Archive for the 'Calembourlingues' Category

Le jeu de mots qui me laissa sans mot…

Comme vous le savez, mon oeil maintenant aguerri fait officiellement équipe avec mon cerveau conditionné aux jeux de mots – parfois poches, pas mal toujours rigolos – afin de vous dégoter les nombreux calembours qui font souvent office de nom de business en France et ailleurs.

Quand j’ai mon appareil photo avec moi, CLIC! Je les attrape et vous les balance ici. Sinon, je suis d’abord déçue: Pourquoi je ne traîne pas TOUJOURS ce foutu appareil avec moi? Puis, si je me trouve dans un quartier chouette (ce qui est souvent le cas à Paris parce que pas mal tous les quartiers sont chouettes), je me dis que ce sera ma belle excuse pour revenir dans le coin.

Chaque nouvelle découverte déclenche sensiblement la même réaction chez moi. Ça commence par un Meuh!, suivi d’un Pfffff, puis d’un Hahaha! Ils sont vraiment incroyables ou d’un Trop fort. J’avoue avoir aussi marmonné quelques Franchement! C’est quoi le lien? voire des Moche… Après cette mini-routine, j’ai généralement plein d’images et d’idées loufoques qui me poppent en tête pour «expliquer» le jeu de mots et je m’empresse de les partager avec vous.

Mais récemment, j’ai été confrontée à un calembour différent. Tout d’abord, ce n’est pas moi, mais bien M. Paul qui l’a déniché (juste pour moi… c’est chou, hein!) alors qu’il était week-end à Nantes. Quand je l’ai vu, sur la photo, j’ai exprimé le Meuh! et le Pffff!, mais rien de plus. À la place, une mini dose de perplexité.

J’ai décidé de dormir là-dessus. Une nuit, 2 nuits, 25 nuits… Il y a comme un bouchon sur mes idées par rapport à ce jeu de mots. Rien ne sort. Je ne parle même pas de page blanche ici, parce que ça se passe avant même qu’il n’y ait une page. Pourtant, il n’a rien de si spécial, ce calembour. Simple, sympathique, facile à attraper.

Je ne sais pas si c’est parce qu’il concerne un art que j’ai toujours particulièrement aimé étudier et savourer et que je considère donc sacré… Mais je ne crois pas. Je pense que c’est plutôt parce que je le trouve, disons, intéressant. Teinté de vérité. Comme un bon conseil.

Petite librairie à Nantes

Lis. Tes. Ratures. Mes ratures, ce sont tous les textes que j’ai écrits et qui n’ont été lus par personne d’autre que moi. Ça m’arrive encore, parfois, de les relire. De ressentir l’essence de ce que j’écrivais il y a plusieurs années avec mes sens d’aujourd’hui. Magique. Ou pathétique .

Mais les ratures, ça peut aussi être les erreurs qu’on souhaite éradiquer de nos souvenirs, mais qu’on arrive seulement à barbouiller maladroitement. Ce serait tellement plus sage de faire un beau gros trait dessus et de relire de temps en temps ce qui se trouve sous cette grasse rature pour ne pas se planter une deuxième fois… non?

Il y a aussi les ratures de listes de to do. Celles qu’on fait le sourire aux lèvres quand une tâche est accomplie. Tellement soulageantes!

Mais moi, mes petites ratures chouchoux, elles sont toutes délicates et elles sont déposées sur les noms des pays que j’ai visités. Celles-là, j’adore les lire! Parce qu’elles ont chacune des pages et des pages de trouvailles, de découvertes, d’anecdotes, de photos… Elles me font parfois sourire, parfois pleurer d’émotion… Et quand je regarde la liste dont elles font partie, celle de tous les pays que je veux visiter, je me réjouis à l’idée qu’il m’en reste en titi, des ratures à faire (et à refaire…)!


Pourquoi va-t-on chez le coiffeur à Paris?

Y’a les femmes qui passent chez le coiffeur parce que la repousse pousse. Y’a celles pour qui la vie sans spraynet ne vaut pas le coup. Y’a aussi celles qui jouent compulsivement avec leurs bouts de cheveux qui se dédoublent, détriplent, déquatruplent et qui décident d’entamer une thérapie de quelques semaines.

À Paris, y’a des coiffeurs spécialisés pour celles qui ont tout simplement…

C'est trop petit pour qu'on puisse le voir sur la photo, mais ils prennent bien sûr les «Sans rendez-vous» pour celles dont le besoin est urgent.

L’histoire ne dit toutefois pas si Toto, du resto d’à côté, va aussi là quand il a besoin d’un petit break de clients.

Ces noms qui s’exportent moins bien…

On l’a constaté dans l’industrie automobile ces dernières années: les différences d’une langue à l’autre font en sorte que certains noms de marque ou de commerces s’exportent moins bien que d’autres…

En tant que Québécoise francophone, quand j’entends parler de Tata Motors c’est inévitable, je souris! Pour les Français qui me lisent, «tata» au Québec, est une variante de «abruti»…

Il y a aussi a nouvelle E-tron de Audi… Pas besoin de traduction ici…

Ces deux exemples sont «purs». Mais il arrive aussi que la prononciation des noms doive être légèrement modifiée ou adaptée pour évoquer une expression correspondante. Une espèce d’hallucination auditive voulue.

Pensez à Schiphol, dont j’ai parlé récemment. On est ici dans un jeu de prononciation qui se rapproche des blagues que font les enfants: «Me chinoyé pendant que japonais à nager pakistanais après moé.» Ouf.

Bref, lors d’une récente escapade à Nantes, M. Paul (merci!) a découvert ce salon de toilettage:

Le salon Esthéti-Chien de Nantes...

L’idée est louable. Un jeu de mots facile et efficace. On comprend. Mais inversez deux syllabes ou prononcez le nom super vite et vous vous retrouvez avec quelque chose qui pourrait se prononcer «Estith’chien». Or, «Esti d’chien»(ou «Ostie d’chien» ou plus insultant, «Ostie d’chien sale»)  est assez répandu chez les Québécois mal engueulés qui souhaitent insulter un tinami. Comme à la 34e seconde de cet extrait du film Slap Shot, ce fameux film avec Paul Newman qui a été doublé en Québécois. La traduction française serait «Putain d’salopard». Genre.

Je dois aussi avouer avoir entendu à quelques reprises le féminin de «Esti d’chien» (Esti d’chienne) en guise de jeu de mot québécois – provenant généralement de la bouche de jeunes ados qui muent – pour Esthéticienne.

Curieuse, j’ai googlé Estheti-chien. Comme je m’en doutais, le nom est plutôt commun en France. Plusieurs villes et villages ont leur salon de toilettage Estheti-chien.

Alors je me suis demandée si certains avaient osé au Québec. Et… oui! J’ai trouvé au moins un Esthéti-chien, à St-Eustache. Nom d’un chien!

Besoin d’un break de cerveau?

Vous en avez marre de philosopher sur tous les sujets d’actualités – ou non? Vous rêvez d’échanger votre cerveau effervescent avec celui de votre écureuil préféré pour pouvoir penser uniquement à la prochaine peanut? Vous êtes fatigués de vous échauffer la cervelle, de vous fendre le coeur et de vous assécher la langue à essayer de trouver des solutions à tous les problèmes de la terre, de l’humanité et de votre petite personne? Pas le choix: vous devez mettre votre cerveau à OFF quelques heures.

Pour ce faire, deux options s’offrent à vous si vous êtes à Paris:

1- Une soirée ciné à regarder tous les classiques de Bud Spencer et Terence Hill
2- Aller prendre un café ici:

O'Philos OFF Café, dans le 12e arrondissement de Paris...

Si vous êtes chanceux, vous rencontrerez peut-être Yogi Berra! Discuter avec lui vous fera un bien énorme! Vous pourriez entre autres apprendre que «Ce n’est pas fini, tant que ce n’est pas fini». Ou encore que «L’avenir n’est plus ce qu’il était».

Il y a aussi Jean-Claude VanDamme. Si vous le croisez, il prendra probablement le temps de vous mettre en garde en vous affirmant que «si [vous parlez] à [votre] eau de Javel pendant que [vous faites] la vaisselle, elle est moins concentrée» ou encore que «le talent, ça se travaille, mais ça ne se perd pas.»

Après ce break, vous n’aurez qu’une envie: aller rejoindre les copains au bistrot du coin et régler tous les problèmes de la terre, de l’humanité et de votre petite personne en dégustant un bon vin…!

Paris illumine MissK

C’est Noël ! Je serai donc bientôt à Montréal… les deux pieds dans la neige, le nez congelé, les joues rouges et la bouche qui fait des p’tits ronds blancs en expirant… C’est le (beau) prix à payer pour passer les Fêtes en famille et entre amis 🙂

Nous savons tous que Dame Nature est généreuse… de nature. Aussi, s’est-elle empressée de faire tomber quelques flocons sur Paris, question que je me réacclimate tout en douceur…

Neige sur Paris

Petit tapis blanc (éphémère) sur Montparnasse...

Toutefois, puisque la neige, si discrète soit-elle, a un effet paralysant et congestionnant sur Paris, Dame Nature ne s’est permis qu’un tout petit oasis de blancheur entre deux jours de pluie.

Eh, oui… Décembre ici, serait plutôt gris si la Ville Lumière n’avait pas décidé d’honorer son nom. Parce que pour contrer cette grisaille, Paris met tout en oeuvre pour briller de mille feux dans tous ses quartiers. C’est l’événement Paris illumine Paris. Ces dernières semaines, j’ai donc fait quelques ballades nocturnes à travers la ville, question de bien en profiter. Je vous propose de refaire quelques trajets en photos…

Vous venez ?

En plus de leurs superbes vitrines, le Printemps et les Galeries Lafayettes se sont parés de leurs plus beaux bijoux lumineux !

Miam !

Tout près des grands magasins, il y a aussi l'Opéra Garnier. Magnifique, non? Sans compter qu'avec l'aide d'une statue, j'ai pu y décrocher la lune...

Un peu plus bas, place André Malraux, j'ai pu voir des beaux des sapins, rois des bouteilles recyclées.

La cour avec la pyramide du Louvre a son p'tit charme ainsi éclairée... Quant à la grande roue de la Concorde, pour la saisir ainsi au centre de l'arche, j'ai dû traverser un trafic de parisiens plutôt mécontents de me voir dans leur chemin (les klaxons en témoignaient) pour me rendre au centre du rond-point du Louvre. Bah... Ça valait la peine et ça leur a donné une nouvelle raison de râler pour faire un peu changement... 😉

Quand j'ai pris la photo, le petit monsieur se tenait ainsi, au milieu de la rue, depuis déjà plusieurs minutes... Je ne sais pas s'il y a passé la nuit...

Quand je suis passée, le «petit» monsieur se tenait ainsi, au milieu de la rue, depuis déjà plusieurs minutes... L'histoire ne dit pas s'il y a passé la nuit...

Enfin ! Je suis souvent passée devant cet Intimi'thé, l'une de mes premières trouvailles calembourlesques de Paris, sans jamais avoir mon appareil photo avec moi. Le voici maintenant immortalisé !

Je crois que j'aurais pu passer la nuit sur le pont, perdue dans mes pensées... et dans les lumières !

On a choisi des teintes de bleu pour Notre-Dame et l'Hôtel-de-Ville... C'est vrai que ça s'harmonise parfaitement avec leur teint.

Ce soir-là, j'ai aussi vu tout plein d'étoiles !

Montmartre et son Moulin Rouge... en feu 😉

La butte de Montmartre est vraiment charmante sous cet éclairage tamisé... Avec ma musique dans les oreilles, j'avais l'impression de marcher dans un nouveau pays des merveilles...

La Basilique du Sacré Coeur qui surplombe Montmartre depuis la fin du XIXe siècle.

Au cours des dernières semaines, j'ai aussi eu la visite d'un de mes oncles. Nous sommes allés célébrer son anniversaire dans un petit resto qui m'avait été recommandé par un ami. Pour sa cuisine, mais aussi pour sa vue. Vous voyez ?

Joyeuses Fêtes à tous !

Ok, mais…

…je serais curieuse de connaître les «si». Parce que si on sait qu’avec des «si» on pourrait mettre Paris en bouteille, il serait légitme de se demander si ces «si»-ci sont vains ? Et jusqu’à que point des «si» vains s’accordent bien avec les mets au menu…

Il avait tout de même l'air bien sympa ce petit resto de Montartre...

Juste à côté de ce resto, se trouve également ce magasin de jouets (ou kidstore pour ceux qui shoppent) :

Perso, les associations de mots «sweet» et «mômes» ou encore «jouets» et «mômes» ne m'inspirent pas l'expression à l'origine du calembour, Home sweet home... Mais comme je n'ai pas d'enfants, mes impressions ne sont que... des impressions. Alors je laisse aux vrais parents le soin de commenter 😉

Bougez pas! On va vous trouver un appart à Paris…

Il paraît que lorsqu’ils ont parti cette agence immobilière de l’Île St-Louis, les deux co-propriétaires sont restés des jours et des jours à se regarder en chiens de faïence, à la suite d’une discussion explosive. Ils étaient incapables de s’entendre sur le nom du commerce. L’idée était d’utiliser leurs deux noms de famille côte à côte, mais chacun voulait absolument  que SON nom apparaîsse en premier.

Leurs épouses, qui ont d’abord profité de leur liberté quelques nuits, ont fini par s’inquiéter. Elles se sont donc rendues sur place. En les voyant, le cul ancré dans leur chaise et les pieds fondus dans le plancher, elles ont crié de concert «Mais que faites vous, à vous regarder ainsi, IMMOBILES ?»

Le visage des messieurs s’est illico éclairé et les deux couples sont rentrés se coucher. L’établissement a ouvert ses portes le surlendemain.

Vous voyez tous ces gens devant? Ils sont en cire et ne bougent pas d'un poil. C'est «concept», hein?


mars 2017
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