle ne s’est pas fait prier pour poser fièrement. Il faut dire qu’à voir sa mise en plis, c’est évident qu’elle sortait tout juste de chez le coiffleur (je sais, ce n’est pas mon meilleur…)

J’ai aussi eu droit à un concert intime gracieusement offert par ce trio de fleurs aux airs de Fraggle Rock.

Trio accompagné de back vocals mauves crachant leurs notes à tue-tête comme en témoigne la fleur de droite

Des mélodies favorisant les rapprochements…

Même les oiseaux tapent du pied.

Moins agréable pour les fleurs qui ont la migraine comme celle-ci, par contre. J’aurais aimé lui donner un mini glaçon pour la soulager.

***

Et puis? Pas mal, ce mini pays des merveilles, non?

Farandole de souvenirs niçois à la MissK

Les souvenirs sont comme des petites farandoles improvisées dans ma tête. Suffit qu’il y en ait un qui y «poppe» et se mette sous les projecteurs de ma mémoire pour qu’un autre ose ensuite le prendre par la main et sorte à son tour. Ce dernier en entraîne un troisième, puis un quatrième… Tout un spectacle. Je les (re)vois, les (ré)entend, les (re)sent à tour de rôle. Ou pas. Parce que lorsqu’ils réalisent le plaisir que je prends à les revivre et qu’ils sentent que le quotidien kidnappera sous peu mes pensées, il arrive parfois que les plus audacieux (et/ou show-offs), stimulés par la crainte de tomber dans le fossé de l’oubli, se bousculent à l’entrée de la scène du mémorial animé et provoquent un gros fouillis de confusion.

Parenthèse. C’est rigolo parce que – curieuse de nature – j’ai eu envie de voir d’où venait le terme farandole. Eh bien, Wikipedia m’annonce qu’il viendrait justement de la région de Nice: «The farandole is an open-chain community dance popular in the County of Nice, France.» Fin de la parenthèse.

La dernière farandole du genre a paradé sur les paroles de Bonnie Tyler. Je vous ai déjà parlé de Nice. Mais ce que vous ne savez pas encore, c’est qu’à chaque fois que je suis allée visiter ma chère Lydice de Nice, j’en ai profité pour découvrir d’autres villes de la Côte d’Azur. Antibes, Monaco, Cannes… Et d’autres coins dans les terres aussi. Parce que prise d’une envie folle de montagne, je me suis même tapé 4 heures de route (enfin… comme c’était en compagnie de Lydie et M. Paul, ça a tout de même été 4 heures sympas! :-)) pour pouvoir faire une petite randonnée dans un sentier des Gorges du Verdon.

Prêts pour une farandole en images?

Ça commence avec le Verdon. On a dormi à Aiguines dans un charmant B&B où M. Paul était déjà allé lors d’un précédent voyage d’escalade.

Situé à l'entrée des Gorges du Verdon, le village d'Aiguines est fort sympathique!

Le charmant village a un beau château (ma tantirelirelire...) au toit en tuiles et un ancien lavoir, aujourd'hui sous-utilisé. Allez comprendre pourquoi! Pffff 😉

Qui a mangé la tête à la tortue?

Au petit resto du village où nous avons soupé (tout comme Brel, mais pas le même jour ni la même année...), j'ai goûté ce que je crois bien être la meilleure sauce au chocolat de profitéroles au monde! J'ai failli me lever et aller lécher le bain-marie.

Après une bonne nuit de sommeil, nous étions fin prêts pour une petite rando dans les Gorges. Chemin faisant, nous avons croisé un ami:

On l'a invité à nous accompagner, mais il a décliné notre invitation.

Une petite bruine a arrosé notre rando sans toutefois altérer la beauté du paysage et le turquoise de l’eau… C’était une rando à l’envers: on a descendu à l’aller et remonté au retour.

Voyez comme je semble ébahie par le paysage!

Sur le chemin du retour, nous sommes arrêté boire un thé à Moustier Sainte-Marie, célèbre entre autres pour sa production de faïence et son étoile dorée, qu’on ne voit malheureusement pas sur ces photos. En revanche, j’ai attrapé le char noir du village en pleine séance d’observation des touristes.

C'est ce qu'on appelle un «village-carte-postale»...

Plus près de la côte, je suis aussi allée passer une soirée à Antibes avec Lydie. Son oncle et sa tante qui y habitent nous ont reçu à dîner. Souper. Manger, quoi. C’est très joli Antibes et un peu moins axé «touristes» que Nice.

À hauteur d'Antibes, la mer était toute calme ce soir-là...

Le Verdon et Antibes, je les ai vus en 2009. Plus récemment, au cours de mon second passage (mars 2010), je suis allée faire un tour du côté de Monaco. Un tour rapide: on a roulé le circuit de Monaco en voiture et on est repartis. On a roulé tellement vite que je n’ai pris aucune photo 😉 Oui, je sais… Mais c’est que nous venions de nous accrocher pieds et lentilles plus longtemps que prévu à Èze et que nous devions ensuite filer à Cannes, où une suite – dont nous avions inopinément hérité – nous attendait. La grosse vie sale, quoi. Ce la dit, en toute honnêteté, nous n’avions même pas prévu passer une nuit à Cannes au départ. Je voulais aller y faire un tour, m’y promener un brin, mais sans plus. Je pensais passer le week-end entier dans un superbe All Season à Nice. La grosse vie sale s’est organisée à la dernière minute. Au cours d’une petite fête chez Lydie, j’ai fait la connaissance de quelques copains du coin dont un gérant de plusieurs hôtels. Parle parle, jase jase, il a insisté pour que je profite de la suite d’un de ses hôtels. Avouez que ça aurait été dommage que je me prive d’une telle vue sur Cannes:

Des fois, suffit d'être à la bonne place au bon moment pour profiter d'une belle vue 🙂

Mais revenons à Èze. Je comprends que Bono ait décidé de s’y installer. Niché tout en haut d’une falaise, le village historique a un aura médiéval on ne peut plus charmant et offre un panorama d’une beauté presque trop parfaite.

Le jaune de l'église baroque Notre-Dame de l'Assomption se marie parfaitement bien au bleu du ciel...

Pudique, le paysage?

*grande respiration*

J'ignore pourquoi, mais ce damier géant me semble tout droit sorti d'un livre d'Agatha Christie. Ou d'une partie de Clue. Où est Poirot? Au bar avec le Colonel Mustard?

*grande respiration bis*

Nous étions quelques touristes (!) à profiter d'Èze, cette journée-là... J'ai dû faire preuve de patience pour avoir la photo du haut. Celle du bas est plus représentative... 😉

De Joliette à Montréal, en passant par Nice

Ce soir, j’ai fait un tour d’autobus voyageur. Quand j’ai acheté mon billet, c’était écrit «Joliette-Montréal» dessus. Je me préparais à une petite heure de route tranquille. Je me suis même dit que j’en profiterais probablement pour faire une sieste. J’étais loin de me douter que je ferais un détour par la France. Quelle merveilleuse escapade!

Tout a commencé lorsque la voix de Bonnie Tyler s’est mise à susurrer à tous les passagers de l’autobus (ça vaut la peine de (re)voir l’intense vidéoclip, même si, pour ce faire, vous devez couper le son après une seconde et quart):

TRABOULIDON! Je suis passée dans une autre dimension… Je suis passée dans l’appartement qu’habitait mon amie Lydie – une Française qui a adopté le Québec quelques années – sur Mont-Royal. Un deuxième étage avec une grande terrasse qui donne sur l’avenue. On est en 2006, je crois. Il neige. Une grosse tempête, de gros flocons. L’effervescence habituelle de la rue a pris congé, laissant sa place à un calme blanc. Silence extérieur. Le peu de sons qui tentent leur chance et essaient de percer dans la nuit sont automatiquement étouffés par la neige.

Dans l’appart, le scénario est tout autre. On rigole et on picole. Bulles au goulot. On virevolte aussi sur des rythmes divers. Soudainement, je vois Lydie se rendre d’un pas résolu vers son lecteur CD (eh non, on n’est pas à l’ère du MP3 universel encore!). Elle en met un nouveau, sélectionne la track désirée, monte le volume et se rend à la grande fenêtre du salon, m’attrapant par la taille au passage. C’est du sérieux. On s’arrête devant la fenêtre. On avale des bulles à tour de rôle en regardant les gros morceaux de ouate danser doucement dans la nuit et, alcool aidant (ou nuisant, c’est selon) on leur chante à tue-tête les paroles de Bonnie: «Turnaround, every now and then I get a little bit lonely and you’re never coming around… Turnaround, Every now and then I get a little bit tired of listening to the sound of my tears»… C’est ce qu’on appelle un «moment». Oh, wow! J’adore ce pouvoir qu’à la musique de me faire voyager dans mes souvenirs…

Soirée unique. Moment magique avec ma p’tite Lydie. Depuis, elle est rentrée dans son pays et s’est transformée en Lydice de Nice…  Ah, Lydie!

TRABOULIDON! Toujours assise sur un siège d’autobus trop doux et trop mou, je suis (encore) passée dans une autre dimension. Cette fois, je suis passée dans l’appartement qu’habite aujourd’hui Lydie, sur la côte méditerranéenne. Je suis allée l’y voir deux fois: au début et à la toute fin de mon année française. Suivez-moi! Je vous emmène au bout de la terre. Je vous emmène au pays des merveilles. Et je vous confirme que la misère est définitivement moins pénible au soleil!

J'ai même l'air zen, ainsi assise sur les galets au bord de la mer...

Pendant ce temps, les enfants, eux, s'amusent...

La promenade des anglais, qui longe la mer.

Clichés de marché

Paraît que Thereza fait la meilleure socca (pâte à base de farine et de pois chiches) de Nice. La mine ravie de M. Paul qui en tient dans ses mains semble confirmer le tout...!

Images de ville, église russe et même le diable. Celui qui s'habille en Prada.

Balade du mardi... Ou peut-être du mercredi...

Vues de la colline du Château. Le château n'existe plus puisqu'il a été complètement rasé à la demande de Louis XIV.

Sur la colline, il y a un parc. Et dans ce parc, il y a MissK qui s'amuse avec les enfants.

Sur la colline, il y a aussi une magnifique chute...

Je suis allée faire un tour au Musée Matisse (en haut) et me suis également rendue au pied de son tombeau (en bas)

*silence*

Je vous présente la belle Lydice de Nice, grande responsable de ces doux souvenirs! Elle pose ici devant l'Opéra de Nice.

Oui, chefs!

Ça fait maintenant un peu plus de trois mois que j’ai quitté la France, ce pays où l’expression «écartade culinaire» est synonyme de «fruits et légumes frais et sans sauce»… Ce pays aux nombreuses (et crémeuses) richesses gastronomiques. Le mot-clef étant, vous vous en doutez, «richesses»…

Cela dit, on n’y mange pas toujours bien (M. Paul en a glissé un mot ici, soulignant qu’en bas de 20 euros, c’est souvent décevant; et moi j’avais parlé des hauts et des bas de mes papilles à Paris ici). Et puis mon tour de taille et sa copine culotte de cheval n’ont pas nécessairement apprécié la pénurie chronique de fruits et de légumes plain dans les cuisines et les assiettes. Je dois tout de même avouer que pour moi, c’est pendant cette année passée en France que le mot «saveur» a pris tout son sens – à plus d’une reprise. En plus de prendre tous mes sens par surprise.

Je me rappelle cette soirée mémorable (et pour moi et pour mes papilles), passée au restaurant Ze Kitchen Galerie, les repas de bulots pris au bord de la mer dans le Cotentin ou encore le festin de fruits de mer du HavreCelui de Barfleur… La fois où j’ai dit «non» à George Clooney

Bon. STOOOOOOOOP. Désolée. Quand je me laisse emporter dans mes souvenirs, j’ai tendance à prendre le large. Je ne voulais pas vous parler des délices de la France aujourd’hui. Je veux plutôt m’attarder sur de savoureux moments made in Québec.

Parce qu’après avoir suivi à distance les escapades gourmandes des foodies de mon pays (merci, chères blogueuses!), j’ai maintenant la chance de renouer à mon tour avec les plaisirs gastronomiques d’ici.

Et depuis mon retour, j’ai eu droit à quelques plaisirs, dont: manger un délicieux lapin BBQ (préparé par le chef Danny St-Pierre) en robe de chambre au bord de l’eau avec les copines; passer une soirée explosive avec Avocado; et jaser un brin avec Jérôme Ferrer, le chef du restaurant Europea, après avoir écouté ses conseils dans le cadre d’un court atelier, disons, semi-privé.

À défaut de pouvoir vous faire goûter, je vous invite à regarder…

1. Mini-atelier avec Jérôme Ferrer au restaurant Europea

Le but de cet atelier où j’ai eu la chance d’enfiiiiiiin rencontrer «en vrai» la charmante Charlotte alias Calliope27 et de revoir la non moins sympathique Gabrielle de pretextes.ca, c’était de faire connaître un nouveau produit lancé par Knorr (Bouillon style maison) et de lancer un concours qui se terminera le 12 septembre. Le prix: un voyage à Londres au cours duquel le gagnant passera une journée en compagnie du chef Marco Pierre White. Si vous avez envie de tenter votre chance, tous les détails sont ici.

Jérôme Ferrer et Marie y ont cuisiné un sauté de poulet au citron et brocoli (vous trouverez la recette ici) et un risotto aux citrons confits auxquels on a goûté. Deux recettes rapides, qui semblent faciles à faire (je vous avoue que je n’ai pas encore eu le temps d’essayer) et pas mal du tout!

Petite portion du sauté de poulet. En bas, vous voyez la main et la fourchette de Gabrielle que je remercie d'avoir patienté le temps de prendre quelques clichés 😉

Le risotto aux citrons confits avec une petite chip de parmesan.

Petites bouchées sucrées pour terminer la dégustation en beauté (rassurez-vous, elles ne sont pas à base de bouillon maison, celles-ci!)

En pleine action...

2. BBQ (deluxe!) du dimanche au Spa

Tout au long de l’été, c’était l’été des chefs au spa BALNEA! Tous les dimanches, un chef reconnu prenait les commandes du BBQ pour préparer une de ses créations. Je m’y suis rendue avec Katerine-Lune Rollet et Marie-Julie Gagnon le dimanche 1er août (je vous reparlerai du spa une autre fois… D’ici là, je vous conseille d’aller l’essayer ;-)). Au menu ce jour-là: lapin de Stanstead grillé au miel avec quinoa, pommes et cressons préparé par le chef Danny St-Pierre du resto Auguste de Sherbrooke. Pur délice!

C'est Katerine-Lune qui a pris la photo. J'en reprendrais une bouchée (ou deux) drette-là!

Le chef Danny St-Pierre croqué par Katerine-Lune Rollet

Les filles ont fini sur une note chocolatée avec ce petit dessert déniché au bistrot du spa

3. Soirée explosive avec Avocado!

Le 14 août, c’était l’anniversaire de Katerine-Lune. Le 14 août, c’est aussi la date qu’a choisie Avocado pour faire «popper» son deuxième pop-up! N’écoutant que notre gourmandise et notre envie de passer une belle soirée, nous avons joint l’agréable à l’agréable et nous sommes rendues à la Tour de Lévis où se déroulait l’événement.

C’est quoi ça, un pop-up Avocado? C’est un restaurant furtif qui, le temps d’une soirée, «poppe» quelque part pour créer une expérience gastronomique unique.

Le 14 août, l’endroit choisi – la Tour de Lévis – nous a permis d’être aux premières loges pour apprécier les feux d’artifice de la Ronde (qui n’ont duré que 15 minutes – snif!).

Vous serez déçus, je le sais, mais j’étais tellement occupée à goûter aux petites bouchées qu’on nous a servies ce soir-là que j’ai commis une grave erreur: j’ai oublié de les prendre en photo! Mais je vous laisse lire le menu ici et vous faire votre propre idée. Vous verrez que même les mots peuvent goûter bon :-).

En revanche je vous ai immortalisé la vue que nous avions du haut de la tour et les étincelles qui ont titillé le ciel.

C'est dans cette charmante tour qu'étaient préparées les petites bouchées...

La seule photo de bouffe de la soirée: le tartare de bar...

La vue du haut de la tour, de jour.

Explosions de couleurs sur la ville...

Les feux d'artifice, ça donne toujours une petite 'twist" magique...

J’ai plongé dans l’art à Roubaix!

Dans mon billet précédent, je vous parlais de l’expo «Un jardin de corazones» que je suis allée voir à la Piscine de Roubaix en 2009. Oui, vous avez bien lu. À la Piscine de Roubaix. Je me rappelle d’ailleurs parfaitement le moment où, dans un Marie-Claire – fraichement acheté au Relay du Metro Nation – j’ai vu le mini encadré. «AGATHA RUIZ DE LA PRADA!» ai-je crié à tue-tête (mais dans ma tête). Persuadée que l’expo se tenait à Paris, j’étais prête à m’y rendre le soir même. Woohoo! Puis (pouet pouet) j’ai vu que je lisais plutôt la page «À voir… Ailleurs en France».

Heureusement, le «ailleurs» en question (Roubaix, à côté de Lille) n’était (et est toujours) qu’à une heure de train de Paris. L’aller-retour se ferait facilement en une seule journée. Le dimanche suivant, par exemple. 😉

C’est ainsi qu’un bon dimanche(!), M. Paul et moi nous sommes retrouvés dans un train, en route vers Nord. La terre de mes aïeux. Eh oui! Selon les dires de mon arbre généalogique, j’aurais du Ch’ti derrière le pompon! Mon ancêtre serait d’ailleurs parti du pays des Ch’tis pour aboutir au pays de Fred Pellerin, Saint-Élie-de-Caxton. Ça me paraît logique…

Mais revenons à l’expo. Comme je le mentionnais quelques paragraphes plus haut, elle se tenait à la Piscine de Roubaix. P.I.S.C.I.N.E. J’avoue que je trouvais les Ch’tis pas mal effrontés de confiner ma chère Agatha aux vestiaires de leur piscine municipale!

C’est en faisant de rapides recherches pour voir où se situait cette fameuse piscine et quelles en étaient les heures d’ouverture, que j’ai compris. C’est que le Musée en question se trouve sur le site de l’ancienne piscine municipale de Roubaix. «Voilà qui explique tout, me suis-je alors dit. Ils ont simplement tout rebâti sur l’ancien site et hop! Lui ont refilé ce nom». Avec des conclusions aussi hâtives, je n’étais pas au bout de mes surprises 😉

Parce que le Musée est plutôt dans la construction originale. Où se trouve encore la piscine!

C’est d’ailleurs une expérience magnifique! Non seulement toutes les pièces de la collection permanente semblent être à leur place dans ce bâtiment art déco, mais la piscine donne une petite touche mi-solennelle mi-apaisante au lieu. Peut-être est-ce dû à l’écho propre aux piscines? Ou aux vertus calmantes de l’eau? Au fait qu’on ne peut traverser l’espace en plein centre (à moins de nager…), ce qui nous oblige à suivre un sens précis lors de la visite? À la douce lumière que laissent passer les vitraux?

Peu importe. Moi, ça m’a fait l’effet d’une petite oasis de calme artistique. Complément idéal à l’éclatante Agatha Ruiz de la Prada avec qui je venais de passer un très très beau moment dans la pièce adjacente réservée aux expos itinérantes.

Je vous ai donné envie d’une saucette? Allez! Je m’y replonge aussi:

De très jolies sculptures font la ronde autour de l'eau.

Les vitraux qui se reflètent dans l'eau contribuent à rendre l'ambiance fort chaleureuse.

Les toiles sont exposées dans de petites pièces à visiter tout le tour de la piscine, et ce, sur deux étages.

Tant qu’à faire le voyage Paris-Lille-Roubaix, nous en avons profité pour marcher dans la ville. Une ville que j’ai tout de suite aimée. Entre autres parce qu’elle a une librairie qui s’appelle Le Furet du Nord (qui tient son nom de la chasse aux lapins avec des furets – une tradition locale – et du fait que la première succursale ait repris les locaux d’un commerce de fourrures). 😉

Mais aussi pour son zoo gratuit, ses fromages, sa vieille bourse, ses petites rues, ses boutiques (fermées le dimanche, par contre)… Bref, pour le feeling général que j’ai ressenti en y mettant les pieds et en la découvrant.

Voici quelques bouchées photographiques, dont l’énorme surprise qui nous a sauté aux yeux lorsque nous avons foulé le sol de la ville:

Les bébés géants d'Europe XXL avaient envahi la rue Faidherbe pour quelques mois...

Une ville qui a une rue du Gros Gérard... ça ne peut qu'être une ville sympa 😉

Nous sommes allés manger au Vieux de la Vieille. Je pense que mon foie s'en rappelle encore: soupe aux maroilles, gratin de la Vieille, mousse aux Speculos... Copieux, mais délicieux 😉 Et l'équipe était super sympathique!

Même Mimi the Clown nous a salués à sa façon!

Mon coup de coeur, c'est le zoo! En plus, l'entrée est gratuite. Vous avez ici quelques uns des p'tits amis qui s'y trouvent (remarquez bien le «singe-Elvis») mais il y a vraiment beaucoup d'animaux et une belle section réservée aux p'tites bêtes exotiques.

Si vous envie de vivre une visite complète de la ville ou d’en savoir un peu plus sur Lille, je vous conseille d’aller faire un tour du côté d’Espadrilles & Champagne. Marie-Julie, Gina et moi y sommes allées 2 jours à la mi-mai et nous avons partagé toutes nos découvertes sur le blogue!


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