Archive for the 'À reculons' Category

C’est (encore) Noël au Printemps

J’ai toujours aimé les décos de Noël. Parce que c’est joli, parce que c’est magique et surtout, parce que ça me rappelle plein de beaux et doux souvenirs.

Mes parents étaient tous deux professeurs alors ils ne travaillaient jamais dans le temps des Fêtes. Noël devenait ainsi une période de vacances-en-famille-à-la maison dont le coup d’envoi était généralement lancé par la création de notre sapin. Plus souvent qu’autrement, ça, c’était notre job à papa et moi. J’adorais notre sapin. Il était tout simple et tout beau. Une beauté amplifiée par le plaisir que je prenais à le monter. Parce que côté accessoires, je crois qu’on n’a absolument rien renouvelé  en 15 ans! Sauf, peut-être, quelques guirlandes lumineuses et l’ajout d’un train électrique pour entourer le petit village (Ah! Papa et ses gadgets!).

Le seul «mauvais» souvenir que je retiens de ces séances de déco du sapin, c’est qu’à l’époque, quand l’une des petites ampoules des guirlandes lumineuses mourait, toutes ses amies s’éteignaient. Par respect pour la défunte, probablement. Mais peu importe, c’était toujours à MOI que revenait la tâche (ingrate) de rechercher le corps mort de la série. J’en profite donc pour remercier chaleureusement celui ou celle qui, un jour dans un laboratoire, a réussi à régler le problème.

Ce petit rituel a cessé lorsque mes parents ont vendu la maison (et les vieilles décos) il y a quelques années. Mais j’étais déjà «contaminée». Alors aujourd’hui, voir les décorations illuminées quand je marche dehors, voir les enfants – et les plus grands – s’émerveiller devant ces dernières, entendre la p’tite musique de Noël, ça gonfle inévitablement mon coeur de joie.

Lors de mon récent passage à Paris, l’une des premières choses que j’ai fait a été d’aller voir si les vitrines du Printemps et des Galeries Lafayette avaient leur look des Fêtes. Et…. Ouiiiiiiiiiiiiiii! Elles l’avaient! Vous vous rappelez comme elles étaient belles, l’an passé? Perso, je les trouvais plus «magiques» que cette année. Mais vous verrez, celles-ci sont tout de même rigolotes.

Question de bien vous mettre dans l’ambiance, je commence par une petite vidéo. Ne regardez pas la qualité(!) des mouvements de caméra qui ont été dictés par les bousculades, tellement il y avait de monde…  Écoutez plutôt la musique… Sourires – voire rires – garantis 😉 Manque juste l’odeur des marrons grillés, mais sinon, c’est comme si vous y étiez!

Et voici les oursons en photos…

À quelques pas de là, il y a aussi Barbie qui s’en donne à coeur joie:

Et ce n’est pas parce que certaines vitrines sont fixes qu’elles ne sont pas magnifiques:

Quoique j’avoue avoir un faible pour les toutous qui dansent sur du Dancing Queen en français…

…et les poupées qui entrent et sortent d’un gâteau géant en chantant Mamma Mia (toujours en français).

J’ai vu vitrine de Mary Poppins velues…

…et une autre de p’tits bums sympathiques.

Mais le plus magique encore une fois, je crois que c’est de regarder les enfants regarder les vitrines… Priceless!

Un peu plus loin, il y a une série de vitrines de différentes couleurs, mettant en vedette des marionnettes. Cest l’heure du festin chez les marionnettes roses:

Tout le monde danse chez les marionnettes rouges:

Et les vertes sont plutôt vertes de peur, puisque des fantômes se sont invités chez elles…

Si j’ai pu voir les vitrines des grands magasins parisiens, j’ai toutefois été hyper déçue lorsque j’ai appris que le méga marché de Noël des Champs-Élysées – que mes yeux ont grandement apprécié l’an passé – ne débutait que le lendemain de mon départ pour rentrer au Québec.

Conscient de ma tristesse, M. Paul est allé y faire une petite séance photo il y a quelques jours.  C’est (presque) comme si nous y étions… Merci, m’sieur! 🙂

De Joliette à Montréal, en passant par Nice

Ce soir, j’ai fait un tour d’autobus voyageur. Quand j’ai acheté mon billet, c’était écrit «Joliette-Montréal» dessus. Je me préparais à une petite heure de route tranquille. Je me suis même dit que j’en profiterais probablement pour faire une sieste. J’étais loin de me douter que je ferais un détour par la France. Quelle merveilleuse escapade!

Tout a commencé lorsque la voix de Bonnie Tyler s’est mise à susurrer à tous les passagers de l’autobus (ça vaut la peine de (re)voir l’intense vidéoclip, même si, pour ce faire, vous devez couper le son après une seconde et quart):

TRABOULIDON! Je suis passée dans une autre dimension… Je suis passée dans l’appartement qu’habitait mon amie Lydie – une Française qui a adopté le Québec quelques années – sur Mont-Royal. Un deuxième étage avec une grande terrasse qui donne sur l’avenue. On est en 2006, je crois. Il neige. Une grosse tempête, de gros flocons. L’effervescence habituelle de la rue a pris congé, laissant sa place à un calme blanc. Silence extérieur. Le peu de sons qui tentent leur chance et essaient de percer dans la nuit sont automatiquement étouffés par la neige.

Dans l’appart, le scénario est tout autre. On rigole et on picole. Bulles au goulot. On virevolte aussi sur des rythmes divers. Soudainement, je vois Lydie se rendre d’un pas résolu vers son lecteur CD (eh non, on n’est pas à l’ère du MP3 universel encore!). Elle en met un nouveau, sélectionne la track désirée, monte le volume et se rend à la grande fenêtre du salon, m’attrapant par la taille au passage. C’est du sérieux. On s’arrête devant la fenêtre. On avale des bulles à tour de rôle en regardant les gros morceaux de ouate danser doucement dans la nuit et, alcool aidant (ou nuisant, c’est selon) on leur chante à tue-tête les paroles de Bonnie: «Turnaround, every now and then I get a little bit lonely and you’re never coming around… Turnaround, Every now and then I get a little bit tired of listening to the sound of my tears»… C’est ce qu’on appelle un «moment». Oh, wow! J’adore ce pouvoir qu’à la musique de me faire voyager dans mes souvenirs…

Soirée unique. Moment magique avec ma p’tite Lydie. Depuis, elle est rentrée dans son pays et s’est transformée en Lydice de Nice…  Ah, Lydie!

TRABOULIDON! Toujours assise sur un siège d’autobus trop doux et trop mou, je suis (encore) passée dans une autre dimension. Cette fois, je suis passée dans l’appartement qu’habite aujourd’hui Lydie, sur la côte méditerranéenne. Je suis allée l’y voir deux fois: au début et à la toute fin de mon année française. Suivez-moi! Je vous emmène au bout de la terre. Je vous emmène au pays des merveilles. Et je vous confirme que la misère est définitivement moins pénible au soleil!

J'ai même l'air zen, ainsi assise sur les galets au bord de la mer...

Pendant ce temps, les enfants, eux, s'amusent...

La promenade des anglais, qui longe la mer.

Clichés de marché

Paraît que Thereza fait la meilleure socca (pâte à base de farine et de pois chiches) de Nice. La mine ravie de M. Paul qui en tient dans ses mains semble confirmer le tout...!

Images de ville, église russe et même le diable. Celui qui s'habille en Prada.

Balade du mardi... Ou peut-être du mercredi...

Vues de la colline du Château. Le château n'existe plus puisqu'il a été complètement rasé à la demande de Louis XIV.

Sur la colline, il y a un parc. Et dans ce parc, il y a MissK qui s'amuse avec les enfants.

Sur la colline, il y a aussi une magnifique chute...

Je suis allée faire un tour au Musée Matisse (en haut) et me suis également rendue au pied de son tombeau (en bas)

*silence*

Je vous présente la belle Lydice de Nice, grande responsable de ces doux souvenirs! Elle pose ici devant l'Opéra de Nice.

Où est MissK?

Pas à Paris (où était le beau Jude Law la semaine dernière. Snif!). Plutôt au Québec. Entre Montréal, Joliette et l’Ile-des-Soeurs. Mont-St-Hilaire et St-Basile, aussi, la semaine dernière. Bromont au début du mois. St-Donat demain…

Je viens d’ailleurs de m’arrêter pour faire une petite session de calcul mental et je vous avoue que je suis un peu sous le choc. Ça fait près de trois mois que je suis rentrée de France. Trois. Comme dans juin, juillet et août. Et ça fait presqu’aussi longtemps que je n’ai pas ajouté un seul pixel à ce blogue (shame on me!).

Ce n’est pourtant pas parce que je n’ai rien à dire! MissK n’est peut-être plus à Paris, mais je me rassure moi-même, je n’ai pas l’intention d’arrêter de vivre d’aventure en aventures.

Il faut toutefois dire que mes aventures se sont majoritairement déroulées dans mon lit les premières semaines. In my dreams. Tut, tut, tut. Quand je dis «dans mon lit» et «in my dreams», c’est dans le sens de DORMIR. Ben oui. C’est plate, mais c’est ça qui est ça. J’avais réussi à me monter toute une dette et Morphée commençait à sérieusement s’impatienter. J’ai donc remboursé tous mes dodos d’un coup et je me suis même fait un petit coussin d’économies au cas où.

Les heures où je ne dormais pas, j’ai alterné entre travail et – au cours du dernier mois et demi – visites à l’hôpital (mon petit papa dont j’ai parlé ici n’a malheureusement plus vraiment de plumes du tout. Je ne sais s’il sortira de là. Je veux donc passer un max de temps avec lui).

Côté boulot, j’ai écrit. Pas sur ce blogue, mais j’ai écrit! Et question d’atténuer la transition, j’ai d’abord parlé de… champagne! Si vous avez envie de tout savoir sur ce divin nectar à bulles, je vous invite à lire ces 15 petits secrets sur le site de Clin d’Oeil… Sachez qu’il y en a aussi 15 de plus dans la version papier du magazine en kiosque (une briiiiiiique rose qui souligne agréablement le 30e anniversaire de Clin d’Oeil!).

Dans ce même numéro, vous pourrez aussi découvrir la mégaliste Clin d’Oeil: 30 des nouvelles tendances de l’heure. De Montréal à Tokyo en passant par Sao Paulo, je me suis offert un tour du monde virtuel pour les dénicher. Voyages dans le temps, beauté à crédit, virtuel qui devient réel, entomophagie, divorces on-demand, architecture santé, porter la jupe sans se raser… j’ai eu un plaisir fou à les trouver! Je suis aussi partie à la chasse aux activités gratuites à travers le Québec. On en a listé 30 (toujours pour les 30 ans)! Comme un petit agenda pour s’amuser sans se ruiner.

Parmi les autres articles concoctés au cours de ces trois mois, certains paraîtront dans les numéros de Clin d’Oeil d’octobre (le numéro rose, un spécial cancer du sein) et de novembre. Je vous en reparlerai. Mais je peux vous dire que pour l’édition d’octobre, j’ai consciencieusement mis en pratique les conseils prodigués dans l’un des textes et que l’autre, dont le sujet est fort touchant, a réussi à m’arracher quelques larmes…

Oh! Et pour ceux d’entre vous qui ont des enfants et qui sont actuellement en pleine rentrée scolaire, je vous invite à lire mon dossier sur le sujet sur FemmeWeb.

Donc MissK, elle est bien là. Et elle n’attendra certainement pas trois autres mois avant de raconter et de «montrer» de nouvelles aventures sur ce blogue. Je peux même vous dire que mon prochain billet sera délicieusement savoureux!

À bientôt!

Qu’est-ce qui cloche à Amsterdam ?

En débarquant de l’avion à Schiphol, en novembre 2009, j’ai su que mon long week-end se déroulerait sous le signe de la bonne humeur. Connaissant un peu l’histoire et la réputation de la capitale des Pays-Bas, je savais déjà que  je verrais (et sentirais) des choses qui ne courent pas légalement les rues ni dans mon pays d’origine, ni dans mon pays d’adoption temporaire.

D’ailleurs, arriver dans un aéroport dont le nom (Schiphol, je vous le rappelle) prononcé en français est un homophone de la célèbre expression «Chis folle» (i.e. «Je suis folle» exprimé avec un lourd accent d’origine inconnue), ça met déjà de bonne humeur. Surtout que je ne suis pas la seule à avoir pensé à cette blague poche. D’un seul regard, j’ai compris que mon partenaire de voyage s’était fait exactement la même réflexion. Et vous? Vous l’êtes-vous faite en lisant ces lignes?

Cela dit, la charmante ville a réussi à me prendre par surprise plus d’une fois au cours du week-end. Mais qu’est-ce qui cloche à Amsterdam? Est-ce…

…les Coffee Shops qu’on trouve à tous les coins de rue?

Je savais qu’il y en avait. Je savais que parfois, de fortes émanations de pot chatouilleraient mes narines en marchant dans la rue. Mais je ne savais pas qu’il y en avait AUTANT. Au point où c’étaient finalement les odeurs AUTRES que celles du pot qui titillaient mes narines, ces dernières s’étant acclimatées à l’odeur prédominante comme elles le font dans chacune des villes que je visite (certaines fois avec plus de difficulté…).

J’ai aussi été impressionnée par la variété de joints disponibles! À Amsterdam, on peut choisir son pètard comme on choisit son café. Moulu, pas moulu? Corsé, doux, piquant? Roulé, pas roulé? Pour ici ou pour apporter? Un peu plus et les préposés au pot offrent de participer à un concours «Déroule le rebord»…!

…les sacs à vomi et les vibrateurs qui se mêlent aux shampoings et aux bonbons pour enfants chez Etos?

Des sacs à vomi, j’avoue que ça peut être pratique pour les femmes enceintes… Quoique j’avoue aussi ne pas avoir vu beaucoup de bébés et de poussettes, à Amsterdam. (Je vous épargne donc ce que mon cerveau s’est permis de penser en lien avec les munchies de toutes sortes qu’on peut acheter à chaque coin de rue…).

Vous voulez de la finger food? Il y en a partout à Amsterdam!

Mais si on revient aux femmes enceintes, en faisant quelques recherches, j’ai trouvé ce site sur lequel les plus coquettes peuvent même acheter des sacs so cuuuuuutes ! . Quoiqu’une femme qui dépose le contenu de son déjeuner dans un sac, ça peut difficilement être coquet…

Cela dit, au Québec, le marché du sac à vomi ne semble pas avoir été exploité… La pharmacienne du Jean Coutu à qui j’ai demandé si elle en avait m’a d’ailleurs confirmé que ça ne se vend pas dans leur établissement (elle a même appelé aux approvisionnements pour vérifier). Ils n’en ont donc pas, même pour les femmes enceintes. Entrepreneurs en herbe, c’est votre chance 😉

Oh! Et en passant, toujours en cherchant de l’info pour voir si nous en avions au Québec, je suis tombée sur le site web d’un collectionneur de sacs à vomi… Si ça vous intéresse, c’est ici ! Il a déjà 1319 sacs différents provenant de 488 compagnies aériennes dans 133 pays!

Quant aux godemichets, toute naïve que je suis, j’ignorais totalement que Durex avait une part de marché dans l’industrie du dildo (si vous non plus ne saviez pas, vous pouvez constater ici…) J’ai donc été surprise de voir des vibrateurs de toutes grosseurs côtoyer condoms et KY de la typique section «sexualité» de la pharmacie. J’ai été encore plus étonnée de constater qu’ils se trouvaient juste à côté de la section «bonbons et jujubes». Même hauteur, 2 pouces plus loin à droite… J’imagine le p’tit gars faire une crise parce que sa maman ne veut pas lui acheter le gros suçon blanc mauve. Ou au contraire, être secrètement heureux de constater que sa maman a discrètement glissé le même gros suçon mauve dans son panier d’achats et ensuite faire une crise à la maison parce qu’elle ne le lui donne pas… 😉

…les ruelles complètes de vitrines exposant de jolies jeunes dames presque nues qui vaquent à leurs occupations en attendant le prochain client?

Tout le monde a entendu parler du Red Light d’Amsterdam. J’en avais entendu parler. Mais le lire ou le voir en photo et le «vivre», ce sont des choses complètement différentes. Personnellement, j’ai été déstabilisée. Toute mon ouverture d’esprit s’est vue submergée par mes émotions. Difficile à décrire… De toute façon, il y a probablement autant de réactions qu’il y a de monde…

Pour moi, voir ces jolies jeunes dames presque nues s’affairer à leurs occupations quotidiennes (certaines lisent des magazines, d’autres parlent au cellulaire, y’en a qui semblaient dormir les yeux ouverts…) en attendant le prochain client, ça m’a semblé irréel. Disons que ça a stimulé le p’tit bout de mon cerveau qui consacre ses pensées à l’éthique… Comme c’est toléré et que ça se passe dans un environnement «contrôlé», est-ce qu’on peut davantage parler de «choix» pour les principales intéressées?

Je ne me suis pas attardée dans le quartier…

source: pocketburger.com

… le fait qu’on puisse se faire demander «Show me the way to the next ***… (and don’t ask why)» ?

Dans presque toutes les villes que j’ai visitées ou habitées, il y a quelqu’un qui m’a accosté pour me demander «Le Musée TrucMuche» ou «la rue Bidule»,  «c’est par où?». Ça a commencé à Rawdon, puis à St-Jérôme, Montréal, NY, Paris, Rome, Prague… Même à Shanghai! Je ne crois pourtant pas avoir l’air d’une asiatique et à voir comment les Chinois me scrutaient du regard, eux non plus ne voyaient pas vraiment de ressemblance…!

À Amsterdam, j’ai eu droit à u nouveau type de question disons… inédit. Deux hommes complètement saouls m’ont demandé non pas le chemin vers le next Whisky bar», mais plutôt vers THE PROSTITUTES. Crié à tue-tête, à quatre ou cinq reprises, toujours suivi de rires gras. De la grande classe. Je leur ai pointé les néons rouges de l’autre côté du pont et j’ai failli leur suggérer de d’abord passer par un Coffee Shop pour se calmer un tit peu… 😉

….le fait qu’on voit des XXX partout… Et que ce soit parce que c’est le symbole de la ville ?

Pour une ville qui a un red light aussi «présent», ce drapeau semble prédestiné… Mais non! Mon esprit tordu s’est fourvoyé. Les XXX réfèreraient plutôt à St-André, le patron de la ville… (Oui, moi aussi j’ai pensé «Bon, on passe du sein au saint»).

Selon ce que j’ai lu, dans la tradition populaire, elles symbolisaient le supplice de St André. Chaque croix était censée protéger Amsterdam de trois grands fléaux ou catastrophes : ls inondations, les incendies et la peste. Mais depuis 1945, toujours selon ce que j’ai lu, leur signification aurait changé et elles représenteraient plutôt les valeurs morales de la ville: héroïsme, résolution et miséricorde, en lien avec l’attitude du peuple sous l’occupation allemande.

Les XXX d'Amsterdam...

…le fait qu’un petit homme se soit installé sur la branche d’un arbre et tente de la scier depuis de nombreuses années…?

Il est quand même mignon, non?

… le fait que les bouchons de circulation soient causés par… des vélos?

Il y a beaucoup plus de vélos que de voiture à Amsterdam. La loi non-écrite mais fort pratiquée est de donner priorité: 1- aux vélos, 2- aux tramways, 3- aux piétons, 4- aux fourmis, 5- aux chats, 6- aux chiens, 7- aux voitures… Faites bien gaffe de regarder s’il n’y a pas un vélo qui arrive avant de traverser… Certains roulent d’un coup de roue décidé… à ne pas arrêter peu importe que l’obstacle soit humain ou non!

Il y a plus de vélos que de voitures, ça c'est sûr!

Résultat? Ça sonne de partout!

Il n’y a donc finalement rien QUI cloche à Amsterdam…  Mais il y a DES cloches qui s’égosillent à nous en fatiguer les tympans! Celles des vélos et celles du Tramway. De retour à Paris, j’en ai eu pour trois semaines à entendre des drrrrrrrrrrrrrring en écho dans ma p’tite tête… 😉

Ça m’a d’ailleurs inspiré une série de photos…:

Bien qu’elle soit surprenante sur certains points, Amsterdam est aussi une ville que j’ai adoré marcher! Une ville que j’ai trouvé mignonne. Oui, oui, mignonne! Comme en témoignent ces photos:

Dans le port d'Amsterdam, je n'ai pas vu les marins de Brel...

Vous voyez comme c'est mignon?

Il y a le Musée Heineken pour les messieurs...

...et le Musée de la Sacoche pour les madames... 😉

On peut marcher longtemps...

...tout en faisant des pauses rigolottes!

Cancer du sein: ces signes que l’on connaît moins…

Le mois d’octobre, c’est le mois du cancer du sein. Un sujet que je connais bien. Ma grand-mère l’a eu, ainsi que deux de mes tantes et ma maman. Ma mère a malgré tout été «chanceuse». Son cancer a été diagnostiqué tôt et elle n’a pas eu besoin de faire des traitements de chimiothérapie. Dans son cas, «opération + radiothérapie = c’est fini». J’ai aussi plusieurs personnes que j’aime beaucoup qui ont dû vivre cette dure épreuve. Certaines avec succès. D’autres, malheureusement, y ont laissé leur peau. Et l’eau de nos larmes.

Quand Clin d’Oeil m’a demandé si je voulais écrire un papier sur le cancer du sein et les signes qu’on connaît moins, je n’ai pas hésité. Si ma mère a pu s’en sortir et ce, avec moins de traitements que d’autres, c’est dû:

  1. à la forme de cancer qu’elle avait, bien sûr, qui n’était pas agressive;
  2. au programme de dépistage auquel elle participe assidûment compte tenu de ses antécédents familiaux.

Mais le cancer du sein n’est ni une simple histoire de famille, ni une simple histoire de bosses, ni une simple histoire d’âge. L’âge et les antécédents familiaux sont des facteurs de risque importants. La bosse est le signe le plus fréquent. Mais quand on parle de cancer, ce n’est pas l’exception qui confirme la règle, mais bien LES exceptions. Même si c’est moins fréquent: OUI, on en détecte chez des femmes beaucoup plus jeunes; NON, les antécédents familiaux ne constituent pas un préalable obligatoire; et surtout, NON, la bosse n’est pas le seul signe menant au diagnostic. Ces signes moins fréquents, c’est donc le sujet de l’article que j’ai écrit : Cancer du sein : Les signes qu’on connaît moins.

J’en profite pour remercier Marie-Julie, qui m’a offert d’écrire l’article; Diane Pelletier, médecin de famille orientée en santé des femmes et en pédiatrie qui a eu un cancer du sein et Isabelle Vallières, radio-oncologue au CHUQ, les spécialistes auxquelles j’ai parlé; ainsi que toutes les femmes qui m’ont généreusement raconté leur expérience. Des expériences uniques et tellement touchantes… mais tellement «personnelles». Je ne peux que leur offrir à chacune de gros câlins en COD (câlins-on-demand)… À prendre si elles en ont envie/besoin. Parce que moi, devant l’intensité de leurs expériences, je suis intarissable de câlins!

La première page de l'article dans le magazine Clin d'Oeil.

La première page de l'article dans le magazine Clin d'Oeil.

AJOUT: Je réalise que quand j’ai publié mon billet, tout un paragraphe est disparu entre le «pomme-C» et le «pomme-V»! Le voici…

L’article est dans le numéro d’octobre de la version papier du magazine Clin d’Oeil, le fameux numéro ROSE qui chaque année est dédié au cancer du sein. Année après année, l’équipe travaille très fort pour trouver des nouveaux sujets, aborder la question sous des angles différents et… soutenir la cause. Au-delà de cet article, c’est donc tout le magazine papier qu’il faut se procurer :-).

Todo sobre el mar (Tout sur la mer), version originale normande

Mon premier week-end d’octobre s’est étendu sur 4 jours. Non ce n’est pas un autre jour férié français qui se trouve à l’origine de cette extension. C’est vrai qu’ils en ont tout de même une dizaine de plus que nous au Québec… mais ces derniers presque tous concentrés dans le mois de mai. L’automne, les préposés à la saine répartition des jours fériés ont choisi de laisser un nombre de jours de travail consécutifs (presqu’)assez consistant. Pourquoi? Pour permettre aux travailleurs de prendre au moins quelques-unes des journées de repos qui leur restent des cinq semaines de vacances annuelles auxquelles ils ont droit ou de leurs (en moyenne) 10 jours de RTT… évidemment !

Ce qui me fait d’ailleurs penser à une (autre) différence que j’ai noté entre le «Français de France» et le «Français du Québec»: alors qu’au Québec, on prend congé, en France, ils placent un congé. Alors que les uns semblent avoir peur d’en manquer en prenant, les autres se débarrassent des leurs en les plaçant…

Mais avec toutes ces histoires de vacances (ah! les vacances, la plage, le soleil…!), je m’éloigne totalement de mon sujet. Sujet que vous ne connaissez d’ailleurs pas encore. Je pourrais donc décider dès maintenant de vous faire changer de route… De vous emmener à une toute autre place que celle prévue lors de la rédaction de mon premier mot et vous ne le sauriez même pas. Ce qui n’a, par conséquent, aucun intérêt. Vaut mieux rester accrochée à mon idée de base.

Je vous parlais donc d’un week-end de 4 jours devenu réalité non pas grâce à un férié, un congé annuel ou un RTT, mais plutôt parce que, ayant bossé tout le week-end précédent pour une opération sur le Championnat d’Europe de concours complet de Fontainebleau, je devais – et j’avais bien besoin de -poser des journées pour reprendre les heures travaillées le samedi et le dimanche.

Où suis-je allée me reposer, selon vous? Je vous le donne dans le mille: dans mon petit B&B adoré !

Je ne l’écrirai pas trop fort parce que je sais que mes amis Québécois en ont un peu marre de la flotte (avec jeux de mot aussi poche qu’un pétard mouillé en prime…), mais, j’espérais silencieusement enfin pouvoir sentir la mythique pluie normande sur mes joues au cours de ce voyage… C’est l’automne, après tout.

Mais mon voeu ne fut pas exaucé. Les chapelets sur les cordes-à-linge doivent probablement être encore efficaces… Parce que mis à part la mer et les bouteilles de Badoit, la seule forme d’eau que j’ai pu voir se résume à quelques gouttelettes au retour, à hauteur de Pont-Lévêque. Sans plus. Je ne suis même pas sûre à 100% que cette bruine n’était pas un mirage occasionné par une exposition prolongée à la sécheresse… Peut-être nos petits-enfants visiteront-ils le désert de Normandie dans quelques années, qui sait ?

Cela dit, je n’ai peut-être pas vu de pluie… mais j’ai très bien vu la mer et plusieurs de ses délicieux fruits au Festival Tout sur la mer de Granville. Un tout petit festival, débordant de grandes saveurs!

Sans compter qu’en m’y promenant, je suis tombée face à face avec un fantasme de jeunesse! Enfin… Vous savez, les filles, ces petits livres Harlequin pour ados, que nous avons toutes lus pendant une période courte, mais intense de notre adolescence. Ceux issus de la version 1988 de la collection Coeur Grenadine d’aujourd’hui. Il y avait souvent une histoire d’amour de vacances à Key West ou Cape Cod mettant en vedette une jeune zurbaine en vacances au chalet familial et un jeune pêcheur de la côte ténébreux, un peu sauvage et DOOOONNNNTTT fin, pis beau, pis attentionné, pis toute pis toute. Il sentait même pas le poisson après ses journées de travail!

Eh bien, j’ai vu le papa de l’un d’entre eux! C’est un Normand qui pratique la pêche sportive et qui se trouvait sur place pour parler de sa passion. DOOOONNNNTTT fin, pis beau, pis attentionné, pis toute pis toute. J’ai jasé un peu avec lui, le temps qu’il m’explique ses histoires de pêche. J’étais sur le point de lui demander s’il avait un fils, mais j’ai plutôt largué les amarres. Parce que je voyais quelqu’un taper du pied en m’attendant au loin et puis je me suis dit que de toute façon, ces histoires-là, ça finit toujours sur une note tristounette du genre « ils passèrent un bel été et vécurent ensuite leur vie chacun de leur côté. »  🙂

Les nombreuses dégustations de produits de la mer et de vins du terroir ont tôt fait de me consoler! Miam miam! Puis à la toute fin du parcours se trouvait la tente des produits «bruts»! C’est ici que j’ai sorti mon appareil photo…

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Tout plein de poisson frais... avec parfois des tronches rigolottes 🙂

Des petites coquilles aux mille et une surprises...

Bulots et amandes, des petites coquilles aux mille et une surprises...

J'avoue que celle-ci, j'ai un p'tit pincement quand je la vois...

J'avoue que celle-ci, j'ai un p'tit pincement quand je la vois... Mais M. Paul m'a dit que «ça fait partie de la vie»... C'est comme les casques de poil que les gens abandonnent sur les bords d'autoroute...

Une p’tite virée vinicole en Bourgogne pour MissK

Il y a déjà un mois – (avis aux lecteurs sensibles: je m’apprête à écrire un cliché bien senti) – eh que le temps passe vite! – je me suis évadée loin de Paris, un petit week-end où j’étais particulièrement en manque de verdure. Direction la Bourgogne, une décision de dernière minute basée à la fois sur son rapport proximité/dépaysement (je n’avais pas envie de me taper 10 heures de route aller-retour entre le vendredi soir et le dimanche après-midi) et le hasard (parce que j’aurais très bien pu aller en Champagne, en Basse-Normandie ou retourner dans la Loire, par exemple).

Donc direction la Bourgogne et ses trésors du nord. Faute de temps, je me suis réservée le sud – Beaune, Dijon et leurs alentours – pour une prochaine saucette.

C’est autour de minuit le vendredi que je suis débarquée au IBIS d’Auxerre. Oui, minuit. Et ce, malgré un départ en début de soirée. Parce qu’au cas où vous ne le sauriez pas, les vendredis soirs, le périphérique parisien a des allures de pont Victoria quand le train passe à 7h45 le matin. C’est pareil, mais sans le train, sans l’eau et sans le pont.

Je dois vous avouer que j’étais vraiment très fatiguée. Plus que ce que je ne croyais… Je m’en suis rendue compte parce que moi qui arrive à dormir comme un loir dans les endroits les plus inusités (pensons à un bruyant bar espagnol à la clientèle tapageuse en plein milieu de l’après-midi), eh bien je me suis fait réveiller toutes les demi-heures par les voitures qui passaient dans la rue sur laquelle la fenêtre de notre minuscule chambre donnait. Résultat? À 6h30 du mat, n’en pouvant plus, je me suis levée, habillée, et je suis descendue à la réception, bien décidée à obtenir une chambre «côté rien» pour la nuit suivante ou à changer d’hôtel.
C’est à ce moment précis que j’ai eu la preuve incontestable que le terme «service à la clientèle» existe bel et bien en France. Oui, oui! Même si les employés et les propriétaires de certains restaurants et de quelques établissements hôteliers de ce magnifique pays auraient besoin d’une formation intensive sur «le traitement des clients», il ne faut pas généraliser. Dans ce cas-ci, à 6h30 du mat, j’ai eu la chance de tomber sur une dame fort compréhensive qui a fait des pieds et des mains pour rapidement me trouver une chambre avec fenêtre sur cour intérieure. J’avais vu un petit papier indiquant que IBIS offrait le «Contrat satisfaction 15 minutes» à ses clients. Je vous confirme que c’est vrai pour leur hôtel d’Auxerre.

C’est donc le sourire aux lèvres malgré mon manque de sommeil que je suis ensuite sortie faire une petite promenade matinale. En sortant de l’hôtel, la première chose que j’ai aperçue, c’est la belle cathédrale Saint-Étienne. Difficile de faire autrement, puisqu’elle s’élevait directement «in my face». Je l’ai immortalisée alors qu’elle se faisait doucement caresser par le soleil du matin…

La Cathédrale St-Étienne au p'tit matin... et au p'tit soir ;-)

La Cathédrale St-Étienne au p'tit matin... et au p'tit soir 😉

Je mentirais toutefois si je vous disais que j’ai eu un coup de coeur pour la ville. J’ai tout de même apprécié ma petite promenade du matin ainsi que celle faite avec M. Paul en début d’après-midi.

C’est lors de cette deuxième balade que j’ai rencontré Marie Noël, de son vrai nom Marie-Rouget, une poète née à Auxerre en 1883, dont la vie et l’oeuvre ont été marquées par un amour de jeunesse déçu, l’attente d’un grand amour qui ne s’est jamais pointé, la mort prématurée de son petit frère et «les crises de sa foi» pour reprendre les termes exacts de notre p’tit Joe Connaissant favori, Wikipedia. Pour toutes ces raisons, j’ai eu envie de la consoler en lui donnant un gros baiser…

Sssssmmmmmmaaaaaccccckkkkk!

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C’est après ce ce gros câlin qu’on a pris la route des vins. Ou LES routes du VIN…

Du raisin à perte de vue...

Du raisin à perte de vue...

Après quelques arrêts – et quelques dégustations – nous cherchions une dernière cave à découvrir. «Dernière», pour des raisons à la fois budgétaires et hépatiques.

La dégustation, un rôle que je prends très au sérieux!

La dégustation, un rôle que je prends très au sérieux!

C’est alors que j’ai aperçu la belle petite maison de Thierry Richoux. «LÀÀÀÀÀÀÀ!», ai-je violemment crié dans le tympan de mon voisin-conducteur, pointant l’endroit du doigt. Nous y avons été chaleureusement accueillis par Thierry Richoux et son épouse Corine. Cette dernière nous a emmenés dans son impressionnante cave, puis a passé une grosse heure à nous expliquer passionnément leur «vocation» de vignerons, à nous faire goûter et découvrir les subtilités de chacun de ses vins… et à répondre à mes nombreuses questions.

Très soucieux de respecter le terroir et de préserver l’esprit du véritable métier de vigneron, Thierry, Corine et leurs employés saisonniers (pour ne pas dire «vendangiers») continuent à faire les vendanges de façon traditionnelle: tous les raisins sont récoltés manuellement.

Nous sommes repartis avec 3 caisses de vin tellement nous avons été charmés ! Impossible de jeter notre dévolu sur les produits issus d’une seule année: tous les vins goûtés ayant chacun leur p’tite arme de séduction massive.

Après cette belle découverte, nous avons décidé de prendre une petite marche dans le village d’Irancy, question de redescendre notre moyenne générale sous le «.08»…

Comme c'est souvent le cas en France, le village d'Irancy déborde de belles petites surprises...

Comme c'est souvent le cas en France, le village d'Irancy déborde de belles petites surprises...

Deux-trois coins de rues plus tard, nous avons rencontré une troupe de danse traditionnelle originaire d’Angleterre, qui sautillait gaiement sur des rythmes folkloriques.

Avouez que juste en regardant la photo... on entend la musique...

Avouez que juste en regardant la photo... on entend la musique... Swignez vot' compagnie!

Il n’en fallait pas plus pour que mes racines nourries de danse en ligne et de sets carrés énergiquement animés par mon papa ne refassent surface.

Heureusement, les sympathiques danseurs m’ont généreusement adoptée le temps de quelques stepettes. Rien de mieux pour ramener le compteur d’alcoolémie à zéro!

C'est à s'y méprendre, n'est-ce pas? Il ne me manque que le p'tit costume.

C'est à s'y méprendre, n'est-ce pas? Il ne me manque que le p'tit costume.

Ce soir-là, on a fini la soirée à Chablis, où j’ai eu une grosse pensée pour tous mes amis Québécois en passant devant la maison Laroche, dont les vins sont largement distribués à la SAQ. Par politesse, je vous épargne le prix des bouteilles ici en France… 🙂

En direct de Chablis...

En direct de Chablis...


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