Archive pour juin 2009

Joyeuses visites à l’hôpital et au cimetière!

Ce matin, j’ai dû me rendre à l’hôpital Sainte-Anne dans le 14e arrondissement. Pas pour moi ni pour M. Paul, je vous rassure. J’avais rendez-vous avec le psychiatre et psychothérapeute Christophe André, spécialiste de la psychologie du bonheur, pour un prochain article dont le sujet est très prometteur (à suivre… :-)).

Je ne me suis pas promenée à fond dans ce coin-là de Paris encore. Je connais un peu mieux le 12e et le 13e, mais le 14e, pas trop. Pourtant, le nom de cet hôpital spécialisé en psychiatrie et en neurologie et en neurochirurgie ne m’était pas étranger.

(En passant, pour s’y rendre, il faut débarquer au métro «Glacière», prendre la rue «de la Santé», puis la rue «Cabanis». Oui, au premier coup d’oeil, j’ai lu «Cannabis». C’est peut-être moi et ma manie à faire des liens partout, mais je trouvais les différents noms assez «thématiques», chacun à leur façon…)

Comme j’ai une excellente mémoire visuelle, je savais que je n’avais pas «lu» ce nom quelque part.

Anectode flashback: Je me rappelle, lors des examens de «par coeur» à l’école, j’arrivais à carrément «voir» les réponses aux questions dans ma tête. À l’endroit exact où elles apparaissaient dans le ou les livre(s) que j’avais révisé(s)…

Pas lu, donc. Quelqu’un m’en avait parlé. Pourtant, je n’ai personne, dans mon cercle d’amis proches, qui soit susceptible d’avoir eu besoin de soins de cette nature… Alors que j’avais abandonné depuis quelques heures déjà l’idée de me creuser les neurones pour trouver où et quand j’avais entendu ce nom (non sans effort… J’HAIS ça ne pas me souvenir de quelque chose que je ne peux pas Googler!), le souvenir a poppé dans ma tête. Mais c’est Philippe! Bien oui!

Je ne vous ai jamais parlé de Philippe (en fait, oui… à quelques-uns d’entre vous par courriel il y a longtemps, mais pas à tous). Le jour où Philippe s’est pointé dans ma vie, je rendais visite aux morts, au cimetière Montparnasse. Mi-mars. Je venais à peine de débarquer avec mes quelques valises, mon visa et mon envie de voir du pays.

Il restait bien quelques paperasseries à régler et ce jour-là, c’était jour de visite à la préfecture, située près de la très «solitaire» Tour Montparnasse. En sortant, somme toute heureuse de finalement m’y être rendue pour rien mon visa jouissant d’un titre de séjour intégré grâce à un accord amical entre la France et le Québec, je me suis dirigée vers le cimetière, question de partager ma joie avec Jean-Paul, Simone, Gainsbourg, Noiret et quelques autres.

Dès que j’ai passé les grilles, un homme est venu me voir pour me dire que sans plan, c’était sûr que j’allais me perdre. J’avais un plan du cimetière dans le guide que je tenais entre mes mains mais selon lui, ça me prenait un «plan officiel». J’ai eu envie de lui dire que de toute façon, les femmes ne sachant pas lire les cartes routières, je ne voyais pas pourquoi je me débrouillerais mieux avec un plan de cimetière, mais je me suis retenue: il était déjà parti m’en chercher un. Et puis au fond, il était rigolo et sympa. Alors, je l’ai suivi en réfléchissant. SDF? Probablement pas. Au fond, je n’en ai aucune idée… Un peu seul, ça, je le parierais. J’ai l’impression qu’il a besoin de contact, de parler, d’échanger… Il me raconte d’ailleurs «innocemment» qu’il connaît le cimetière par coeur. Arrivé à la petite cabanette du gardien, il lui demande un plan. C’est clair qu’ils se «connaissent»! Philippe revient vers moi et… ne me donne PAS le plan. Il me demande plutôt, toujours aussi «innocemment», qui je veux voir. Mmmm… Visite guidée? J’ai embarqué! Et le sourire qu’il m’a fait, mixé avec l’éclair de bonne humeur qui a animé ses yeux ont suffi à me convaincre que j’avais pris la bonne décision. J’ai donc passé deux bonnes heures avec mon guide. Mi-suisse / mi-vietnamien, il m’a expliqué qu’il travaillait dans un hôpital pas très loin – l’hôpital Sainte-Anne (voilà!) – et qu’il connaissait tous les cimetières de Paris comme le fond de sa poche. Il m’a dynamiquement raconté plusieurs de ses petites histoires et ça m’a fait du bien. Son énergie, ses réactions et ses impressions – qui oscillaient drastiquement entre naïveté et fatalisme – coloraient ses récits et offraient une nouvelle dimension à cet après-midi en compagnie de morts célèbres.

Généralement, j’aime bien marcher seule dans les cimetières… mais je ne peux pas dire que celui de Montparnasse me fasse le même effet. Trop petit. Trop «entouré» de buildings (avec une belle vue sur la discrète Tour Montparnasse :)). Il est différent avec son environnement plus «business» que «paisible». Le moulin à paroles (et à gestes) qu’était Philippe cadrait parfaitement dans le tableau. Puis quand j’ai pris congé, il m’a laissé son numéro de portable en me disant que si je souhaitais une visite guidée du Père Lachaise, par exemple, il y était aussi souvent. Je ne l’ai pas encore appelé.

Si je me souviens bien ce qu’il m’a dit ce jour-là, Philippe travaillerait au service de maintenance de l’hôpital. Je ne l’ai pas vu ce matin, quand j’y suis passée. Mais maintenant que je «connais» l’hôpital et ses spécialisations, j’espère sincèrement qu’il peut prendre le temps de jaser avec les patients avec la même verve et la même énergie que cet après-midi-là. Qu’il peut les «éclairer» de son sourire communicatif, son regard coquin et son entrain!

Voici quelques petites photos du cimetière Montparnasse:

À gauche, Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir sous les doux raisons du soleil; à droite Serge Gainsbourg, emmitoufflé de fleurs.

À gauche, Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir sous les doux rayons du soleil; à droite Serge Gainsbourg, emmitoufflé de fleurs.

Eugène Ionesco et Philippe Noiret: simplicité.

Eugène Ionesco et Philippe Noiret: simplicité.

À gauche, la Tour qui surveille le cimetière; à droite, un chat de Niki St Phalle en hommage à Ricardo qui a travaillé avec elle jusqu'à sa mort, en 1989.

À gauche, la Tour qui surveille le cimetière; à droite, un chat de Niki de St Phalle en hommage à Ricardo, qui a travaillé avec elle jusqu'à sa mort (1989).

Quand Cupidon a envie de bruncher à Paris…

…il va là ou non, selon vous?

Le Coupe Foudre... En fait

Le Coupe Foudre... Peut-être que ça lui coupe l'envie de tirer des flèches de coups de foudre...?

P.S. Je sais que je suis plutôt muette cette semaine… Entre la belle visite qui est venue passer une superbe journée avec nous le week-end dernier, mon Macbook qui s’est pris une bouteille complète de liquide un soir cette semaine (qui s’est donc retrouvé aux soins intensifs d’un hôpital APPLE pour un «lavement» intense… Dieu merci, il a survécu!), une voiture quelques hôtels à booker pour une prochaine escapade en Bretagne et un contrat à livrer… j’ai eu moins «d’occasions« d’écrire (on a beau dire… ça tape mal sur un iPhone!). Mais je me reprendrai sous peu!

En attendant, je vous invite à aller lire l’excellent article de Marie-Julie sur les taxis à travers le monde! J’y raconte une petite aventure qui m’est arrivée à Toronto il y a quelques années… Une autre histoire de massage!  Je vous en cite un petit extrait… «Mon histoire se déroule à Toronto il y a environ 3-4 ans. J’avais eu une grosse semaine au bureau, à Montréal, et je devais me rendre dans la Ville-Reine. En principe, je devais prendre le vol de 19 h, mais la journée était tellement folle que j’ai dû le reporter pour prendre celui de 21 h. Je suis donc arrivée à Toronto complètement claquée avec une seule envie… non, deux : hôtel et verre de rouge!»… La suite ICI…!

Hommage à mon papa… le plus FORT!

Pour la fête des Pères, j’ai bien sûr envoyé une petite carte électronique à mon papa qui est au Québec. Mais, compte tenu des circonstances actuelles, j’ai aussi décidé de lui rendre un petit hommage.

Parce que mon papa, bien c’est le plus fort. Pas physiquement, oh non! Pour cet aspect-là, il a eu la modestie de laisser les honneurs à d’autres papas ;-). Mon papa, sa force à lui, celle sur laquelle il bat tous les papas, c’est la FORCE DE VIVRE et, conséquence directe, la FORCE D’INSPIRER LA VIE. (Bon d’accord… il est probablement ex aequo avec d’autres papas, mais… j’ai un petit parti pris, vous comprenez…)

Parce que mon papa, c’est le typique «bon vivant». En plus de nous balancer de charmants (et moins charmants) calembours à qui mieux mieux, c’était celui qui, lors des partys de famille animait gaiement et dynamiquement le célèbre «Set carré». Il avait aussi sa propre chanson à répondre dont il faisait profiter toute la famille les 31 décembre: Le Père Maturin. Une chanson que mon papa, qui prenait tous ses rôles très au sérieux, mimait également. Si vous ne le saviez pas, le père Maturin, il se promène dans une brouette jusqu’à Québec. Et il perd des morceaux en chemin. Papa se dévêtait donc au rythme des paroles: ses souliers, ses bas, sa cravate, sa chemise, sa ceinture, ses pantalons… BOUHOUHOUHOU! Ici, invariablement, la petite MissK se mettait à pleurer. Elle ne voulait pas que son papa enlève son pantalon devant tout le monde!!!

Les spectateurs présents auraient pu croire que ça faisait partie du spectacle, mais je vous confie que non. J’avais vraiment peur!

Bref, vous voyez le type de bonhomme. Sportif de patinoire ET de salon, il appréciait tout autant «vivre l’action» que la commenter entre deux gorgées de bière. Il aimait aussi les gens. On recevait régulièrement à souper et on allait souvent chez mes oncles et mes tantes. Du rosbif et du spaghetti… j’en ai mangé!

Puis un jour, tout a basculé. Il avait 40 ans. Je vous épargne les symptômes et les visites médicales parce que du haut de mes 2-3 ans, je ne me souviens pas de grand-chose. Mais je me souviens des nombreuses visites à l’hôpital puis un jour… quelques années plus tard, de ses premières expériences en dialyse. Les deux reins de mon papa avaient décidé de prendre une retraite prématurée. Le seul intérim trouvé pour les remplacer dans leur filtrage sanguin, c’était donc une machine sur laquelle papa devait se brancher environ 4 heures, 3 fois par semaine. Et ce, jusqu’à ce que les médecins trouvent un remplaçant permanent pour les deux retraités. Un greffon, quoi.

Eh bien, papa a été «chanceux»! Le remplaçant a vite été trouvé. À peine quelques semaines après sa première dialyse, les médecins lui ont effectivement transplanté un rein qui fonctionnait à merveille. Je mets «chanceux» entre guillemets, parce qu’à l’autre bout de cette chance, il y a la tristesse d’une famille qui a perdu un être cher. Une famille qui est peut-être relativement heureuse de pouvoir aider des gens dans le besoin grâce au don d’organe – personnellement, je le vivrais ainsi… je me dirais qu’au-delà de toute la douleur que je ressens face à la mort, prématurée ou non, de ce proche, je suis fière qu’il ait décidé de perpétuer la vie en signant sa petite carte! Mais une famille probablement très éplorée. Cela dit, avoir une greffe aussi rapidement, c’est très rare. Certaines personnes doivent faire 1, 3, 5, 10 ans… voire une vie complète de dialyse!

Avec cette greffe est donc venue une série de médicaments à prendre – antirejets, anti-douleur, anti-ci, pro-ça – des visites hebdomadaires à l’hôpital… et une bonne dose d’angoisses, de peurs, d’incertitudes, je crois… de ces émotions qu’on essaie souvent de «dissimuler» pour paraître «fort».

Ça change une vie. Mais pas autant que tout ce qui a suivi… et qui me fait dire que mon papa, c’est le plus fort!

Je vous descends ça rapidement, parce que sinon, WordPress risque de me charger pour utilisation excessive d’espace (!) et vous, vous allez croire que je vous ai copié-collé le scénario d’un remake de La foire aux malheurs, mais à saveur «médicale» (ou la maison devient métaphoriquement un corps…)…

1. Crise de coeur: CHEKED. Une première quelques années après sa greffe, puis d’autres par la suite. En 2001, les médecins ont fini par lui poser un Pacemaker.

Puis, entre 1995 et 2009, une suite incessante de maux (disons que le Larousse médical n’a plus de secret dans notre famille!): phlébites, embolie pulmonaire, kystes, hernies, péritonites, liquide dans les articulations, pose de cathéter, cataractes (pas de jalousie… les deux yeux ont été touchés!), zona, diabète (conséquence de certains de ses médicaments…), hémorragies internes, goutte (mais pas juste au gros orteil… il a réussi à avoir une attaque à la hanche et à la main), pontages, fractures (pied, hanche, 8e côte… alouette!), pierres dans la vésicule biliaire, diverticulites, décollement de la rétine, anévrismes à l’aorte, jaunisse, C Difficile, E.Coli, bronchites aigües, pneumonies, gastro sévères (pour éviter le rejet du rein, son système immunitaire a été forcé de prendre des vacances à vie…), cancer de la peau, choc septique… et j’en passe. Je me «rappelle» tous ces bobos parce que maman, tannée d’exercer sa mémoire pour répondre à «Quel est l’historique médical de monsieur» à chaque visite à l’urgence, a commencé à tenir un «catalogue des diagnostics» de papa… Je vous épargne le nombre de pages qu’a le document…

Mais ce n’est pas tout. Comme si l’accueil de ces nouvelles maladies par son corps ne laissait plus assez de place pour son greffon, ce dernier a lancé la serviette en 1997 et papa a dû recommencer la dialyse. Encore une fois… il a rapidement reçu un appel de l’hôpital: un greffon compatible venait d’arriver en salle d’op! 2e greffe.

Greffon qu’il a toujours, d’ailleurs, même si, je soupçonne qu’il «dort parfois sur la job»…

Mais ce que je tiens à mettre en valeur en cette journée de Fête des Pères, c’est que malgré toutes ces péripéties, parfois faciles à vivre, d’autres fois très éprouvantes tant pour le principal concerné que pour maman, mon frère et moi, mon papa a gardé espoir, s’est accroché à la vie…!

Et à tous les gadgets qu’il «magasine» et achète quasi-compulsivement ;-). Il s’est déjà commandé un GPS par internet, assis dans son salon… alors qu’il ne pouvait presque plus conduire! Et une caméra numérique tellement minuscule qu’à peine quelques heures après se l’être procurée il l’a détruite… en l’échappant dans sa tasse de café!

Ces temps-ci, je sais que c’est toutefois plus difficile pour lui… Suite à sa dernière hospitalisation, au printemps dernier, il a perdu quelques grosses plumes… et son équilibre. Résultat: il ne peut plus conduire sa voiture qu’il devra faire adapter (peut-être mon frère héritera-t-il d’un GPS) et sa nouvelle meilleure amie est une chaise roulante. Limité dans ses déplacements, le cul qui alterne entre son fauteuil et cette chaise roulante, il trouve la vie moins sexy je crois.

Heureusement, lui qui m’a initiée à l’informatique en nous achetant un Commodore 64 dans les premières années de ma vie, il a son petit portable avec lequel il communique avec ses proches, il joue aux cartes, il fait des casses-têtes, il trouve des articles sur l’Europe pour sa fille… Ses doigts ne plient plus ce qui rend le «tapage» et le maniement de la souris un peu compliqués, mais il en a vu d’autres…!

Aussi, comme ils font des marchettes à la fine pointe de la technologie et des chaises roulantes dignes d’un James Bond maintenant, ça lui donne l’opportunité de «magasiner» son prochain gadget…

Bref, malgré tout, malgré les jours difficiles, je crois qu’il ne lâche pas la patate. Quand je lui parle, je sens du bonheur tout au fond de sa voix à l’autre bout du fil. Le bonheur d’être en vie et de pouvoir rester en communication avec ses proches. Le bonheur qui efface d’un coup tous les malheurs. Le bonheur d’une vie bien remplie, malgré toutes les épreuves. Le bonheur de sentir une force s’exprimer et s’irradier à l’intérieur de lui. La force de vivre.

Merci papa de nous illuminer de cette force!

J’espère que par l’entremise de cet humble hommage à mon papa, mis maladroitement en mots, vous ressentirez sa joie de vivre. J’espère que j’aurai réussi à partager avec vous ne serait-ce que quelques parcelles de l’énergie vitale qu’il m’a inspirée et qu’il m’inspire encore.

Et je termine en soulignant l’impact qu’à eu une simple signature sur la vie de mon papa. À deux reprises, le fait que quelqu’un ait pris le temps de signer à l’endos de sa carte d’assurance-maladie pour consentir au don d’organe a permis à papa de continuer à vivre en ayant, malgré tout, une bonne qualité de vie. Parce qu’il a longtemps été impliqué dans A.G.I.R. (Association Générale des Insuffisants Rénaux), une association qui lui tient à coeur et – croyez moi – il a donc côtoyé des gens qui n’ont pas eu sa «chance» et pour qui l’hémodialyse fait obligatoirement partie de leur horaire, est devenue un «mode de vie»…

Je vous présente mon papa, qui porte fièrement un t-shirt non seulement fabriqué en Chine, mais aussi acheté en Chine par... moi ;-). Cette photo date d'il y a plus d'un an... N'empêche, encore aujourd'hui, il a le regard moqueur et le sourire aussi communicatif que sur ce cliché!

Je vous présente mon papa, qui porte fièrement un t-shirt non seulement fabriqué en Chine, mais aussi acheté en Chine par… moi ;-). Cette photo date d’il y a plus d’un an… N’empêche, même s’il a quelques livres en moins aujourd’hui, il a encore et toujours le regard moqueur et le sourire aussi communicatif que sur ce cliché!

P.S. C’est la fête des Pères… mais pour ceux qui se demandent si c’est difficile pour maman… je n’oserais répondre à sa place, même si j’ai l’impression que la réponse est «oui», parce que c’est difficile de voir les gens qu’on aime souffrir… Mais elle a de l’aide du CLSC, de la famille, d’amis. Et ça, je trouve ça vraiment chouette! Je tenais à le dire.

Surf’n’Turf aux parfums de calembours…

Bon, ça y est j’ai la piqûre. Ça me fait exactement le même effet que quand j’achète le cadeau d’un proche à l’avance: j’ai juste envie de le lui donner… «drette là». Autant je peux me conditionner à être patiente devant les cadeaux qu’on m’offre (patiente avant de l’ouvrir… mais je me lance un défi de le deviner avant le jour J par contre… et entre vous et moi, j’ai un excellent score au jeu des devinettes!). De quoi elle parle vous demandez-vous? Des calembours. J’en ai en banque, certes, mais comme je débute ma collection, elle n’est pas aussi volumineuse que la collection de macarons que j’avais à 5 ans…! Pourtant, j’aurais envie de tous vous les montrer MAINTENANT!

Mais je vais me retenir.

Je vais y aller à petite dose. Alors comme ici c’est bientôt l’heure de manger, je vous propose un Surf & Turf sauce Montreuil.

Montreuil, c’est le nom de la rue à côté de chez moi. C’est là que viennent tout juste d’ouvrir deux nouveaux commerces calembourlesques!

L’un vendant des produits de la terre:

Je ne peux m'empêcher de penser «Allimentaire, mon cher Watson» chaque fois que je passe devant. Mais bon... je sais qu'elle n'est pas drôle... j'assume ;-)

Je ne peux m'empêcher de penser «Allimentaire, mon cher Watson» chaque fois que je passe devant. Mais bon... je sais qu'elle n'est pas drôle... j'assume 😉

L’autre de la mer:

L'histoire ne dit pas (encore) qui a choisi le nom - «chéri», «chérie», «belle-maman» - ni... pourquoi ;-)

L'histoire ne dit pas (encore) qui a choisi le nom - «chéri», «chérie», «belle-maman» - ni... pourquoi 😉

Oh, et tant qu’à être sur la rue Montreuil… Un peu plus bas, il y a aussi ce bar à vins:

Ce n'est pas un jeu de mots, mais je ne peux m'empêcher de sourire quand je passe devant. D'ailleurs, il me semble que le nom collerait davantage à un «bar à bières» qu'à un «bar à vins»... non?

Ce n'est pas un jeu de mots, mais je ne peux m'empêcher de sourire quand je passe devant. D'ailleurs, il me semble que le nom collerait davantage à un «bar à bières» qu'à un «bar à vins»... non?

Allez hop! Je repars à la conquête des jeux de mots, appareil photo en mains. Je m’en vais manger au Poisson Rouge ce soir. C’est rigolo parce qu’à Montréal, j’aimais beaucoup le petit resto qui porte ce nom près du Parc Lafontaine.

Nostalgie… (oui, oui… sortez les violons! Et, tant qu’à y être, pourquoi pas les kleenex? :))

15km de marche au gros soleil… au nom de la Gehryfolie!

Samedi matin, tard. Je saute hors du lit. Toutes les fourmis parisiennes ont colonisé mes jambes pendant la nuit. Elles veulent connaître Gehry. Elles ont même pris soin de convoquer M. Soleil et Mme Mercure qui se sont tous deux mis sur leur 31. Étincelants! Chouette! Parce qu’on a rendez-vous à l’autre bout de la ville!

M. Paul, qui souhaite simplement profiter du beau temps, peu importe comment, n’est pas trop difficile à convaincre. Allez hop! Sophie Calle nous attend. Elle attend notre «COUCOU», en fait, dans le téléphone-fleur de Gehry.

La solution rapide (et facile) aurait été de prendre le métro. Mais vous connaissez la chanson de camp de Scouts et Jeannettes: «Les fourmis marchent une par une, hourra…. HOURRA! Les fourmis marchent une par une, hourra, HOURRA!…»? Les fourmis ne prennent pas le métro… J’ai donc convaincu M. Paul que marcher les 15km qui séparent notre charmant petit (lire «TRÈS petit») appartement du pont Garigliano ferait de notre journée une expérience inoubliable et ô combien agréable. Après tout, il fait beau, il fait chaud…. et on est à Paris! Que demander de plus? Une bière? Oui, on en a pris une Place de Catalogne, dans le 14e. En chemin…

On est donc partis de Place de la Nation vers 14h (oui, je suis sortie du lit VRAIMENT tard…) bien décidés à traverser la ville en quête d’une dose de Gehryisme. On est donc passé devant Gare de Lyon qui est tout de même plus sexy que notre terminus Berri-UQAM, à mon avis:

L'une des nombreuses gares de Paris...

L'une des nombreuses gares de Paris...

Un peu plus loin sur le boulevard Diderot et dans les rues avoisinantes, les policiers s’affairaient à bloquer la circulation aux voitures. Une voix amplifiée par un haut-parleur scandait des slogans solidaires dénonçant entre autres le travail le dimanche. C’est en arrivant sur le Pont d’Austerlitz qu’on a compris, comme ces quelques clichés en témoignent, que les participants à la journée de manifestations annoncée du 13 juin étaient rendus ici dans leur parcours:

La manif battait son plein près du Jardin des Plantes!

La manif battait son plein près du Jardin des Plantes!

On a donc piqué à travers le Jardin des Plantes, question d’essayer de les semer. Avec succès. Quelques rues plus loin (et une bière ingurgitée), la densité de population s’est avérée toutefois encore plus forte, nous bloquant dans notre élan. Non pas une nouvelle manifestation, mais plutôt une brocante. J’ai parlé à mes fourmis et d’un commun accord, on a ralenti un peu. De toute façon, M. Paul avait un petit creux. On est arrêtés à la fromagerie…

Voyez le beau comptoir de fromages... Mais il semble que ce ne soit pas ce dont M. Paul avait envie... Il devient gâté... ;-)

Voyez le beau comptoir de fromages... Mais il semble que ce ne soit pas ce dont M. Paul avait envie... Il devient gâté... 😉

…mais non. Ce n’était pas tout à fait ce dont il avait envie.On est donc allés à la boucherie, quelques rues plus loin. C’est là qu’il a trouvé son compte avec un espèce de chausson poulet, piments et tomates. Froid par contre. Il l’aurait préféré chaud… Cela dit, ça lui a donné l’énergie pour continuer jusqu’au pont.

L'homme avait l'âme carivore en ce 13 juin 2009...

L'homme avait l'âme carivore en ce 13 juin 2009...

Arrivée devant la «CHOSE», j’ai été un peu déçue par les graffiti. J’aurais souhaité que l’oeuvre de Gehry soit intacte. N’empêche, à mon goût de «fan», elle reste tout de même très jolie. Tant qu’à être sur place, j’ai attendu un bon moment, au cas où Sophie appellerait…

La cabine-fleur a poussé en plein centre du pont Garigliano.

La cabine-fleur a poussé en plein centre du pont Garigliano.

Sur le téléphone, un mot de l'artiste nous indique qu'elle seule connaît le numéro et qu'elle appellera de temps en temps...

Sur le téléphone, un mot de l'artiste nous indique qu'elle seule connaît le numéro et qu'elle appellera de temps en temps...

… en vain. Mais je me dis que ce n’est que partie remise. Après tout, l’artiste derrière l’exposition Prenez soin de vous, qui avait été un succès entre autres à Montréal, doit être très occupée avec ses installations actuelles et à venir, un peu partout à travers le monde (à Paris, entre autres, elle est de l’événement Elles@centrepompidou, artistes femmes dans les collections du Centre Pompidou)

Vous pouvez tout de même constater ma persévérance… Je ne lâche pas facilement le morceau… surtout après 15km de marche!

Allo? Y'a quelqu'un?

Allo? Y'a quelqu'un?

Sophie? Mlle Calle?

Sophie? Mlle Calle? Bon ben... on se reprend?

N’empêche, ce fut une autre superbe journée à classer précieusement et délicatement dans le petit tiroir de mon cerveau étiqueté «Vie parisienne, 2009-….». Avec une mention spéciale «Hommage aux fourmis».

Pas besoin d’aller au bout du monde pour prendre un Kir à 1€ au pays du calembour…

…Même pas besoin d’aller au bout du bar du Boudubar:

Le Boudubar, sympathique petit bar dans le 5e arrondissement.

Le Boudubar, sympathique petit bar dans le 5e arrondissement.

On l’a expérimenté avec des amis vendredi soir. Nous avions des billets pour aller voir la pièce Pour le meilleur et pour le pis au Triomphe. Arrivés quelques minutes à l’avance, nous avons pu profiter de la promotion conjointe du théâtre et du bar: «Apéro à un euro». C’est donc attablés près de la porte du Boudubar que nous avons dégusté ce Kir à rabais!

Cela dit,  si vous êtes clostrophobe et que la simple idée de devoir vous rendre au bout du bar pour déguster un verre fait naître une crise d’angoisse dans votre foie,  j’ai une autre option plus aérée pour vous:

Situé dans le 16e, Le Vin dans les Voiles est un bistrot à vins qui semble pas mal et que je me promets d'essayer bientôt!

Situé dans le 16e, Le Vin dans les Voiles est un bistrot à vins qui semble pas mal et que je me promets d'essayer bientôt!

Et moi… je continue à parcourir le(s) pays des calembours pour immortaliser tous ces jeux de mots… À bientôt!

Emmenez-moi au(x) pays… du calembour!

J’ai toujours été une très grande amatrice de jeux de mots. D’aussi loin que ma mémoire me permet de me rappeler, je rigolais à coup sûr quand j’en entendais ou en lisais un (même les «poches»… parce que juste le fait d’y avoir pensé, même si c’est un flop, c’est rigolo). Il faut dire qu’avec un papa qui provoquait l’hilarité générale dans ses groupes d’élèves de 5e année primaire en criant haut et fort (il a une voix qui porte… et le «Minuit Chrétien», c’est d’la p’tite bière pour lui… surtout après 2-3 bières): «UN INTESTIN» au lieu d’«un instant»… j’ai de qui retenir! Du haut de leurs 10 ans, les enfants trouvaient leur professeur trèèèèèèèèèèèèès drôle. Et ce n’est là qu’un petit exemple de son énorme répertoire qu’il rodait à la maison…

Moi, c’est à 3 ans que j’ai élaboré mon premier jeu de mots provocateur. Je me faisais garder par ma tante et nous attendions «patiemment» son amie Ruth dans l’auto. Ruth était à la caisse populaire et ma mémoire ne me permet pas de dire si c’était un jeudi, mais toujours est-il que c’était long. Vraiment long. N’y tenant plus, sûrement pour détendre l’atmosphère alourdie par l’attente, j’ai lancé haut et fort (suivant l’exemple de papa): «MAUDITE RUTH DE VACHE».

Ce jeu de mots fort songé tient sa source d’une phrase que mon papa prononçait invariablement, les dimanches, lorsque nous roulions de Rawdon vers Saint-Donat, pour aller voir la famille. La «nouvelle route» n’était pas encore née. Nous empruntions donc la «vieille route» qui était dans un état cahoteusement lamentable. Dans le coin de Notre-Dame-de-la-Merci, à quelques mètres d’intervalle d’une fois à l’autre, papa lâchait un «MAUDITE ROUTE DE VACHE».

Vous voyez le lien, dites? Moi, je suis pas mal fière de moi. Et derrière les airs effarés de ma chère tante et de mes parents à qui elle a raconté l’événement, je suis certaine qu’une grosse dose de fierté était palpable. Surtout pour papa, qui avait là la preuve que je suis bel et bien SA fille ;-).

Et je n’ai pas arrêté depuis, au grand dam de M. Paul, parfois, je crois. Pas arrêté d’en rire… et pas arrêté d’en faire. Des contrepèteries aux calembours, tout me plaît! Et parlant de calembours… ici, je suis servie! Paris est le paradis du calembour. En fait, plus je voyage, plus je me rends compte que la France entière est le paradis du calembour (parfois bien fait, parfois moins… mais qui me font rigoler à tout coup!). Quoique Bruxelles et Prague m’ont toutes deux réservé aussi de belles surprises!

Mon premier contact avec les calembours «visibles» de cette magnifique ville qu’est Paris s’est fait un soir où nous nous baladions, juste pour le plaisir. C’est là que j’ai vu le salon de thé «Intimi’thé». Je n’avais pas mon appareil photo pour photographier l’enseigne. Damn! De retour à la maison, je me suis empressée de faire une petite recherche Web. Je ne savais pas trop ce que je cherchais sinon que ça avait rapport aux calembours à Paris… Et je suis tombée sur le blogue On a empalé pour moins que ça qui m’a bien amusée! Je ne suis pas la seule à avoir remarqué cette tendance!

Ce qui est drôle, c’est que certains noms de commerce sont tout à l’opposé. Comme si les propriétaires se disaient «Bah… À quoi bon essayer de chercher un nom «songé»? Jouons la simple». Par exemple, près des «places» (République, Nation, d’Italie, etc.), il y a toujours une série de commerce qui prennent le nom de cette place. Près de chez moi, j’ai «Literie Nation», le café «Royal Nation», etc. À moins que ce ne soit le signe qu’ils étaient les premiers sur place? Peu importe.

Toujours est-il que d’autres commerces jouent avec les mots. Et, je n’oserais prétendre faire le même super exercice que On a empalé pour moins que ça, mais je me propose de partager avec vous les photos des noms qui m’ont fait sourire, rigoler ou parfois même… désespérer ;-). Juste pour le plaisir. J’en ai déjà plusieurs en banque, mais je vous propose de commencer par quelques photos, le temps que vous vous acclimatiez, et j’en ajouterai régulièrement par la suite… Prêts?

Commençons par Paris, puisque c'est dans cette belle ville que j'ai aperçu le premier commerce qui m'a accrochée...

Commençons par Paris, puisque c'est dans cette belle ville que j'ai aperçu le premier commerce au nom «jeu de mots» qui m'a accrochée...

Je vous emmène maintenant à Bruxelles...

Je vous emmène maintenant à Bruxelles...

Vous êtes maintenant à Biarritz. Entendez-vous la mer?

Vous êtes maintenant à Biarritz. Entendez-vous la mer?

Toujours à Biarritz... Ici, tout le monde rit!

Toujours à Biarritz... Ici, tout le monde rit!

Celle-ci vient de Prague... Ça donne envie de chanter, non?

Celle-ci vient de Prague... Ça donne envie de chanter, non?

Toujours à Prague... Le salon de coiffure le pus «romantique» sur terre!

Toujours à Prague... Le salon de coiffure le plus «romantique» sur terre!

La «Gehryfolie» de MissK (Attention: risque élevé de contagion)!

Parmi les petites joies que j’avais hâte de concrétiser à Prague, il y avait celle de voir «de mes yeux vu» l’immeuble dansant du Croate (architecte tchèque d’origine Croate selon Wikipedia) Vlado Milunić et du Canadien (Américain(!!!) selon Lonely Planet et «professeur américano-canadien d’architecture à l’Université Yale né le 28 février 1929 à Toronto» selon Wikipedia) Frank Gehry.

Parce que moi, j’aime bien Frank Gehry. Peut-être en partie parce qu’il est Canadien. Peut-être aussi en partie parce que la plus belle expo que j’ai vue de lui, à la Art Gallery of Ontario de Toronto, je l’ai vue avec un ex-collègue et ami que j’apprécie vraiment beaucoup. Et sûrement parce que ses immeubles sont, pour moi, à l’image de ce que je trouve beau dans la vie: «tout croches», «hors-normes», irréguliers… mais tellement harmonieux! Comme les visages asymétriques. Les nez longs ou aquilins. Les sourires auxquels il manque une dent. Les rides qui racontent l’histoire d’une vie riche en émotions. L’unique beauté de ce qui n’est pas lisse et parfait.

Mais attention. Je ne pose pas un regard d’architecte sur ses réalisations. Je pose un regard de «MissK». Et j’en suis bien heureuse. Je le mentionne parce qu’un ami architecte que j’estime vraiment beaucoup détestait Frank Gehry pour mille et une bonnes raisons d’architecte. Du haut de son expérience, de ses connaissances, de son âme créatrice d’architecte (toute une âme, je vous en assure!), il m’a enligné les arguments – probablement très solides – expliquant pourquoi il avait l’homme (oui, oui, «l’homme» en soi, sa personnalité, ses motivations et sa démarche) et son oeuvre en aversion. Mais – mea culpa – je les ai tous oubliés (ou cachés quelque part dans mon cerveau). Avec Gehry, j’ai l’impression qu’on est devant un cas de «on aime» ou «on n’aime pas». Et en plus – comme avec cette série d’arguments plus théoriques – on peut se trouver devant une alternative supplémentaire: «j’aime / j’aime pas» avec ma tête ou «j’aime / j’aime pas» avec mon coeur. Moi, avec mes yeux non techniques en architecture, ça se limite à «j’aime» avec mon coeur parce que ça me fait sourire et que l’expérience est agréable.

Dès que j’ai vu l’exposition de la Art Gallery of Ontario et le film de Sidney Pollack (ami de l’architecte) Sketches of Frank Gehry (que l’ami avec qui j’avais visité l’expo m’a prêté… MERCI encore!), je me suis promis que j’irais voir ses créations «en chair et en os» au cours de mes futurs voyages. Le seul de ses édifices qu’il me sera impossible de voir, c’est celui qu’il a créé à la demande de Marge Simpsons… Même en vidéo c’est difficile à trouver, l’extrait (un épisode des Simpsons…) ayant été retiré des sites pour des raisons de droit d’auteur. Mais je l’ai trouvé ici, pour les curieux.

Je vous propose donc une mini-tournée de ses «oeuvres architecturales» que j’ai eu la chance de voir et toucher jusqu’à maintenant. Je dis «mini» parce qu’il n’y en a pas énormément encore. Mais ça viendra et je les ajouterai!

Je débute d’ailleurs la visite en disant que j’ai vu «sa» Cinémathèque française de la rue Bercy cette semaine, mais comme à la base je ne devais pas passer devant (ben oui… je me suis perdue!), je n’avais pas mon appareil photo. Mais je me promets d’aller bientôt voir l’exposition de Jacques Tati alors je partagerai l’expérience avec vous :-))). Je ne suis pas non plus allée voir sa sculpture dédiée à Sophie Calle Le Téléphone en forme de fleur. Ça ne saurait tarder!

Maintenant, je vous emmène à Chicago, au Millenium’s Park, en pleine nuit. Ce fut mon premier contact «réel» avec une de ses oeuvres: le Pavillon de musique Pritzker. C’est là que j’ai constaté qu’en plus d’être beaux et originaux, ses édifices étaient «pratiques». Vous ne le voyez pas bien sur ma photo, mais les «barres» qui ressemblent à des pattes d’araignée géante servent entre autres à supporter plusieurs haut-parleurs. Le but? Reproduire l’acoustique d’une salle de concert. Ce ne sont donc non seulement les 4000 personnes assises qui peuvent profiter de la musique au max. Mais également les 7000 autres qui, installées sur le gazon du parc, se retrouvent à l’intérieur de ces «murs du son» improvisés. Je vous avoue que je n’ai pas tenté l’expérience «totale» puisque quand j’y suis allée, je n’ai pu entendre qu’une pratique de concert et que comme nous n’étions pas 11 000 sur place, j’étais assise sur l’un des 4000 sièges. Mais mon côté «fan» me gorge d’optimisme face à leur efficacité ;-).

Le jour, c'est joli. Mais éclairé la nuit, c'est... magique :-)

Le jour, c'est joli. Mais éclairé la nuit, c'est... magique 🙂

Nous voici maintenant à Bilbao, au musée Guggenheim, où un beau gros chien de Jeff Koons nous accueille tout de fleurs vêtu:

Il est gros, mais il mord pas... Ou s'il mord, il le fait avec des fleurs :-)

Il est gros, mais il mord pas... Ou s'il mord, il le fait avec des fleurs 🙂

Gehry a déjà dit «J’essaye de composer avec les techniques de construction et les matériaux de manière positive, de les utiliser comme un artiste joue du pinceau.» C’est quand même une belle «toile de fond» pour construire un musée…

Tout un coup de pinceau quand même, non?

Tout un coup de pinceau quand même, non?

Vue d'un petit balcon où on peut s'aérer l'esprit pendant la visite...

Vue d'un petit balcon où on peut s'aérer l'esprit pendant la visite...

De profil...

De profil...

De dos...

De dos...

Encore une fois, j’ai été impressionnée par le fait qu’un édifice aussi «courbé» puisse offrir une expérience aussi agréable et efficace à l’intérieur. J’avais peur que les salles du musée souffrent de l’esthétique extérieure de l’édifice. Dans tous les musées que j’ai visités dans ma vie, c’est arrivé souvent que mon expérience artistique se soit vue contrariée par une dynamique de visite un peu cahoteuse (marcher des kilomètres entre deux salles, devoir revenir sur ses pas sans raison – parce que des fois, il peut y avoir une bonne raison – ne pas être sûre du sens de la visite et se cogner sur les gens, etc.) Mais ça n’a pas du tout été le cas ici. À la limite, j’avais envie de sautiller comme une fillette dans les courbes pour passer d’une salle à l’autre. Faut dire que l’exposition de Murakami se prêtait aussi très bien aux simagrées de fillette ;-)…

Voyez... même sortie du musée, Murakami et Gehry me donnaient encore le goût de «trottiner» et de danser ;-)

Voyez... même sortie du musée, Murakami et Gehry me donnaient encore le goût de «trottiner» et de danser 😉

Et je termine avec l’immeuble dansant (maison dansante) de Prague , que les architectes ont aussi baptisé «Fred et Ginger», en référence à Fred Astaire et Ginger Rogers.

Je ne suis pas entrée à l’intérieur, mais de l’extérieur, on dirait VRAIMENT un couple qui danse! En le voyant, mes petits haut-parleurs imaginaires ont commencé à jouer du Blossom Dearie en sourdine dans ma tête. Et j’ai souri. Ça m’a rendue joyeuse malgré le temps gris. Parce que c’est un building plein de vie et de joie, vous ne trouvez pas?

On dirait qu'il lui donne une petite tape sur les fesses...

Voulez-vous m'accorder cette danse?

Joue contre joue...

Joue contre joue...

Voilà donc pour tout de suite… Je poursuis ma tournée européenne pendant que je suis ici. Et pour mes amis canadiens, si jamais vous passez devant la nouvelle partie de la AGO de Toronto, que Gehry a terminée il y a peu de temps, vous pouvez m’envoyer une photo? J’aimerais la voir à travers vos yeux… avant de la voir en «chair et en os», à mon retour (Moment de nostalgie… On part les violons!)

Visite de Prague «à la MissK»

En voyage, on a tous nos petites manies. Certains s’obstinent à suivre à la lettre les recommandations de guides, qu’ils soient en papier, en pixels ou en chair et en os, alors que d’autres s’obstinent à NE PAS suivre les recommandations de ces mêmes guides. Il y en a aussi qui ne jurent que par les bureaux d’infos touristiques. Les bars, quand on parle la langue du pays, deviennent également une source de conseils intarissables, pour autant qu’on les note ou que l’alcool n’altère pas notre mémoire.

Moi, je fais partie de ceux qui aiment bien s’informer sur la ville – festivals, musées et cinémas en priorité! – avant d’y mettre les pieds avec des guides en papiers, en pixels et en chair et en os… mais j’apprécie encore plus, sur place, me perdre dans les rues pour être surprise.

C’est ainsi qu’à Séville, on est tombés par hasard sur la pension Fabiola, au fin fond d’un cul-de-sac… l’endroit le plus sympa où on a couché lors de notre première visite en Espagne il y a maintenant 6 ans!

Ou qu’à Hawaii, on a trouvé: mon vin californien préféré (Pepi – Sangiovese) – une seule bouteille dans tout le supermarché! Placée avec les vins blancs en plus… un vrai miracle!- et un resto de sushis à tapis roulant – le seul qu’on ait vu sur les trois îles visitées – dans un rayon de 20 pas. On a d’ailleurs pu unir les deux, le vin et les sushis, grâce à la gentillesse de la jeune serveuse qui, moyennant un demi-verre de vin, nous a laissé boire notre bouteille en mangeant, même si ce n’était pas vraiment (ou vraiment pas) dans les habitudes (et les droits) de la maison…

Genki Sushis, sur l'île de Kauai à Hawaii

Genki Sushis, sur l'île de Kauai à Hawaii

Le tapis du Genki...

Le tapis du Genki...

Au Genki avec le Pepi... bourrés à la française et à la québécoise... et heureux! :-)

Au Genki avec le Pepi... bourrés à la française et à la québécoise... et heureux! 🙂

Mmmm… Que de bons souvenirs! Cela dit, ça arrive aussi que j’accroche sur un truc lorsque je fais mes recherches préliminaires. Dans le cas de Prague, en lisant, j’ai eu une attaque Cernyaque, et je me suis créé mon musée en me donnant pour mandat de voir chacune des oeuvres de l’artiste David Černý posées dans la ville. Un musée de plusieurs kilomètres donc!

David Černý s’est fait remarquer pour la première fois en 1991, année lors de laquelle il décida de peindre en rose le char symbolisant la libération de Prague par l’Armée rouge. Ce fut son passeport pour la prison… et pour une réputation d’artiste «controversé». Controversé? Audacieux? Culotté? Rigolo? Ce type de jugement dépend tellement de «l’histoire» qui s’est gravée – volontairement ou de force – dans les mémoires, les tissus et les organes de la personne qui regarde l’oeuvre!

Moi, heureusement ou malheureusement, je n’ai jamais vécu sous un régime communiste, je n’étais pas là, lors de la manifestation du 17 novembre 1989 et je n’étais pas encore née lors du Printemps de Prague (expression qui représente pour moi tout autant un festival de musique que les 8-9 premiers mois de 1968..) et du régime qui le précéda. Ma façon de voir l’oeuvre de Černý n’est donc pas gorgée de bons ou de mauvais souvenirs, elle n’est ni idéologique ni politique. Elle est purement nord-américaine. Purement artistique… «plastique». Je ne vois pas du tout la chose sous le même angle qu’un Tchèque, j’en suis persuadée. Ni sous le même angle que moi-même dans un futur plus ou moins rapproché, d’ailleurs. Je donne une tout autre dimension à cette oeuvre, comme un enfant qui voit les volcans comme «des montagnes qui font ATCHOUM» (Voir PetitMonde) ou un nez qui coule comme un «nez qui pleure» (voir Educatout). C’est comme ça que j’aime voir les oeuvres d’art. Et la littérature.

Je crois que par respect pour un artiste, pour son oeuvre, il est important de s’informer sur son histoire, sa démarche, ses intentions (lorsqu’il en a). Mais après, ce que je trouve magnifique, c’est de laisser s’exprimer l’oeuvre en toute naïveté. Dans des millions de directions.  De l’enrichir de mille et une émotions, mille et une «significations», mille et une résonnances.

Alors voilà pourquoi je suis curieuse de savoir ce que VOUS, vous en pensez. Vos réflexions, vos impressions m’intéressent! Je vous propose de regarder, de ressentir et de commenter. Parce que maintenant, je vous emmène en ballade visuelle à travers ses installations praguoises…  Tous les kilomètres que j’ai faits, je vous les offre sur un blogue d’argent, en photos.

Prêts? Allez hop! On part…

On commence en rose. Back in 1991…

Voici le fameux tank peint en rose qui lança la carrière de David Černý. Comme mon tchèque n’est pas à point et que je peux donc difficilement lire les documents et sites du pays sur le sujet, j’ai pu constater que les informations concernant cette oeuvre sur le Web sont aussi diversifiées que les opinions des gens sur la question… Difficile de mettre tous les morceaux du casse-tête en place…

Mais si j’ai bien compris, Černý a d’abord peint le tank en rose en 1991. Son geste rapidement condamné, Černý fut envoyé en prison et le char, repeint en vert par les autorités. Mais l’incident provoqua la colère de plusieurs parlementaires et certains d’entre eux entreprirent de le repeindre en rose! Leur immunité parlementaire les protégeant, ces derniers n’ont donc pas subi le même sort que Černý qui lui, fut relâché. Selon Lonely Planet, le char fut retiré et remplacé par une fontaine après que l’Union soviétique se soit plaint. Jusqu’à tout récemment, pour le voir, il fallait donc se rendre dans un musée à une quarantaine de kilomètres de Prague. Mais, comme en témoignent les deux photos ci-dessous, j’en ai vu des morceaux, juste à côté de la fameuse fontaine. Il semble qu’ils aient été rapatriés sur la Place Kinsky le 21 août 2008.

À n'en pas douter, c'est bien rose.

À n'en pas douter, c'est bien rose.

En plan plus rapproché.

En plan plus rapproché.

On poursuit avec l’oeuvre que je souhaitais le PLUS voir: Brownnosers. Située dans la cour de la Galerie Futura, dans un coin moins fréquenté par les touristes de la ville où les jeunes gens se trimballent dans la rue pinte de bière à la main les dimanches matins à 10h, l’installation géante permet de regarder une petite vidéo entre les fesses d’une statue. Le sujet de la vidéo? Le président tchèque et le directeur de la Galerie nationale se nourrissent mutuellement de bouillie!

Mais… pour une raison inconnue, la Galerie Futura n’était pas ouverte le jour de notre visite… Alors voici ce que j’ai pu voir à travers quelques fissures dans la porte…

Vue du premier trou...

Vue du premier trou...

Oh! Un deuxième trou...

Oh! Un deuxième trou...

En désespoir de cause... à plat ventre pour voir sous la porte...!

En désespoir de cause... à plat ventre pour voir sous la porte...!

Pour voir l’installation en photo et bien comprendre l’expression «avoir [une] tête dans le cul», visitez le site officiel de David Černý, donc…

Quo Vadis, qui se trouve dans le jardin de l’ambassade d’Allemagne, est un Trabant (voiture -Allemagne de l’Est) sur quatre pattes (quatre jambes humaines en fait…). L’oeuvre désirerait rappeler l’exode des citoyens de l’ancienne République démocratique allemande en 1989.

On ne voit pas bien, mais c'est quand même assez imposant.

On ne voit pas bien, mais c'est quand même assez imposant.

Viselec (Hanging Out), c’est un homme barbu à lunettes (souvent comparé à Sigmund Freud) qui se tient d’une main au-dessus de la rue Husova.

On a vraiment failli le manquer...

On a vraiment failli le manquer...

...parce qu'il est haut!

...parce qu'il est haut!

Kun (Cheval) se trouve tout près de sa «vraie version», place Vanceslas:

La version «Place Vanceslas»...

La version «Place Vanceslas»...

La version de Černý, représente Saint Vanceslas chevauchant un cheval mort:

Et celle de Černý.

Et celle de Černý.

Miminka (maman), ce sont les fameux bébés géants qui grimpent (gaiement?) sur la Tour de la télévision. Ce qui est identifié comme étant des fentes pour les pièces de monnaies remplace leur visage.

Les petits bébés grimpent vraiment partout!

Les petits bébés grimpent vraiment partout!

De plus près...

De plus près...

Et certains se sont évadés au Musée Kampa... À droite, le visage en «trou pour la monnaie»...

Et certains se sont évadés au Musée Kampa... À droite, le visage en «trou pour la monnaie»...

Et je termine avec Proudy (Cours d’eau). Ici, on peut voir deux hommes qui urinent «non-stop», comme on dit ici, dans une flaque de pipi (eau) dont la forme rappelle clairement République Tchèque. Et… la statue bouge! Leurs pénis montent et descendent (je leur ai donné un p’tit coup de main comme vous pouvez voir…) pour écrire des citations de résidents tchèques reconnus. J’ai probablement d’ailleurs changé quelques phrases avec mon «aide»… 😛

Il y a comme une thématique «pipi» dans mes derniers voyages... Les Pis de Bruxelles, le monsieur tout nu de Donastio et là...

Il y a comme une thématique «pipi» dans mes derniers voyages... Les Pis de Bruxelles, le monsieur tout nu de San Sebastian et là...

Je voulais qu'il écrive mon nom... ;-)

Je voulais qu'il écrive mon nom... 😉

Alors? Vous avez apprécié la p’tite visite?

Plaisirs (d’autres) sens… toujours chez les Tchèques!

Mon corps se plaint ces temps-ci. Il me rappelle sensoriellement qu’au Québec, je l’emmenais souvent dans ces endroits où, inerte sur une planche blanche, il se faisait pétrir comme un pain. Petit noeud qui pousse ici, gros point de douleur qui émerge là, craquements, raideurs… il use de tous les moyens pour exprimer sa désapprobation.

J’ai beau lui répéter (subtilement, en chuchotant et uniquement quand je suis seule, rassurez-vous) que les tarifs des massages parisiens que j’ai vus n’ont rien à voir avec les tarifs canadiens… et qu’après tout, je ne le pousse pas «à fond la caisse» comme je le faisais «à la maison»… Du haut de ses 31 ans, il s’entête.

J’étais donc ravie quand j’ai vu les tarifs des massages de l’hôtel tchèque où M. Paul et moi logions le week-end dernier. À mi-chemin entre la Chine – où j’ai payé mon massage 20 dollars canadiens – et le Canada où je déboursais 63$ pour un massage à mon goût.

Parce que je suis difficile… j’ai essayé beaucoup d’endroits avant de trouver MES places. Avis aux intéressés, hormis les classiques que tout le monde connaît, j’adorais le Centre Sequoia, qui était à quelques coins de rue de chez moi quand j’habitais sur Chabot.

Donc un massage tchèque de une heure = 710 couronnes tchèques, soit 44 dollars canadiens. Presque le tiers du tarif français, si on calcule que 80 euros (ce qui est pas mal le moins cher) équivaut à 129 dollars canadiens!

Une aubaine à côté de laquelle je ne pouvais passer. Mon corps ne me l’aurait pas pardonné.
Avant de quitter l’hôtel, samedi matin, nous nous sommes donc dirigés vers la réception du Spa – indépendant de l’hôtel «paperassement parlant» mais à l’intérieur de celle-ci, «spatialement parlant» – pour prendre rendez-vous.

L’idée était de me faire masser vers 17h30, avant de ressortir souper le soir même ou encore de reporter le pétrissement corporel au lendemain matin, première heure, avant d’entamer la journée. L’hôtel étant à deux stations de métro du centre-ville, le concept d’y revenir avant de souper n’était pas idéal, mais comme il pleuvait… il s’avérait «acceptable».

La jeune fille à la réception était – comment dire – inexpressive. J’ai mis ça sur le compte de sa difficulté à parler anglais. Selon moi, son énergie était concentrée sur la recherche des mots; mobilisant du coup toutes ses forces, et empêchant donc les muscles de son visage de se contracter en sourire.

(Voici la traduction libre de notre conversation en anglais)
Karine: 🙂 Bonjour! 🙂
Réceptionniste: Bonjour…
Karine: Je voudrais un rendez-vous pour un massage. Comment est-ce que ça fonctionne?
Réceptionniste: Quand?
Karine: Avez-vous de la place ce soir?
Réceptionniste: Entre 10h30 et 23h, c’est libre.
Karine: Ah, chouette! J’aimerais 17h30 – 17h30, M. Paul, ça t’irait? (signe de tête de M. Paul) – Oui, mademoiselle, 17h30.
Réceptionniste: Alors ce serait juste une demi-heure, alors.
Karine: Ah? Et à 18h, je pourrais avoir une heure?
Réceptionniste: Oui.
Karine: Ah, bon,,,
Réceptionniste: Homme ou femme?
Karine: Idéalement un homme, mais sinon, pas grave. En fait, je voudrais un massage en profondeur. Pas seulement de relaxation. Alors, je prendrais la personne spécialisée dans ce type de massage.
Réceptionniste: ??????
Karine: Vos masseurs n’ont pas de spécialités?
Réceptionniste: Vous lui direz ce que vous voulez.
Karine: Ah, ok… Ben… Merci.

On sort.
M. Paul: C’est pas un peu bizarre? T’es sûre que c’est une place OK. Tu sais, la prostitution est légale dans des pays pas ben loin…
Karine: Oh! C’est «ordinaire», mais c’est lié à l’hôtel… Ça m’étonnerait. Mais là, tu m’énerves avec tes réflexions! Je suis plus sûre de rien…!
Le doute s’est donc faufilé dans mes pensées tout au long de la journée. Ah, pis merde, j’y vais. Ah, pis non, j’y vais pas. Ah, pis ça peut pas être si pire. Ouin mais…

Finalement, «at the end of the day», j’y suis allée.

À 18h, il y avait déjà plus d’activité dans le spa. Quelques clientes «jeunes et dynamiques», ce qui augurait quand même… euh… bien.

Le masseur est venu me chercher, on est entrés dans sa salle et il m’a demandé dans un anglais dont l’accent était aussi prédominant que le nez de Cyrano:
Masseur: Vous voulez un massage, ou…
Karine: Euh… oui, un massage. Bien en profondeur. Vous verrez, au Québec j’avais l’habitude d’y aller régulièrement et là, comme ça fait plusieurs mois, des noeuds se sont formés un peu partout le long de ma colonne.. N’hésitez pas à peser fort!
Masseur: D’accord. Je sors. Déshabillez-vous, installez-vous et je reviens dans deux minutes.

Pas plus de questions. Pas de formulaire médical Niet. Je n’étais pas stressée, en fait je trouvais ça rigolo… Mais la théorie de M. Paul était bien ancrée dans ma tête!

Docile comme un agneau en route vers le méchoui, je me suis donc déshabillée et installée sur sa planche blanche. Puis il est revenu me pétrir.

L’atmosphère était un peu bruyant, mais il a tout de suite mis de la musique, qui s’est chargée de tout enterrer galamment. Et devinez quoi??? La première toune était… une toune de Céline! All by myself pour ne pas la nommer (mais l’écrire). Je suis sûre que c’était pour «faire plaisir» à la Québécoise que je suis. Quelle attention, quand même! Et sinon… quelle coïncidence!

Isabelle, j’ai pensé à toi. Xavier aussi.

Et cette pièce fut suivie d’une série… de plaisirs coupables! Madonna, Cindy Lauper, Billy Joel… Je ne me suis jamais fait masser sur ce genre de musique… et c’était SUPER 🙂

Aussi, dès le début (sur All by myself, je vous le rappelle), il a analysé mon corps, m’a posé des questions sur mon dos, mon pied difforme (eh, oui!)… Puis il a attaqué. Et… quelle attaque! Sans trop d’huile en plus, ce qui est rare! Ça faisait mal, mais c’était PARFAIT. On aurait dit que ses mains dialoguaient avec mon corps comme deux vieux copains.
Masseur: Is it OK? Not too hard?
Karine: It hurts but it’s good.
Sitôt ces paroles prononcées, j’ai repensé à la théorie de M. Paul et… j’ai dû contenir un gros fou rire!!! «Ça fait mal, mais c’est boooooooooon!»

À la fin du massage, il a passé une serviette partout où il m’avait huilée pour enlever le surplus. Vraiment mon genre de masseur! J’haïs tellement ça être glissante comme une pelure de bananes de cartoons!

Certaines copines m’ont suggéré de pousser l’enquête plus loin pour que je sois sûre sûre sûre que les masseurs tchèques sont tous aussi excellents. J’y ai songé, mais je manquais de temps.

Cela dit, je pense que je pourrais entamer des recherches mondiales… et tester les massages à travers le monde. Bon, peut-être à l’exception de quelques pays dont M. Paul et moi dresserions la liste… Mais… j’y songe… j’y songe… 🙂


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