Archive pour octobre 2009

MissK fait la une du magazine Vogue… euh… DES magazines Vogue!

Imaginez. C’est dimanche. Le temps est incertain. Il est 10 heures du mat. Vous traînez au lit avec une profonde envie de rien, sinon faire pipi. Et encore. Votre corps est tellement ankylosé que vous ne sentez pas votre envie, si envie il y a. Vous vous demandez si cet engourdissement est dû à vos 26 heures de sommeil sur 48 ou aux relents du rhume violent que vous vous êtes tapé ces derniers jours. Puis merde. Vous arrêtez de penser. Cette activité vous coiffe d’une tuque de douleur.

Ça y est? Vous arrivez à imaginer? Alors bienvenue dans ma peau! Vous venez de découvrir l’état exact dans lequel je me trouvais dimanche dernier.

Selon vous, que fait-on lorsqu’on se trouve dans un si piètre état, un dimanche matin à Paris? On reste couché? Meuh non! On se donne un coup de pied au derrière, on s’habille, et, profitant de notre état semi-comateux pour justifier notre «douce délinquance» comme le dit M. Paul, on se rend sur les Champs Élysées avec notre photographe attitré pour une séance de photos!

Peu importe le rhume et la fatigue, MissK fera la une du Vogue! Et ce, pas mal de fois plutôt qu’une. Au prix des critiques de certains piétons frustrés parce que cette importante séance photo leur bloquait la vue et de l’impatience du photographe qui a dû reprendre la majorité des poses deux, trois, voire quatre fois avec des angles différents.

L’idéal aurait été que je puisse à la fois poser ET prendre les photos, mais je manque encore de pratique.

Malgré tout, je peux affirmer sans me tromper que:

  1. – le photographe a eu bien du plaisir (il l’a dit ici!)
  2. – une telle séance de pitreries remet sur le piton
  3. – certains piétons parisiens manquent tristement d’humour
  4. – j’adoooooooooooooooore passer mes dimanches après-midi à m’amuser ainsi
Des heures de plaisir... gratuit :-)

Des heures de plaisir... gratuit 🙂

Mes talents de mannequins gagneraient à être inexploités... Mais mes talents de transformation d'un dimanche moche en dimanche drôlement rigolo, eux... euh... ils semblent bien réels!

Mes talents de mannequins gagneraient à être inexploités... Mais mes talents de transformation d'un dimanche moche en dimanche drôlement rigolo, eux... euh... ils semblent plutôt innés!

Même Le Point! Vous trouvez pas que mon foulard fait «où est Charlie, alias MissK»? Toujours est il que cette photo rend hommage au texte de M. Paul qui prédisait une couverture de quelques jours pour cette affaire. Finalement, tout s'est terminé deux semaines plus tard, alors que Jean a renoncé à son poste à l'EPAD...

Même Le Point! Vous trouvez pas que mon foulard fait «Où est Charlie, alias MissK»? Toujours est il que cette photo rend hommage au texte de M. Paul*** qui prédisait une couverture de quelques jours pour cette affaire. Finalement, tout s'est terminé deux semaines plus tard, alors que Jean a renoncé à son poste à l'EPAD...

***Pour lire le texte de M. Paul, c’est par ici!

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Cancer du sein: ces signes que l’on connaît moins…

Le mois d’octobre, c’est le mois du cancer du sein. Un sujet que je connais bien. Ma grand-mère l’a eu, ainsi que deux de mes tantes et ma maman. Ma mère a malgré tout été «chanceuse». Son cancer a été diagnostiqué tôt et elle n’a pas eu besoin de faire des traitements de chimiothérapie. Dans son cas, «opération + radiothérapie = c’est fini». J’ai aussi plusieurs personnes que j’aime beaucoup qui ont dû vivre cette dure épreuve. Certaines avec succès. D’autres, malheureusement, y ont laissé leur peau. Et l’eau de nos larmes.

Quand Clin d’Oeil m’a demandé si je voulais écrire un papier sur le cancer du sein et les signes qu’on connaît moins, je n’ai pas hésité. Si ma mère a pu s’en sortir et ce, avec moins de traitements que d’autres, c’est dû:

  1. à la forme de cancer qu’elle avait, bien sûr, qui n’était pas agressive;
  2. au programme de dépistage auquel elle participe assidûment compte tenu de ses antécédents familiaux.

Mais le cancer du sein n’est ni une simple histoire de famille, ni une simple histoire de bosses, ni une simple histoire d’âge. L’âge et les antécédents familiaux sont des facteurs de risque importants. La bosse est le signe le plus fréquent. Mais quand on parle de cancer, ce n’est pas l’exception qui confirme la règle, mais bien LES exceptions. Même si c’est moins fréquent: OUI, on en détecte chez des femmes beaucoup plus jeunes; NON, les antécédents familiaux ne constituent pas un préalable obligatoire; et surtout, NON, la bosse n’est pas le seul signe menant au diagnostic. Ces signes moins fréquents, c’est donc le sujet de l’article que j’ai écrit : Cancer du sein : Les signes qu’on connaît moins.

J’en profite pour remercier Marie-Julie, qui m’a offert d’écrire l’article; Diane Pelletier, médecin de famille orientée en santé des femmes et en pédiatrie qui a eu un cancer du sein et Isabelle Vallières, radio-oncologue au CHUQ, les spécialistes auxquelles j’ai parlé; ainsi que toutes les femmes qui m’ont généreusement raconté leur expérience. Des expériences uniques et tellement touchantes… mais tellement «personnelles». Je ne peux que leur offrir à chacune de gros câlins en COD (câlins-on-demand)… À prendre si elles en ont envie/besoin. Parce que moi, devant l’intensité de leurs expériences, je suis intarissable de câlins!

La première page de l'article dans le magazine Clin d'Oeil.

La première page de l'article dans le magazine Clin d'Oeil.

AJOUT: Je réalise que quand j’ai publié mon billet, tout un paragraphe est disparu entre le «pomme-C» et le «pomme-V»! Le voici…

L’article est dans le numéro d’octobre de la version papier du magazine Clin d’Oeil, le fameux numéro ROSE qui chaque année est dédié au cancer du sein. Année après année, l’équipe travaille très fort pour trouver des nouveaux sujets, aborder la question sous des angles différents et… soutenir la cause. Au-delà de cet article, c’est donc tout le magazine papier qu’il faut se procurer :-).

Envie de percer dans le monde du showbizz ?

Oubliez les Star Académie et compagnie. Trop d’effort. Vaut mieux venir à Paris. Pourquoi ?

Parce que vous pourrez au moins faire vos premiers pas dans le monde de Shoe Bizz (la pognez-vous?) en essayant quelque paires de chaussures.

Blague à part, ils ont tout de même de beaux modèles ;-)

Blague à part, ils ont tout de même de beaux modèles 😉

Todo sobre el mar (Tout sur la mer), version originale normande

Mon premier week-end d’octobre s’est étendu sur 4 jours. Non ce n’est pas un autre jour férié français qui se trouve à l’origine de cette extension. C’est vrai qu’ils en ont tout de même une dizaine de plus que nous au Québec… mais ces derniers presque tous concentrés dans le mois de mai. L’automne, les préposés à la saine répartition des jours fériés ont choisi de laisser un nombre de jours de travail consécutifs (presqu’)assez consistant. Pourquoi? Pour permettre aux travailleurs de prendre au moins quelques-unes des journées de repos qui leur restent des cinq semaines de vacances annuelles auxquelles ils ont droit ou de leurs (en moyenne) 10 jours de RTT… évidemment !

Ce qui me fait d’ailleurs penser à une (autre) différence que j’ai noté entre le «Français de France» et le «Français du Québec»: alors qu’au Québec, on prend congé, en France, ils placent un congé. Alors que les uns semblent avoir peur d’en manquer en prenant, les autres se débarrassent des leurs en les plaçant…

Mais avec toutes ces histoires de vacances (ah! les vacances, la plage, le soleil…!), je m’éloigne totalement de mon sujet. Sujet que vous ne connaissez d’ailleurs pas encore. Je pourrais donc décider dès maintenant de vous faire changer de route… De vous emmener à une toute autre place que celle prévue lors de la rédaction de mon premier mot et vous ne le sauriez même pas. Ce qui n’a, par conséquent, aucun intérêt. Vaut mieux rester accrochée à mon idée de base.

Je vous parlais donc d’un week-end de 4 jours devenu réalité non pas grâce à un férié, un congé annuel ou un RTT, mais plutôt parce que, ayant bossé tout le week-end précédent pour une opération sur le Championnat d’Europe de concours complet de Fontainebleau, je devais – et j’avais bien besoin de -poser des journées pour reprendre les heures travaillées le samedi et le dimanche.

Où suis-je allée me reposer, selon vous? Je vous le donne dans le mille: dans mon petit B&B adoré !

Je ne l’écrirai pas trop fort parce que je sais que mes amis Québécois en ont un peu marre de la flotte (avec jeux de mot aussi poche qu’un pétard mouillé en prime…), mais, j’espérais silencieusement enfin pouvoir sentir la mythique pluie normande sur mes joues au cours de ce voyage… C’est l’automne, après tout.

Mais mon voeu ne fut pas exaucé. Les chapelets sur les cordes-à-linge doivent probablement être encore efficaces… Parce que mis à part la mer et les bouteilles de Badoit, la seule forme d’eau que j’ai pu voir se résume à quelques gouttelettes au retour, à hauteur de Pont-Lévêque. Sans plus. Je ne suis même pas sûre à 100% que cette bruine n’était pas un mirage occasionné par une exposition prolongée à la sécheresse… Peut-être nos petits-enfants visiteront-ils le désert de Normandie dans quelques années, qui sait ?

Cela dit, je n’ai peut-être pas vu de pluie… mais j’ai très bien vu la mer et plusieurs de ses délicieux fruits au Festival Tout sur la mer de Granville. Un tout petit festival, débordant de grandes saveurs!

Sans compter qu’en m’y promenant, je suis tombée face à face avec un fantasme de jeunesse! Enfin… Vous savez, les filles, ces petits livres Harlequin pour ados, que nous avons toutes lus pendant une période courte, mais intense de notre adolescence. Ceux issus de la version 1988 de la collection Coeur Grenadine d’aujourd’hui. Il y avait souvent une histoire d’amour de vacances à Key West ou Cape Cod mettant en vedette une jeune zurbaine en vacances au chalet familial et un jeune pêcheur de la côte ténébreux, un peu sauvage et DOOOONNNNTTT fin, pis beau, pis attentionné, pis toute pis toute. Il sentait même pas le poisson après ses journées de travail!

Eh bien, j’ai vu le papa de l’un d’entre eux! C’est un Normand qui pratique la pêche sportive et qui se trouvait sur place pour parler de sa passion. DOOOONNNNTTT fin, pis beau, pis attentionné, pis toute pis toute. J’ai jasé un peu avec lui, le temps qu’il m’explique ses histoires de pêche. J’étais sur le point de lui demander s’il avait un fils, mais j’ai plutôt largué les amarres. Parce que je voyais quelqu’un taper du pied en m’attendant au loin et puis je me suis dit que de toute façon, ces histoires-là, ça finit toujours sur une note tristounette du genre « ils passèrent un bel été et vécurent ensuite leur vie chacun de leur côté. »  🙂

Les nombreuses dégustations de produits de la mer et de vins du terroir ont tôt fait de me consoler! Miam miam! Puis à la toute fin du parcours se trouvait la tente des produits «bruts»! C’est ici que j’ai sorti mon appareil photo…

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Tout plein de poisson frais... avec parfois des tronches rigolottes 🙂

Des petites coquilles aux mille et une surprises...

Bulots et amandes, des petites coquilles aux mille et une surprises...

J'avoue que celle-ci, j'ai un p'tit pincement quand je la vois...

J'avoue que celle-ci, j'ai un p'tit pincement quand je la vois... Mais M. Paul m'a dit que «ça fait partie de la vie»... C'est comme les casques de poil que les gens abandonnent sur les bords d'autoroute...

B. Day = Bad Day ou Beautiful Day ?

Il y a des jours où ça nous tente moins que d’autres… Comme ça, sans qu’il y ait vraiment de raison apparente. Dans mon cas, c’est souvent le mercredi ou le jeudi. Les mercredis c’est psychologique: «eh merde… on est JUSTE à mi-chemin de cette foutue semaine». Les jeudis, c’est physique: «ouin… peut-être qu’à l’âge où je suis rendue, je devrais essayer de trouver le moyen de dormir en moyenne 5 heures par nuit plutôt que seulement 3 ou 4…».

Aujourd’hui, c’était un jour comme çFrea. Ou pire. Parce qu’à son origine, il y avait plutôt un melting pot de causes : la fatale cause physique parce qu’on est jeudi, mais avec un p’tit restant de la cause psychologique de la veille («eh merde… il reste ENCORE vendredi») et une toute nouvelle cause disons mensuelle: les hormones.

Ainsi, tout a commencé par un bouton dans le front. Ça faisait tellement longtemps que je n’en avais pas vu dans mon visage que quand je l’ai aperçu ce matin dans le miroir, j’ai d’abord pesté contre la résistance au froid des moustiques parisiens. Puis j’ai bien senti qu’au toucher ça faisait plus ouille que pique-pique. Un bouton bien calé entre deux rides… joie!

La journée s’est ensuite déroulée sans embûches majeures… mais sans motivation majeure non plus. En fin d’avant-midi, j’ai dû me rendre à l’évidence: cette journée ne ferait pas son entrée au Temple de la Renommée des journées les plus productives et les plus focalisées de Missk. Vivement les tâches «pilotes automatiques» que nous devons de toute façon effectuer…

Puis juste avant de partir du bureau, je suis allée chercher ma nouvelle liasse de tickets restos. C’est à ce moment, en «parlant parlant, jasant jasant», que j’ai appris qu’une collègue quittait pour une sabbatique de 11 mois. Sa raison? Elle écoute sa p’tite voix  qui lui chuchote de «risquer» et plonge les yeux fermés dans un projet embryonnaire qui lui tient à coeur. Je l’ai écoutée me raconter, ravie de la voir si motivée et décidée. Son excitation était communicatrice. Ses yeux : brillants! Ça m’a fait du bien. Cette énergie du renouveau, en plein coeur d’une saison où tout a plutôt tendance à s’endormir m’a revigorée. Du coup, c’est le sourire aux lèvres que je me suis dirigée vers l’enfer: le trafic des transports en commun.

En chemin vers la gare, j’ai fait un petit arrêt à l’épicerie du coin question de remplir mon baluchon de quelques provisions. À la caisse, alors que je venais de mettre tous mes achats sur le petit tapis noir, un gentil monsieur a pris mon panier vide pour le ranger. Avec le sourire. C’est la première fois que ça m’arrive ici je crois (le mix «ranger panier» + «sourire»). Je l’ai remercié d’un sourire à mon tour. Quand je l’ai sorti de mon sac pour payer, mon portefeuille a eu un malaise: il a vomi toutes mes cartes sur le plancher. J’ai un portefeuille très féminin et donc débordant de cartes toutes plus inutiles les unes que les autres. Quand je me suis penchée pour les ramasser, j’ai aperçu une petite tête brune de 8-9 ans qui était déjà affairée à tout classer. Le gamin m’a tendu le «tas», l’air intimidé. «Merci !» lui ai-je illico lancé, les coins de lèvres touchant à mes oreilles. C’est à ce moment que ses yeux se sont éclairés et il m’a franchement souri. Il n’est peut-être pas habitué aux mercis. Ce court épisode m’a fourni une autre p’tite dose d’énergie.
Heureusement parce que c’était la première fois que j’embarquais dans un train aux similarités aussi prononcées avec une boîte de sardines! À tous les niveaux. Ouf.

La sardine que je suis devenue le temps de quelques arrêts est débarquée à St-Lazare avec l’idée bien arrêtée de prendre la ligne 9, même si c’est moins rapide que le RER. Pourquoi? Parce que la sardine Missk n’avait pas envie d’un autre «changement de train». Seule la ligne 9 l’emmène directement à la maison, sans transfert. ERREUR. La ligne 9 était au ralenti. Après avoir laissé passer deux trains trop pleins à mon goût, j’étais décidée à m’imposer dans le train suivant. Vient un moment où il faut bien rentrer à la maison! J’ai essayé. Mais une p’tite dame pas-pantoute-sympathique m’a violemment tassée pour entrer! Classique. Mais les gens l’ont vue et lui ont fait des gros yeux. Petit moment de satisfaction dans mon coeur. Même si je n’avais pas plus de place. Elle s’est défendue: «J’étais là avant»! «Yeah right. Ça fait 3 trains que j’attends. Pousse, mais pousse égal comme on dit. Aie au moins la franchise d’assumer ton impertinence!», lui ai-je répliqué. Appelons ça du wishful thinking…

J’ai donc pris le métro suivant. Et j’ai même eu droit à un strapontin! Strapontin que j’ai instinctivement laissé à une dame âgée à deux stations de mon arrêt. La reconnaissance lue dans ses yeux! Elle a immédiatement effacé toute trace d’impertinence restée dans mon dossier «rancoeur», que j’essaie de vider chaque soir avant de faire dodo. Pas toujours avec succès, toutefois. Puis arrivée à mon arrêt, elle s’est aussi levée, m’offrant le strapontin: «Reprenez-le… Je sors!». Je lui ai simplement dit «Je sors aussi :)». Alors j’ai eu droit à un autre ÉNORME merci.
Puis je suis passée à la boulangerie avant de rentrer. La boulangère m’a encore une fois dit «J’adore votre accent». «J’ai beau essayer de m’en débarrasser, je n’y arrive pas», lui ai-je répondu.«NOOOOOOOOOONNNNNNNNN!» m’a-t-elle imploré du fond du coeur! «N’essayez plus! Gardez-le!».

Vous savez, les «J’adore votre accent», je les collectionne depuis que je suis à Paris. J’en suis parfois même à répondre «Le vôtre est pas mal non plus» à la suggestion de mon cousin qui lui, en avait déjà marre après 2-3 semaines… Mais ma boulangère, ce soir, elle m’a fait plaisir. Elle me le dit pour la Xième fois et chaque fois, elle déborde de sincérité comme un fan qui, espérant le rappel, applaudit à en en avoir les mains engourdies!

Je suis donc rentrée le sourire aux lèvres. Et je me suis rappelée que ce matin, ma journée avait commencé par un gros bouton et une vague de «ça me tente pas pantoute». Alors j’ai pensé à un article que j’ai récemment écrit sur le bonheur (Qu’est-ce qu’on attend pour être heureuse). Je ne suis pas friande des livres de pop-psycho que je considère souvent être d’«excellents» exercices de réécriture et de remâchouillage d’une recette de base.

Mais les gens à qui j’ai parlé et les livres que j’ai lus pour écrire ce (trop) court article n’avaient rien à voir avec les lunettes roses et les formules toutes faites. Il  était plus question de science que de dictons. D’analyse que de leçons… Et travailler à cet article fut du pur bonheur pour moi (elles est TROP facile pour ne pas que je la place :-))! J’ai discuté avec des gens passionnés qui aiment visiblement ce qu’ils font.

Bref, à l’issue de cette journée mi-figue mi-raisin, j’ai pensé à cet article dont je ne vous avais pas encore parlé. Et j’ai décidé de vous en parler… Le tout, en écoutant True Colors… que mes ex-collègues connaissent bien (c’était ma sonnerie de BB… un de mes plaisirs coupables!)!

Une p’tite virée vinicole en Bourgogne pour MissK

Il y a déjà un mois – (avis aux lecteurs sensibles: je m’apprête à écrire un cliché bien senti) – eh que le temps passe vite! – je me suis évadée loin de Paris, un petit week-end où j’étais particulièrement en manque de verdure. Direction la Bourgogne, une décision de dernière minute basée à la fois sur son rapport proximité/dépaysement (je n’avais pas envie de me taper 10 heures de route aller-retour entre le vendredi soir et le dimanche après-midi) et le hasard (parce que j’aurais très bien pu aller en Champagne, en Basse-Normandie ou retourner dans la Loire, par exemple).

Donc direction la Bourgogne et ses trésors du nord. Faute de temps, je me suis réservée le sud – Beaune, Dijon et leurs alentours – pour une prochaine saucette.

C’est autour de minuit le vendredi que je suis débarquée au IBIS d’Auxerre. Oui, minuit. Et ce, malgré un départ en début de soirée. Parce qu’au cas où vous ne le sauriez pas, les vendredis soirs, le périphérique parisien a des allures de pont Victoria quand le train passe à 7h45 le matin. C’est pareil, mais sans le train, sans l’eau et sans le pont.

Je dois vous avouer que j’étais vraiment très fatiguée. Plus que ce que je ne croyais… Je m’en suis rendue compte parce que moi qui arrive à dormir comme un loir dans les endroits les plus inusités (pensons à un bruyant bar espagnol à la clientèle tapageuse en plein milieu de l’après-midi), eh bien je me suis fait réveiller toutes les demi-heures par les voitures qui passaient dans la rue sur laquelle la fenêtre de notre minuscule chambre donnait. Résultat? À 6h30 du mat, n’en pouvant plus, je me suis levée, habillée, et je suis descendue à la réception, bien décidée à obtenir une chambre «côté rien» pour la nuit suivante ou à changer d’hôtel.
C’est à ce moment précis que j’ai eu la preuve incontestable que le terme «service à la clientèle» existe bel et bien en France. Oui, oui! Même si les employés et les propriétaires de certains restaurants et de quelques établissements hôteliers de ce magnifique pays auraient besoin d’une formation intensive sur «le traitement des clients», il ne faut pas généraliser. Dans ce cas-ci, à 6h30 du mat, j’ai eu la chance de tomber sur une dame fort compréhensive qui a fait des pieds et des mains pour rapidement me trouver une chambre avec fenêtre sur cour intérieure. J’avais vu un petit papier indiquant que IBIS offrait le «Contrat satisfaction 15 minutes» à ses clients. Je vous confirme que c’est vrai pour leur hôtel d’Auxerre.

C’est donc le sourire aux lèvres malgré mon manque de sommeil que je suis ensuite sortie faire une petite promenade matinale. En sortant de l’hôtel, la première chose que j’ai aperçue, c’est la belle cathédrale Saint-Étienne. Difficile de faire autrement, puisqu’elle s’élevait directement «in my face». Je l’ai immortalisée alors qu’elle se faisait doucement caresser par le soleil du matin…

La Cathédrale St-Étienne au p'tit matin... et au p'tit soir ;-)

La Cathédrale St-Étienne au p'tit matin... et au p'tit soir 😉

Je mentirais toutefois si je vous disais que j’ai eu un coup de coeur pour la ville. J’ai tout de même apprécié ma petite promenade du matin ainsi que celle faite avec M. Paul en début d’après-midi.

C’est lors de cette deuxième balade que j’ai rencontré Marie Noël, de son vrai nom Marie-Rouget, une poète née à Auxerre en 1883, dont la vie et l’oeuvre ont été marquées par un amour de jeunesse déçu, l’attente d’un grand amour qui ne s’est jamais pointé, la mort prématurée de son petit frère et «les crises de sa foi» pour reprendre les termes exacts de notre p’tit Joe Connaissant favori, Wikipedia. Pour toutes ces raisons, j’ai eu envie de la consoler en lui donnant un gros baiser…

Sssssmmmmmmaaaaaccccckkkkk!

Sssssmmmmmmaaaaaccccckkkkk!

C’est après ce ce gros câlin qu’on a pris la route des vins. Ou LES routes du VIN…

Du raisin à perte de vue...

Du raisin à perte de vue...

Après quelques arrêts – et quelques dégustations – nous cherchions une dernière cave à découvrir. «Dernière», pour des raisons à la fois budgétaires et hépatiques.

La dégustation, un rôle que je prends très au sérieux!

La dégustation, un rôle que je prends très au sérieux!

C’est alors que j’ai aperçu la belle petite maison de Thierry Richoux. «LÀÀÀÀÀÀÀ!», ai-je violemment crié dans le tympan de mon voisin-conducteur, pointant l’endroit du doigt. Nous y avons été chaleureusement accueillis par Thierry Richoux et son épouse Corine. Cette dernière nous a emmenés dans son impressionnante cave, puis a passé une grosse heure à nous expliquer passionnément leur «vocation» de vignerons, à nous faire goûter et découvrir les subtilités de chacun de ses vins… et à répondre à mes nombreuses questions.

Très soucieux de respecter le terroir et de préserver l’esprit du véritable métier de vigneron, Thierry, Corine et leurs employés saisonniers (pour ne pas dire «vendangiers») continuent à faire les vendanges de façon traditionnelle: tous les raisins sont récoltés manuellement.

Nous sommes repartis avec 3 caisses de vin tellement nous avons été charmés ! Impossible de jeter notre dévolu sur les produits issus d’une seule année: tous les vins goûtés ayant chacun leur p’tite arme de séduction massive.

Après cette belle découverte, nous avons décidé de prendre une petite marche dans le village d’Irancy, question de redescendre notre moyenne générale sous le «.08»…

Comme c'est souvent le cas en France, le village d'Irancy déborde de belles petites surprises...

Comme c'est souvent le cas en France, le village d'Irancy déborde de belles petites surprises...

Deux-trois coins de rues plus tard, nous avons rencontré une troupe de danse traditionnelle originaire d’Angleterre, qui sautillait gaiement sur des rythmes folkloriques.

Avouez que juste en regardant la photo... on entend la musique...

Avouez que juste en regardant la photo... on entend la musique... Swignez vot' compagnie!

Il n’en fallait pas plus pour que mes racines nourries de danse en ligne et de sets carrés énergiquement animés par mon papa ne refassent surface.

Heureusement, les sympathiques danseurs m’ont généreusement adoptée le temps de quelques stepettes. Rien de mieux pour ramener le compteur d’alcoolémie à zéro!

C'est à s'y méprendre, n'est-ce pas? Il ne me manque que le p'tit costume.

C'est à s'y méprendre, n'est-ce pas? Il ne me manque que le p'tit costume.

Ce soir-là, on a fini la soirée à Chablis, où j’ai eu une grosse pensée pour tous mes amis Québécois en passant devant la maison Laroche, dont les vins sont largement distribués à la SAQ. Par politesse, je vous épargne le prix des bouteilles ici en France… 🙂

En direct de Chablis...

En direct de Chablis...


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